Luka Pavicevic
Luka Pavicevic, le coach de Roanne | PHOTOPQR/LE PROGRES

Roanne fait tomber le leader

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La Chorale de Roanne a mis fin à la belle série du leader Strasbourg (10 victoires consécutives) en s'imposant dans sa salle (70-65) lundi, au terme d'une opposition de haute intensité, dans le dernier match de la 21e journée. La SIG n'a pas profité du revers de Gravelines samedi à Chalon pour prendre seul les commandes de la ProA. Côté Roannais, où l'on connaît une saison laborieuse et irrégulière, ce succès confirme le mieux enregistré en championnat depuis trois matches.

Meilleure défense de ProA, la Chorale devait absolument s'appuyer  sur ce qui lui permet de résister cette saison afin de  tenter de mettre la pression sur une formation alsacienne sûre de son fait et de son talent, solide également défensivement et surtout bien plus efficace que les hommes de Pavicevic (14e attaque seulement). Le technicien serbe savait très bien l'importance de ce match pour remettre moralement la Chorale sur de bons rails, elle qui a su redresser la tête en gagnant deux fois après sa lamentable prestation en Leader's Cup. Pour s'en sortir les Roannais devaient aussi trouver le chemin du panier. Il n'y sont parvenus qu'en partie avec toujours une moyenne assez passable (41%) alors que les Alsaciens restaient sur leurs bonnes bases.

Pape n'a pas démissionné

Mais Roanne a beaucoup plus fait mouche hors de la raquette, en inscrivant pas moins de 12 paniers à 3 points  avec notamment  Pape-Philippe Amagou, auteur de 25 points. Malmenés physiquement, les Choraliens n'ont pas baissé la tête, grâce à Amagou, chef de file d'une équipe en manque de confiance. La SIG s'appuyait sur la puissance d'Ajinca (18 pts) et de Campbell (14 pts) alors que Ricardo Greer a connu une soirée difficile. Après un énorme combat aux rebonds et un chassé-croisé au score  (36-34 à la pause), les Strasbourgeois viraient en tête à la fin du troisième quart-temps. La fin de match était particulièrement tendue avec des arbitres pas toujours très inspirés, et enfin la Halle Vacheresse grondant comme aux plus belles heures. Le final était haletant, mais avec deux équipes dans la pénalité, les lancers-francs valaient cher et les quelques ratés alsaciens permettaient aux Roannais de faire basculer le match en leur faveur.     

Christian Grégoire