Antoine Diot (Paris Levallois)
Antoine Diot entame une nouvelle carrière avec le Paris Levallois | PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST

Paris-Levallois plus qu'un outsider ?

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Paris Levallois a perdu gros. Très gros. Attirés par des clubs européens de renom, Eric Chatfield (meilleur scoreur de pro A) et Lamont Hamilton (2e meilleur rebondeur) ont très vite monnayé leurs talents à l'étranger. Dommage pour la Pro A et pour le PL. Cet exode, prolongé par Meacham et Noël, laissait entrevoir de gros nuages noirs au dessus des Franciliens. Mais Paris ne s'est pas tourné les pouces cet été. Son recrutement malin lui ouvre de belles perspectives.

Le PL sera-t-il la grande surprise de la saison ? Ce qui est sûr à quelques heures du début de la Pro A, c'est que l'équipe francilienne a le profil pour embêter un grand nombre d'équipes dans ce championnat. Après les départs du meilleur marqueur de la saison dernière Eric Chatfield (19,79 pts de moyenne) et celui de son compère Lamont Hamilton (8 rebonds par match), on pouvait craindre le pire. Mais avec son budget serré de 3,8 millions d'euros, Paris Levallois s'est décarcassé pour monter une équipe compétitive. Le plus fort, c'est qu'ils y sont arrivés en accrochant deux pivots NBAers. Rien que ça ! Jawad Williams (ex-Cleveland) est resté et il a attiré son ancien camarade de North Carolina, Sean May. Ensemble, ils ont juste été champions NCAA (2005). L'ex-future star de la NBA drafté en 13e position par les Bobcats en 2005 est une sacrée pioche. S'il na pas eu la carrière qu'il méritait dans la grande ligue US, c'est à cause de blessures à répétition. Lâché par Charlotte puis par Sacramento, "Big May" a rebondi en Europe avec des passages remarqués à Fenerbahçe, Zagreb et Montegranaro. Le PL a opté pour moins de joueurs US mais avec un label qualité.

Une paire Diot-Albicy aux manettes

En dehors de la peinture, on trouve des noms moins ronflants mais rompus aux joutes de la Pro A. John Cox et Maleye N'Doye sont deux joueurs fiables en provenance du Havre et d'Orléans. A la mène, le PL a fait son marché en France. Andrew Albicy est de retour dans la capitale après une saison mitigée à Gravelines. Le garçon a faim et sera complémentaire du revenant Antoine Diot. Absent des playoffs 2011 puis contraint à l'arrêt après seulement quatre matches à cause de graves problèmes de dos, l'ancien manceau n'était plus certain de poursuivre sa carrière. Il a tout misé sur une opération chirurgicale. Parti du MSB pour se relancer, le Bressan débarque à Paris sans douleur et avec, lui aussi, un appétit d'ogre. Ses matches de pré-saison lui ont redonné le sourire. Il faut juste espérer qu'il le conserve toute l'année. Le dos de Diot est l'une des clés du PL cette saison. Limités dans leurs rotations, les Franciliens souffriraient d'une absence prolongée de leur meneur. Sans gros shooteur, Paris a construit sa nouvelle identité sur la défense. "On a une équipe très défensive qui peut mettre énormément de pression, explique Antoine Diot. C'est une question de rythme. Et quand on est bon en défense, ça vient tout seul en attaque. On va continuer à travailler là-dessus pour monter la pression et récupérer des ballons hauts." Compétitif et attractif, le PL aura son mot à dire. Jusqu'à où ?