La finale de la Coupe de la Ligue à Miami
La finale de la Coupe de la Ligue 2008-2009 à l'Americain Airlines Arena de Miami | STEPHANE PILLAUD / SPORTISSIMO / AFP

Les lieux improbables du sport français

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Avant que la Leaders Cup ne s'installe dès vendredi à Disneyland Paris, différents sports ont testé la délocalisation. Avec plus ou moins de réussite... Voici un top 5 des lieux improbables du sport français.

1. Finale Coupe de la Ligue LNH à Miami
A l'étroit entre un football omniprésent et un rugby en vogue, le hand français veut profiter de l'effet des "Costauds-Experts" pour se faire une place au soleil. Le président de la Ligue Alain Smadja est ambitieux. Il vise tout simplement le haut du panier. D'où cette idée folle de disputer le dernier carré de la Coupe de la Ligue 2008-2009 en Floride, dans la salle du Miami Heat, la franchise estampillée NBA. Insensible au hand, le public américain ne manifesta aucun intérêt pour la compétition. Les 19.600 places de l'American Airlines Arena sonneront creux lors du succès d'Istres sur Montpellier.

2. Trophée des champions LFP à Montréal
Chantre du libéralisme balle au pied, Frédéric Thiriez veut "conquérir de nouveaux marchés" pour la LFP. Le président de la ligue imite le hand et annonce que le Trophée des champions se déroulera à l'étranger. Depuis 2009, cela ne s'est pas démenti. Avant une édition 2013 au stade Omar-Bongo à Libreville (Gabon) qui ne déplairaît pas au Stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang, la palme de la délocalisation revient toutefois à la première édition hors métropole. Une première chez nos cousins québécois dans le stade olympique de Montréal. Bordeaux y avait battu Guingamp 2-0 devant 34.068 spectateurs. Depuis, les professionnels français ont visité Radès (Tunisie), Tanger (Maroc) et New York (USA).

3. Leaders Cup Pro A à Disneyland Paris
Passons sur ce changement de nom ridicule alors que la Semaine des As était bien ancrée dans le paysage de la balle orange. Créé en 2000, la compétition changeait de lieu tous les ans selon les candidatures. La ville hôte était invitée à figurer parmi les huit prétendants sélectionnés à l'issue de la phase aller de Pro A. En mal d'exposition médiatique, la LNB a souhaité un événement "coup de poing" comme en début de saison avec son trophée des champions au Palais des Congrès à Paris. Elle a donc resserré la compétition sur trois jours en région parisienne. Bercy trop grand, la Ligue a signé un accord avec Disneyland Paris pour 2013. Les matches se joueront dans une arène de 4.500 places. La ligue universitaire américaine NCAA avait elle vu plus patriotique en délocalisant trois matches sur un porte-avion. Le Charles-de-Gaulle n'était sûrement pas disponible…

4. Championnat du monde de boxe au Futuroscope
Dans l'histoire de la boxe, les rings ont presque tout vu. Des petites salles obscures aux plus grands stades. Et des lieux plus exotiques. La France n'a pas échappé à ce mélange des genres. En 2003, Mahyar Monshipour décroche sa première ceinture mondiale des super-coqs au Futuroscope de Poitiers (4.300 spectateurs). Le Franco-iranien, poitevin d'adoption, vient à bout de son compatriote Salim Medjkoune sur un ring "flottant" dans un des bassins artificiels du parc. Ce morceau de bravoure aquatique lui ouvre en grand les portes du panthéon des boxeurs. En 2005, Monshipour remet le couvert face au Mexicain Julio Zarate. Sa dernière défense victorieuse avant le combat de l'année 2006 contre Sithchatchawal à Levallois-Perret.

5. Coupe Davis dans les Arènes de Nîmes
Des arènes pour un match de tennis, le lieu n'est pas aussi insolite qu'il n'y paraît. Même si elles sont anciennes. Nîmes restera l'un des plus beaux cadres dans lequel l'équipe de France de tennis a peint son histoire. Avant sa formidable conclusion à Gerland contre les Américains, les Français croisent le fer face aux Australiens à Nîmes. On est à la mi-juin et le vent s'est invité dans ces arènes "ouvertes". Les vieilles pierres ne bougent pas d'un millimètre mais Cap'tain Noah tremble jusqu'au dernier simple. Son sauveur est un jeune tahitien de 18 ans : Fabrice Santoro. En 2012, les Arènes étaient candidates au quart de finale contre les Etats-Unis mais la FFT a préféré le Country Club de Monte-Carlo. C'est plus glamour qu'un hangar de maintenance d'un aéroport autrichien mais pas aussi magique qu'un combat dans ces magnifiques arènes.