Tony Parker touché
Le meneur de jeu Tony Parker | AFP - Janek Skarzynski

Parker: "Un autre championnat qui commence"

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"C'est un autre championnat qui commence", a déclaré Tony Parker à la presse à la veille du quart de finale de l'Eurobasket entre la France et la Grèce jeudi à Kaunas. "C'est comme en NBA. T'as beau faire une super saison régulière, si tu ne gagnes pas en play-offs, ça ne sert à rien", a déclaré en connaissance de cause le meneur des Bleus et de San Antonio, éliminé au premier tour des play-offs NBA cette saison après avoir été N.1 de sa Conférence.

Q: Dans quel état d'esprit abordez-vous ce quart de finale?
R: "C'est un autre championnat qui commence. Si on a envie de valider notre beau parcours jusque-là, il faut gagner demain. C'est comme en NBA. T'as beau faire une super saison régulière, si tu ne gagnes pas en play-offs, ça ne sert à rien."

Q: Ca vous fait plaisir de retrouver les Grecs?

R: "On n'a pas décidé, ça s'est fait comme ça. Nous on joue au basket pour gagner. On a perdu le dernier match (contre l'Espagne) et donc ça donne les Grecs. Ca ne sera pas la première fois. On va essayer de faire un bon match et de continuer l'aventure."

Q: Vous avez un passé lourd avec la Grèce...
R: "Ca ne me dérange pas de parler du passé. Chaque défaite aide à être meilleur à l'avenir. Si on est là aussi c'est grâce à toutes nos expériences passées. Mais je n'ai pas besoin de ça pour être motivé demain. C'est plus la qualification pour les JO qui me motive. Les Grecs sont sur notre passage mais c'est le but ultime qui m'intéresse."

Q: Vous avez dit au premier tour ne pas aimer les Italiens. Et les Grecs?
R: "Je n'ai pas la haine contre les Grecs comme contre les Italiens. C'est une bonne équipe, elle nous a battus en 2005 et 2006. A nous simplement de faire mieux cette année avec un peu plus d'expérience."

Q: A quel genre de matches vous attendez-vous?

R: "Tout le monde connaît les Grecs, on sait comment il jouent, ils aiment ralentir le jeu, contrôler le tempo et être durs en défense. Il faut qu'on arrive à accélérer, qu'on les agresse et qu'on essaie d'imposer notre jeu."

Q: Que change le fait d'être donné favori sur ce match?
R: "La pression est la même. En 2005 et 2006, même si les Grecs étaient les favoris, on avait nous l'impression de pouvoir gagner. Sinon on n'aurait pas été à +7 à 40 secondes de la fin (en demi-finale 2005). Ils doivent penser la même chose aujourd'hui. Ils savent que sur un match tout peut se passer."

Q: C'est votre match le plus important en équipe de France?
R: "Il est important c'est clair. Maintenant le plus important? Moi je ne réfléchis pas comme ça parce que pour moi 2011 et 2012 ne sont pas les dernières campagnes avec l'équipe de France. J'espère qu'il y en aura d'autres des matches importants comme ça à jouer."

Q: Le match va se jouer à quoi?
R: "Il reviendra à ceux qui ont le plus envie. Il faudra tout donner sur ce match, être à 100%. Je ne suis pas inquiet. L'équipe est prête."

Q: Vous-même avez passé six jours sans jouer, ça vous inquiète?

R: "Il n'y aura pas de problème, j'ai l'habitude à San Antonio et ça ne m'a jamais vraiment gêné. Au contraire, ça m'a fait du bien après avoir joué autant de matches en peu de jours."

Q: On vous sent plus impliqué que jamais sur cet Euro?

R: "Ouais. J'ai toujours été motivé et très impliqué mais c'est vrai que ça a augmenté au fil des années. Cette année je passe plus de temps avec mes coéquipiers. Je suis encore plus concentré pour atteindre enfin l'objectif. J'ai vraiment l'impression que c'est notre année. Je l'espère en tous cas."

AFP