SIG, Strasbourg, Antoine Diot
Le Strasbourgeois Antoine Diot face à la défense de Gravelines | PHOTOPQR/L''ALSACE

Strasbourg en pole, Jackson au sommet

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En dominant Gravelines au Rhénus lors de la dernière journée de ProA (95-85), la Sig décroche la première place du classement et l'avantage du terrain qui va avec jusqu'au bout des playoffs. Les derniers finalistes malheureux du championnat croiseront le fer avec Châlon au 1er tour. Porté par un Edwin Jackson étourdissant (44 points à 15/20 aux tirs dont 6/10 à 3 points), l'Asvel grimpe à la 7e place en s'imposant à Roanne (106-74). Malgré sa victoire, Nanterre reste à quai et perd son titre de champion de France.

Défait par Dijon lors de la 29e journée de ProA, Strasbourg devait impérativement retrouver le chemin de la victoire pour conserver le fauteuil de leader. Une mission accomplie par les hommes de Vincent Collet. Ironie du sort, ils ont battu Gravelines Dunkerque, équipe dont ils étaient les dauphins à l'issue de la saison régulière il y a un an. Auteurs d'une saison médiocre, les Nordistes ont chèrement vendu leur peau au Rhénus avant de craquer dans le dernier quart temps sous les coups de boutoir d'un David Andersen au presque-parfait (26 points à 10/11 aux tirs, 30 d'évaluation), épaulé par un trio Diot (13 pts, 7 pd), Leloup (11 pts, 6 pd), Thorntorn (11 pts) inspiré. La blessure de ce dernier inquiétait le sélectionneur des Bleus, qui parlait "d'une victoire à la pyrrhus" au micro de Sport+ à l'issue de la rencontre. Ce succès assure tout de même à ses troupes l'avantage du terrain jusqu'en finale. Cela ne leur avait pas suffi pour écarter Nanterre en finale la saison passée. Mais avec des demi-finales et une finale en trois manches gagnantes, c'est un argument de poids.

Un Jackson extraterrestre

Avant de penser au titre, la Sig devra écarter Châlon sur Saone en ouverture des playoffs. Etrillés sur le parquet de Nanterre (89-57), les hommes de Jean-Denys Choulet ont glissé du 6e au 8e rang. Meilleur marqueur du match en compagnie de Clint Capela (13 pts), AJ Slaughter a connu le même sort au classement des plus fines gâchettes de l'Hexagone. La faute à un Edwin Jackson en feu. Non content d'offrir le dernier billet pour les phases finales à l'Asvel au nez et à la barbe d'Orléans et de la JSF, l'arrière français a conquis le titre de meilleur marqueur du championnat grâce à une performance de mutant. Auteur de 24 points dans le premier acte, l'international tricolore en a ajouté 20 de plus en seconde période pour rendre une feuille de statistiques hallucinante: 44 points à 15/20 aux tirs, 7 rebonds et 47 d'évaluation (calcul effectué en mélangeant toutes les lignes statistiques). 

Le jeune villeurbannais de 24 ans né à Pau s'inscrit dans la lignée des tireurs d'élite français que sont Hervé Dubuisson ou Jacques Cachemire. Depuis le premier, en 1988, aucun tricolore n'avait fait sauter le plafond des 40 unités. Depuis le deuxième, en 1975, aucun n'avait glané le titre de meilleur scoreur à l'issue de la saison régulière. Sur le parquet de Roanne, déjà relégué, Edwin Jackson a dépoussiéré ces deux chapitres des livres d'histoire. A ses côtés Kesselj (21 pts), Amara Sy (15 pts) et Uche ont brillé pour donner le droit aux rhôdaniens d'affronter Limoges, dauphin de Strasbourg, au 1er tour des playoffs. 

Nancy double Dijon et Paris-Levallois

Dans un Beaublanc tout heureux de fêter ses héros, le CSP a évité la faute de goût en s'appuyant sur un collectif huilé. Acker (10 pts, 7 rbds), Boungou Colo (16 pts), Moerman (13 pts 10 rbds), Reynolds (13 pts) ainsi que Green à la passe (7 pd) et Edwards au rebond (13 prises) ont tenu leur rôle à merveille. Nécessaire pour prendre le dessus sur le Paris-Levallois, venu chercher une place dans le Top 4 et l'avantage du terrain qui l'accompagne en ouverture des playoffs. Las, le club de la capitale devra se contenter de sa 5e place. Largement défaits à Pau, où les Français Morency (20 pts) et Denave (14 pts) ont fait de beaux cadeaux à leur public, les Bourguignons de la JDA Dijon, 4e avant cette dernière journée ne jouiront pas non plus de ce privilège.

Sixième à égalité avec Parisiens et Dijonnais, Nancy profite de leurs faux pas pour l'obtenir. Le Sluc n'a fait qu'une bouchée d'Antibes (85-58), déjà relégué en ProB avant cette rencontre. Austin Nichols (20 pts) et Flo Piétrus (11 pts) ont imprimé le tempo. En lutte pour le maintien l'an dernier, les Lorrains retrouvent la belle odeur du printemps. Eliminé au 1er tour la saison dernière, Le Mans tentera de faire mieux. Vainqueurs de la Leaders Cup à la mi-saison, les Sarthois partiront favoris face à Dijon. Leur défaite à Orléans n'a pas eu d'incidence sur leur classement final. Les hommes de Philippe Hervé en ont profité pour offrir une sortie la tête haute à leur entraîneur, arrivé au club en 2005. 

Lundi 12 - mardi 13 mai (aller)
    (20h00) Strasbourg - Chalon-sur-Saône
         Nancy - Paris-Levallois
         Limoges - Villeurbanne
         Le Mans - Dijon
   
Mercredi 14 - jeudi 15 mai (retour)
    (20h00) Chalon-sur-Saône - Strasbourg
         Paris-Levallois - Nancy
         Villeurbanne - Limoges
         Dijon - Le Mans
   
En cas d'égalité, matches d'appui vendredi 16 - samedi 17 mai:
    (20h00) Strasbourg - Chalon-sur-Saône
         Nancy - Paris-Levallois
         Limoges - Villeurbanne
         Le Mans - Dijon

Jerome Carrere

Championnat de France de basket - Jeep Elite