La finale de ProA 2017 entre Strasbourg et Chalon
Le Strasbourgeois Romeo Travis en défense avec Cameron Clark (Chalon) | MAXPPP - PQR - L'ALSACE - JEAN-MARC LOOS

Chalon-Strasbourg, un match 5 qui sent le soufre

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Le titre de champion de France 2016-2017 va se jouer sur le 5e et dernier match de la finale, au Colisée de Chalon-sur-Saône entre l'Elan et Strasbourg. Chaque équipe s'est imposée une fois à l'extérieur, et l'écart lors des trois derniers matches n'a jamais excédé les 6 points au buzzer final. Pour sa 5e finale consécutive, la SIG de Vincent Collet va-t-elle enfin décrocher un titre qui lui échappe depuis 2005, date de son 1er ? Ou ce qui ressemble à une malédiction portera Chalon au sommet, pour la 2e fois de son histoire, cinq ans après la 1re ?

D'un côté, les Bourguignons, entraînés par Jean-Denys Choulet, visent un deuxième titre de champion de France après le sacre historique de 2012 et le triplé Championnat/Coupe/Leaders Cup. En face, des Alsaciens, à qui l'on ressasse inlassablement le même refrain depuis des mois, celui d'être des "Poulidor du basket" après quatre finales consécutives de perdues, face à Nanterre en 2013, Limoges en 2014 et 2015, et l'Asvel en 2016. Voilà l'enjeu de ce match 5, de cette finale irrespirable. Battue dans les grandes largeurs lors du 1er match de la série (89-75), la SIG avait égalisé dans le 2e match à Chalon, avant de chuter à domicile d'un point, au buzzer (71-70) après avoir mené tout le match. Bref, ce 5e match sera tendu, entre deux équipes en quête d'un 2e sacre dans leur histoire.

Choulet et Collet, face à face tendu

Excédé après ce revers d'un point, Vincent Collet avait réduit la conférence de presse d'après-match à portion congrue. Après le match 4, gagné (84-78), il s'était emporté: "On a perdu quatre finales, j'ai compris. Je vous l'ai déjà dit, vous pouvez écrire ce que vous voulez. Le passé ne sert à rien". Et son homologue, Jean-Denys Choulet, a fait monter la pression sur l'arbitrage avant ce match 5: "On savait que Matt Howard (ailier fort de la SIG) allait faire du Howard, c'est comme ça. Ce n'est pas ma conception du basket. Il ne lui manque plus que la hache et il pourra aller débiter des sapins, les Vosges ne sont pas loin..." Les deux techniciens ont donc échangé les arguments autour de ce sujet: "Victimisation, provocation... On connaît", a rétorqué dans la foulée Collet. "Si lui est un bûcheron, que dire d'Ekene Ibekwe!", en référence au pivot chalonnais, au style de jeu tout aussi rugueux.

"Ils sont légèrement favoris, mais on sait aussi ce que veut dire ce type de match, totalement différent d'un match de saison régulière", a estimé le coach de la SIG, dans une allusion à peine cachée à la désillusion de 2016, une défaite à domicile contre Villeurbanne en match 5 après avoir mené la série 2 à 0. Et un quatrième revers de rang.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze