Le Mans Paris-Levallois Batista Hamilton ProA 05 2010
Batista (Le Mans) | AFP - Jean-François Monier

Paris-Levallois seul leader

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Paris-Levallois s'est emparé provisoirement de la première place du championnat de ProA après sa victoire sur le Mans (74-68) vendredi en match avancé de la 5e journée. Après trois quart temps plutôt brouillons, où les deux équipes ont connu de sérieux ratés au tir, la partie s'est emballée dans le dernier quart-temps, avec davantage de réussite pour les Parisiens, sous la houlette de Wright et Albicy.

Battus deux fois à domicile, les Manceaux qui vivent un début de saison mitigé, loin de l'efficacité qui leur a permis d'atteindre la finale l'an dernier, voulaient se rassurer en soulignant qu'ils avait obtenu deux victoires à l'extérieur. Pourquoi pas continuer la série hors de leur salle, d'autant que le MSB est géénralement à l'aise dans la capitale où il restait sur trois victoires.Mais sur le parquet de la salle Marcel-Cerdan à Levallois,  le PL au complet n'a pas donné longtemps l'occasion aux Manceaux de prendre confiance. Partis en boulets de canon, les hommes de Dupraz affichaient leurs ambitions en infligeant un 10-0 aux Manceaux qui allaient mettre du temps à s'en relever. Certes les Sarthois parvenaient à revenir dans la partie mais les Parisiens ne lâchaient rien et gardaient leur avantage. D'autant que les deux équipes maladroites avaient bien du mal offensivement à faire gonfler le score, insistant dans les tirs au loin quand le salut était à l'intérieur.

A la pause, Paris conservait quatre longueurs d'avance (31-27) mais le match perdait de l'intensité. Il fallut attendre la moitié du 3e quart lorsqu'enfin Le Mans prit l'avantage pour la première fois, bien porté par Pellin (10 pts), Diot (15 pts) et Dewar (16 pts), pour voir les Parisiens commencer à hausser leur niveau de jeu dans un étrange match qui s'est joué par séquences.
 Longtemps maladroits, les joueurs du PL, privés de Ball et de Yango, ont en effet sur capitaliser sur trois belles séries pour garder la main. La première donc en début de match, puis une au moment où on y croyait le moins, à la fin du troisième quart-temps après un long tunnel d'échecs, avec trois paniers lointains de suite, dont un très improbable de Hamilton (20 points) au buzzer. Ils ont enfoncé le clou au coeur du dernier acte avec un 12-2 grâce à une poussée de fièvre à trois points proprement incroyable après le déchet de la première période, avec un excellent Bracey Wright (18 points, 4 rebonds, 4 passes, 4 interceptions) et un très bon Andrew Albicy (12 points). Les Parisiens maintenaient la pression sans faiblir et obtenait un succès plutôt constructif pour l'avenir face à des Manceaux décevants.