Le basket français parade à Disney
En s'associant avec Disneyland, l'ex-Semaine des As prend un gros coup de jeune | DR

Le basket français parade à Disney

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Plus de vingt ans après la création du parc, Disneyland Paris se pare d'orange de vendredi à dimanche pour accueillir la première grande compétition sportive de son histoire. Héritière de la Semaine des As, née en 2003, la Leaders Cup pose ses valises dans l'univers féérique du complexe de Marne-la-Vallée le temps d'un weekend. Rarement chouchoutées le reste de l'année en Pro A, en mal d'audience, les meilleures équipes du basket hexagonal espèrent constituer une attraction digne de ce nom.

Disneyland Paris. Son royaume enchanté, ses 62 boutiques, ses 7 hôtels, ses 57 attractions… et ses 8 équipes de basket. En mal de reconnaissance, la Ligue Nationale de Basket a décidé de s'associer avec la marque aux grandes oreilles pour moderniser sa Semaine des As, pourtant bien ancrée dans le paysage sportif. Événement rassemblant les huit équipes les mieux classées à mi-parcours du championnat de Pro A, le weekend était jusqu'ici organisé chaque saison dans une ville-hôte différente, de Pau, pour sa première édition, jusqu'à Roanne l'an passé.

Dans la Disney Events Arena (4.500 places), près de l'immense château de la Belle au bois dormant d'où il ne bougera plus, l'événement cherche désormais à gagner en attractivité et en notoriété. Avec le label Mickey, le Président de la LNB Alain Béral compte faire de la Leaders Cup un rendez-vous familial incontournable, en témoignent la mise en vente de billets combinant l'accès aux matchs et au parc d'attraction. Début du spectacle dans ce cadre complètement Dingo vendredi après-midi, avec les quatre quarts de finale.

Le Mans – Roanne (13h00)

Loin de la magie des symphonies de Fantasia, la Chorale a débuté sa saison de manière bien timorée (six défaites en neuf matchs), ne remportant son billet pour l'évènement que lors de l'ultime journée de la phase aller. L'effectif, entièrement remanié à l'intersaison, se frottera à l'ogre manceau qui ne lui a laissé que des mauvais souvenirs cette saison. En deux rencontres de championnat face à Roanne, le MSB a réalisé deux hold-up dignes des Rapetou en remportant les deux matches après prolongation, dont un sur un tir au buzzer du milieu du terrain. Revanchard, le petit poucet de la Leaders Cup compte bien jouer les trouble-fêtes à Disney : il lui en faudra peu pour être heureux.

Gravelines-Dunkerque – Lyon-Villeurbanne (15h30)

En tête du classement à onze journées des phases finales, les Nordistes ont faim de trophée. Ils avaient réalisé une belle saison l'an passé sans remporter le moindre titre, défaits dans tous les grands rendez-vous. Le Roi Lyon tentera quant à lui de maintenir la mauvaise série du BCM en misant sur le duo franco-français Edwin Jackson – Amara Sy. Mais avec son enchanteur américain Dwight Buycks et sa révélation tricolore Ludo Vaty, Gravelines a du répondant.

Strasbourg – Orléans (18h00)

Malgré son bilan négatif à mi-parcours, l'OLB sera bien à Marne-la-Vallée, emmenée par son minuscule meneur Marco Pellin (1,70m), plus Prof que Simplet, auteur de sa meilleure saison. Orléans la Belle y affrontera la Bête strasbourgeoise, co-leader de la Pro A, qui reste sur neuf victoires consécutives. Au pays des merveilles cette saison, la SIG peut compter sur ses Tic et Tac américains (les frères Ricardo et Jeff Greer, le premier étant un sérieux candidat au titre de MVP de l'année) et sur l'immense Alexis Ajinça pour confirmer son nouveau statut de favori.

Paris-Levallois – Chalon/Saône (20h30)

Tel Picsou, le club de la capitale s'est offert un effectif renversant cet été : Andrew Albicy à la mène, Antoine Diot derrière l'arc et le duo de North Carolina Jawad Williams – Sean May dans la raquette. Il faudra bien ce quatuor d'Indestructibles pour venir embêter le tenant du titre. Inarrêtable la saison passée (Semaine des As, Coupe de France, championnat de France), l'Élan sort d'une saison 2011-2012 herculéenne. Peu en vue sur la scène européenne mais roi des voleurs de titres en France, le coach chalonnais Gregor Beugnot a présenté avec lucidité la Leaders Cup comme son "objectif prioritaire". Sur le papier, il a l'effectif pour viser l'infini et au-delà.