Charles Kahui Le Mans Nanterre
Charles Kahui (Le Mans) dominateur contre Nanterre | PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Le Mans remporte un match fou contre Nanterre et va en demies

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Du trio de tête de la ProA, le leader Strasbourg est le seul rescapé en demi-finales de la Leaders Cup après les éliminations de Nanterre et du champion de France Limoges à Disneyland Paris.

Limoges est tombé contre Nancy (77-68) qui retrouvera samedi le tenant du  titre Le Mans, venu à bout de Nanterre (98-96 a.p), au terme d'un match fou  achevé après trois prolongations. Cette réédition de la finale 2014 - remportée 64-59 par les Manceaux -  était le point d'orgue d'une journée à rebondissements. Charles Kahudi, l'un des hommes forts du MSB (15 points), qui n'avait  encore jamais disputé une rencontre aussi longue, était satisfait de l'attitude  de son équipe. La victoire a une saveur particulière puisqu'elle intervient trois jours  après la claque subie contre ces mêmes Nanterriens en Eurochallenge (85-68), le  troisième échelon européen.

"J'avais l'impression qu'ils (les Nanterriens) ne nous respectaient pas  trop. J'ai de l'orgueil et je ne pouvais pas l'accepter", a souligné l'ailier  de l'équipe de France. La rencontre aurait pu très mal se terminer pour les Sarthois.  Archi-dominateurs à la mi-temps (47-27), ils se sont relâchés défensivement et  ont subi le retour fantastique de la JSF qui a fait parler ses artilleurs Jamal  Schuler (25 pts) et Mykal Riley (22 pts). Le Mans compte trois titres dans cette compétition (2006, 2009, 2014), un  record. Limoges, aucun, et ce ne sera pas cette année que le CSP ouvrira son  compteur. Pris à la gorge d'entrée par la défense coriace de Nancy, renforcée par  "son guerrier" Florent Piétrus (11 pts), de retour après une fracture du nez,  les Limougeauds n'ont cessé de courir après le score sans être en mesure  d'inverser la tendance. L'énergie déployée par Keydren Clark (21 pts) et Vaughn Duggins (25 pts),  très à l'aise derrière l'arc, n'a pas arrangé leurs affaires.

Strasbourg, vainqueur logique du Havre (73-57), espère enfin remporter le  trophée, après un échec en finale en 2013 et en demies l'année passé. Ce serait  le deuxième de son histoire après le Championnat de France gagné en 2005. Sur le papier, la Sig apparaît comme l'équipe la mieux armée mais a une  fâcheuse tendance à échouer près du but, ayant aussi perdu les deux dernières  finales des play-offs. "On est toujours placés mais jamais gagnants. Chez nous, les gens sont  presque fatigués que l'on soit en finale, bien placés. C'est un peu cruel mais  c'est le sport. Donc on a effectivement énormément de pression", a expliqué  l'entraîneur Vincent Collet, qui a pu compter sur l'ensemble de son effectif.

Elan brisé pour le Paris-Levallois

En termes de banc, Dijon, son prochain adversaire, est plus limité, surtout  après la grave blessure au genou de son pivot Ferdinand Prénom (rupture des  ligaments croisés) dont la saison est terminée. Malgré son absence et un moral en berne avec trois défaites d'affilée en  ProA, la JDA s'est remobilisée pour infliger une troisième défaite en trois  confrontation au Paris-Levallois (80-66). Le P-L, dernier club français qualifié en Eurocoupe, surfait pourtant sur  une belle dynamique mais les trop nombreuses pertes de balles (19) et une  absence déconcertante dans le dernier quart-temps (22-8) l'ont fait plonger. "On a créé une belle surprise", a apprécié le coach de Dijon Jean-Louis  Borg, satisfait des prestations de Steven Gray (24 pts), Erving Walker (18 pts)  et du novice Jacques Alingue (8 pts, 9 rbds), qui évoluait encore en Nationale  1 il y a deux saisons et a bien palié à l'absence de Prénom. "Ce n'est pas évident d'enchaîner quand on a une équipe comme la nôtre",  relativisait Borg, mais "on va essayer de renouveler cet exploit" en gardant  "l'intensité défensive qui a été la nôtre aujourd'hui".

AFP