La joie des Strasbourgeois
La joie des Strasbourgeois | PHOTOPQR/L'ALSACE

Strasbourg veut aller au bout

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Battu en finale de la Leaders Cup par Gravelines en février dernier, Strasbourg a reporté tous ses espoirs sur le championnat. Facile vainqueur de Dijon, la SIG aborde sa demi-finale aller contre Villeurbanne le couteau entre les dents et la fraîcheur en plus.

SIG-Asvel, c'est d'abord un choc d'entraîneur. Un duel de coach à la double-casquette. Mardi, Vincent Collet, sélectionneurs des équipes de France masculine, reçoit Pierre Vincent, son homologue chez les filles. Une belle image pour la fédération française de basket-ball et le niveau de ses deux principaux techniciens. Si le bleu les rapproche, il n'y aura pas de cadeau au Rhénus. Une place en finale et par-dessus le marché en Euroligue, ça ne se galvaude pas, surtout en Alsace où on attend un 2e titre depuis celui de 2005. Déjà présent lors cette première épopée, Ricardo Greer veut de nouveau "aller au bout". Ça passe par un succès sur Villeurbanne qualifié face au Mans après avoir compté 18 points de retard lors de la belle.

Ajinça revanchard

Pièce maîtresse du cinq majeur strasbourgeois, Alexis Ajinça est lui impatient de repartir au charbon. Privé du titre de MVP français par Edwin Jackson, il compte bien prendre sa revanche et montrer que sa première place à l'évaluation en saison régulière lui donnait l'avantage sur son pote villeurbannais. "J’ai été très déçu et ce n’est pas vraiment digéré." Il était grand temps de repasser au terrain. "J’attends ce match depuis mercredi dernier (la SIG a battu Dijon en deux manches, ndlr). Je commençais à en avoir un peu assez d’être sur le côté et de regarder les autres jouer, expliqué l'ancien pivot des Raptors aux Dernières nouvelles d'Alsace. Ils vont arriver le couteau entre les dents et ça tombe bien, parce qu’on les attend de pied ferme."

Magie verte ?

Les Rhodaniens sont conscients de la hauteur de la marche mais ont bon espoir de faire douter les N.2 de la saison comme les autres verts, ceux de Nanterre, ont su le faire contre Gravelines et Chalon. "Strasbourg, c'est un très gros morceau, le plus gros du championnat, souligne Pierre Vincent. La SIG c'est l'équipe la mieux organisée, la plus complète, avec des gros pivots, des vrais meneurs, des shooteurs. On redevient petit poucet, outsider, avec de la fatigue, mais de l'énergie. On donnera notre maximum, on n'a plus rien à perdre, c'est du bonus maintenant." L'avantage est à Strasbourg mais ces playoffs sont pleins de surprises...