Limoges
Onzième sacre pour le Limoges CSP, deuxième club le plus titré de France | PASCAL LACHENAUD / AFP

Limoges éteint Strasbourg et reste champion de France !

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Tombeur de Strasbourg (82-75) lors d’un quatrième match haletant ce samedi, Limoges conserve son titre de champion de France! Dans un palais des sports de Beaublanc survolté, le CSP a fait la différence dans le money time grâce à Pooh Jeter (21 points), et devient la première équipe depuis Pau-Orthez (2003-2004) à réussir le doublé en Pro A. La SIG, en revanche, perd là sa troisième finale en trois ans.

Il y a des légendes qui ne meurent jamais. Le mythique Limoges CSP, tombé au plus bas au début des années 2000, de retour au sommet l'an passé, est resté ce samedi sur le trône du basket hexagonal en remportant un deuxième titre de champion de France de suite. Sans leur MVP Adrien Moerman, blessé, et face à la meilleure équipe de la saison régulière, Strasbourg, les Limousins ont décroché le onzième titre de leur histoire à la faveur de deux dernières performances de haut vol dans l'enfer de Beaublanc. 

Zerbo réussit le match de sa vie

Longtemps, la SIG tenait pourtant les commandes de la rencontre, ce samedi, avec dans le viseur un cinquième match décisif en Alsace. Solides en première mi-temps (32-28), toujours devant d'une courte tête au début du quatrième quart-temps (54-52), les hommes de Vincent Collet ont complètement craqué dans l'ultime période, encaissant 30 points dont 11 du seul Pooh Jeter dans les cinq dernières minutes. En mode survie pendant une bonne partie du match - seul Fréjus Zerbo (16 points, record en carrière) et Nobel Boungou-Colo (16 points) limitaient les dégâts -, le CSP a été comme souvent transfiguré par son public, qui n'a pas failli à sa réputation. Dans une telle ambiance, la SIG s'est liquéfiée à l'image de Louis Campbell (2/10 aux tirs). Les 17 points de Jérémy Leloup, bien seul, n'ont pas suffi. 

Pas de triplé pour Strasbourg

Après une saison marquée par une phase retour compliquée et le limogeage du coach Jean-Marc Dupraz, remplacé par Philippe Hervé en avril, le CSP a réalisé des phases finales quasiment parfaite (une seule défaite) et déjoué les pronostics face au favori alsacien. Le collectif de Collet, impeccable toute la saison (30v-4d), vainqueur de la Leaders Cup et de la Coupe de France, n'a encore une fois pas fait le poids et s'incline pour la troisième année d'affilée en finale du Championnat. Le maire de Limoges, qui avait annulé le conseil municipal de mardi en vue d'un éventuel match 5, peut re-convoquer tous les élus de la ville. Le CSP reste sur son trône!  

​Déclarations :

Léo Westermann, meneur de Limoges: "Ce n'était pas évident. Il y avait beaucoup de stress, mais on a réussi à finir ce  match à l'arraché grâce à notre public. C'est super. Le doublé, c'est rare.  C'est magnifique. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, avec une éviction de coach, des joueurs changés... C'est ce qui rend ce titre encore plus beau. Je tire mon coup de chapeau au président (Frédéric Forte) qui n'a pas toujours été en odeur de sainteté, mais il a fait gagner l'équipe en opérant ces changements. Bravo à lui et à toute l'équipe."

Vincent Collet, entraîneur de Strasbourg: "C'est le sport. J'ai déjà encaissé d'autres coups que celui-là. On était en finale, c'est déjà pas mal. Il n'y a pas de déshonneur sur ce que l'on a fait. On a raté un peu notre premier match. Mais après, on a été là tout le temps. On était meilleur cette année, je pense, mais on n'a pas su faire la différence en finale. La saison était déjà bonne avant les play-offs. On aurait bien sûr aimé faire le triplé, après la victoire en Leaders Cup et en Coupe de France. Malgré tout, cette saison est quand même bonne. On a deux trophées et on a aussi fini premier de la saison régulière, avec cinq victoires d'avance  sur le deuxième, huit sur Limoges. Donc tout n'est pas à jeter malgré la défaite de ce soir. Entre mériter et obtenir, en sport de haut niveau, il y a une différence... Il faut savoir faire. Il nous manquait des choses ce soir. On a eu, dans le troisième quart-temps en particulier, trois ou quatre tirs bien ouverts, il fallait en mettre au moins deux pour créer un break et les mettre sous pression. On n'a pas sû faire. Il aurait fallu faire des exploits ensuite, mais ce sont eux qui les ont faits."