La joie des Strasbourgeois
La joie des Strasbourgeois | PHOTOPQR/L'ALSACE

Strasbourg remporte la première bataille

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Strasbourg a fait plier Villeurbanne en demi-finale aller de Pro A (74-66), au terme d'un match indécis jusqu'au bout. Menés à 3 minutes de la fin, les locaux ont pu compter sur l'entrée tonitruante de Jason Siggers pour forcer la décision au Rhénus.

Cet affrontement s’annonçait accroché, entre deux équipes au bilan similaire en saison régulière (18 v, 12 d). Le MVP de Pro A Edwin Jackson, et son dauphin Alexis Ajinça au rendez-vous il a tenu toutes ses promesses. « Il est important de conserver l’avantage du terrain » expliquait le coach de la Sig Vincent Collet avant le match. Une requête entendue par ses ouailles. Dans un Rhénus en fusion dans le money time, Strasbourg a finalement raflé la mise (74-66). Jeudi, la mission sera autrement plus compliquée dans une Astroballe imprenable. Meilleure équipe du championnat à domicile, Villeurbanne n'a perdu que deux fois en 17 sorties dans son enceinte.

L'Asvel à l'envers

Comme samedi face au Mans lors du match d’appui des quarts de finale, l’Asvel a mal débuté la rencontre. Facile vainqueur de Dijon au tour précédent, Strasbourg joue sur le même ton et maîtrise son sujet. Vexé d’avoir été devancé par le Villeurbannais Edwin Jackson dans la course au trophée de MVP Français de Pro A, Alexis Ajinça montre les crocs. Sur les ailes de son intérieur, la Sig crée un premier écart avec un alley-hoop en haute altitude de Jeff Greer (12-2, 6e). Incapables de déstabiliser les locaux, les hommes de Pierre Vincent peinent mais s’accrochent (13-9, 10e). Sereins, les Alsaciens manquent de folie pour enfoncer le clou. Vincent Collet envoie Shurna pour remédier à ça. Véritable gâchette, l’Américain joue les bons élèves et enflamme le Rhénus de quatre missiles longue distance (30-16, 15e). Ajinça au repos, Nsonwu retrouve de l’allant et ramène les siens sur les talons des Strasbourgeois à la mi-temps (34-28, 20e). Le passage aux vestiaires coupe les jambes aux dauphins de Gravelines en saison régulière.

Absent des débats dans l’acte inaugural, Amara Sy prend les affaires en main. D’un maître trois points, l’Amiral donne l’avantage aux siens pour la première fois de la rencontre (38-39, 25e). Discret mais efficace jusque-là (6 pts, 5 rbds, 3 pd), Edwin Jackson étrenne ses galons de meilleur joueur tricolore du championnat pour creuser l’écart (42-50, 28e). L’Asvel inflige un 22-8 à son hôte dans les huit premières minutes du 3e quart-temps. La Sig multiplie elle les fautes et s’agace mais ne craque pas (48-53, 30e). A la 32e minute, Jackson pense donner un avantage décisif à son équipe d’un shoot longue distance assassin sur la sirène (48-56).

Siggers plus "clutch" que Jackson

Opposé à son homologue de l'équipe de France féminine, Vincent Collet modifie alors ses plans pour envoyer tous ses grands au charbon. Un choix payant. Venu de Lille, l'été dernier, Jason Siggers fait sauter la banque. L'ailier US est en feu. Il enchaîne panier à trois points, rebond offensif, passe décisive et pénétration. En 6 minutes, l'ancien joueur de Pro B marque 11 points pour permettre à sa formation de s'imposer au forceps. Tour à tour, Sy et Jackson manquent la cible. A l'Astroballe, Villeurbanne sera sous pression. Pour la Sig, l'objectif sera de retrouver une finale de Pro A qu'elle n'a plus connu depuis son sacre de 2005. Ce match retour sent déjà le souffre.

Jerome Carrere