Parker, roi des meneurs

Parker, roi des meneurs

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En attendant de disputer son 4e All-Star game, Tony Parker a eu l'occasion de briller ce week-end à Orlando. Le Français de San Antonio a remporté samedi le concours des meneurs. Il a battu Deron Williams (NY Nets) et Rajon Rondo (Boston Celtics). Dans un concours de dunks considéré comme l'un des moins créatifs de ces dernières années, Jeremy Evans (Utah Jazz) a eu le dernier mot. Kevin Love (Minnesota) est le maître des 3 points.

Après deux tentatives ratées, la troisième participation aura été la bonne pour Tony Parker. Très en forme aux tirs et à la passe lors des derniers matches avec San Antonio, le maître à jouer des Spurs a poursuivi sur sa lancée, samedi lors du concours des meneurs. Mêlant agilité, technique et adresse, ce concours comporte des séances de tirs (de près, à 2 et 3 points), mais aussi des slaloms en dribbles ou encore des lancers de ballons dans des cercles.

Tony Parker a tout réussi haut la main, récoltant un A, la note maximale, de la part du jury. Et pourtant, le Français a mis cinq secondes de plus que Rajon Rondo pour boucler son parcours en 32"80. Mais grâce à sa technique, il a surclassé le meneur de Boston en termes de passes et de shoots. Ce dernier a même manqué un tir à mi-distance. Deron Williams (NY Nets) s'intercale entre les deux hommes avec la même note que Rondo (B+).

C'est le tout premier succès de TP dans un concours du All-Star Game. Et le vice-champion d'Europe n'est pas le seul à être heureux avec cette victoire. Grâce à lui et à Taco Bell, sponsor de l'opération, une jeune supportrice, pour laquelle il concourrait, repart avec une bourse de 25 000 dollars pour financer ses études. 

Un concours de dunks au rabais ?

Samedi soir, le public du Amway Center attendait surtout le concours de dunks. Si les dernières éditions avaient été spectaculaires, la cuvée 2012 aura été de petite facture. Le public n'a d'ailleurs guère apprécié et l'a fait savoir en quittant la salle avant la fin et en sifflant pour montrer son mécontentement. Même sur Twitter, les stars NBA se sont lâchées pour critiquer le manque de créativité des participants. "L'histoire retiendra que Jeremy Evans a remporté le pire concours de dunks de l'histoire", écrit Jarett Jack (New Orleans). Rex Chapman parle lui "d'une parodie" à "mettre à la poubelle". Il faut dire que peu de grands spécialistes s'étaient alignés au concours. Le fou furieux du dunk, Blake Griffin, vainqueur en 2011, n'était pas au départ ni Nate Robinson, triple vainqueur (2006, 2009, 2010). Dwight "Superman" Howard avait également décliné l'invitation. 

Restreint à quatre participants, dont c'était la première apparition (Derrick Williams, Chase Budinger, Paul George et Jeremy Evans), le concours n'a pas fait se lever les foules. Appelé de dernière minute en remplacement d'Iman Shumpert (NY Knicks) blessé, Evans (Utah Jazz) a fait la différence sur un double dunk après avoir sauté par-dessus Gordon Hayward qui lui lançait les deux ballons. Seul blanc engagé, Budinger a tenté le dunk à la Michael Jordan jambes écartées après un passe du rappeur P.Diddy. Williams s'est contenté d'un dunk par-dessus une mascotte couchée sur une moto. George aurait sans doute mérité mieux. Il a lui éteint la salle pour aller réussir un 360° dans le noir, tout juste illuminé par les bandes fluo collées latéralement sur son maillot.

Kevin Love s'est lui illustré à longue distance en remportant le concours à trois points face à Kevin Durant en finale. Une belle réussite pour un intérieur peu habitué à briller dans ce type de concours. Un succès acquis sous les yeux de Craig Hodges, ancien shooteur des Bulls de Jordan, couronné trois fois de suite dans le concours (1990, 1991, 1992). Plus que la faiblesse du total du vainqueur (16 points), le concours a été marqué par l'hommage d'Anthony Morrow à Drazen Petrovic. Le joueur des New Jersey Nets avait choisi de porter un maillot rétro floqué du numéro de l'ancienne star yougoslave, décédée tragiquement en 1993 dans un accident de voiture. Mais le talent à longue distance de l'ancien n°3 des Nets n'a pas transcendé son héritier, éliminé dès le premier tour.

Melinda Davan-Soulas @Melinda_DS