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Le Mans est à une victoire du titre de champion de France. | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Pro A : Le Mans aux portes du sacre

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Après une demi-finale remportée face à Strasbourg au terme d’une ultime prolongation lors du match 5, Le Mans continue sur sa lancée en étant aux portes de l’exploit pour remporter le titre de champion de France contre Monaco, logique favori. Le MSB mène deux victoires à une face à la Roca Team et a l'occasion de terminer la série ce mercredi à domicile.

Le MSB n’est plus qu’à une victoire de l’exploit. Face à l’armada de la Roca Team qui a dominé la saison régulière, l’équipe du Mans, pourrait terminer son exercice 2017-2018 en étant sacré champion de France en cas de nouvelle victoire ce mercredi dans sa salle d’Antares. Mais que leur parcours fut douloureux.

Un parcours du combattant

Opposés à l’Asvel en quart de finale, les joueurs d’Eric Bartecheky ont commencé leur épopée en Playoffs de la plus mauvaise des manières. Défaits par le club du président Tony Parker (68-81) et à un match de l’élimination, les Manceaux ont su trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance en remportant les deux rencontres suivantes (72-67 puis 79-68) et se hisser en demi-finales où un autre gros morceau se dressait devant eux : Strasbourg.

Après 5 finales consécutives perdues, la SIG pouvait légitimement penser que son heure était enfin arrivée. Quatre matches plus tard, au sein d'une série aussi intense qu’indécise, le match 5 allait rendre son verdict. Pourtant habituée à l’intensité des matches couperets, l’équipe de Vincent Collet était menée au score toute la partie. Jusqu’à arracher une prolongation qui promettait d’être irrespirable. Mais Chris Lofton, alias « Clutch » allait prendre feu derrière la ligne à 3 points pour inscrire un total de 34 unités, rentrer dans l’histoire, et propulser le MSB en finale de Pro A. Une première depuis 5 ans.

Il a donc fallu 8 matches au MSB pour atteindre la finale de Jeep Elite. Et une autre paire de manches les y attendait : Monaco, premier de saison régulière et finaliste de la Ligue des champions face à l’AEK Athènes (94-100).

Conclure à domicile

Dos au mur après une défaite à Gaston Médecin en ouverture des finales, les Manceaux se devaient de réagir lors du match 2. En s'imposant de 10 points, ils ont prouvé qu'ils ne sont pas arrivés jusque-là par hasard. Leur première arme ? Une « force mentale »  à toute épreuve, comme n’hésite pas à le souligner Eric Bartechecky. Dans une série au meilleur des 5 matches, en cas d'égalité à un partout, le troisième est toujours synonyme de bascule : l’équipe qui s’en empare marque un grand coup dans le combat psychologique. Dans l'énorme ambiance de leur salle d'Antares et devant des gradins entièrement oranges, les Manceaux ont maîtrisé leur rencontre en s'appuyant sur l'immense pivot Youssoupha Fall, dissuasif dans la raquette (14 points), face à des Monégasques trop maladroits à trois points (aucun panier sur 12 tirs).

C’est ainsi que Le Mans peut terminer son épopée en Playoffs de la plus belle des manières dès mercredi. Cela fait plus de 10 ans que le MSB n’a pas remporté le titre de champion de France. Défaits face à Cholet (2010) et Chalon (2012), les Manceaux ont l’opportunité de remporter leur 4e sacre national trente ans après le premier. S’ils réussissent cet exploit, ils auraient éliminés coup sur coup les trois plus gros budget du championnat de France.  Et rien que pour cela, l’histoire serait belle.