Paris-Levallois - Nanterre
Paris-Levallois - Nanterre | AFP-Thomas Samson

Paris-Levallois commence bien sa saison

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Paris-Levallois, vainqueur de la Coupe de France, a remporté (81-72) face à Nanterre, champion de France, le premier trophée de l'année, en enlevant l match des champions qui ouvre traditionnellement la saison, lundi à Mouilleron-le-Captif (Vendée) au terme d'une rencontre de prestige au cours de laquelle les deux équipes se sont surtout appliquées à mettre en place leurs collectifs.

Dans ce contexte, il était difficile pour Nanterre, privé de deux éléments-clés, Kevin Lisch et Xavier Corosine, mais aussi de sa recrue Ali Traoré, pas encore qualifié, de rivaliser avec des Parisiens beaucoup plus agressifs, qui ont pu s'appuyer sur un banc mieux fourni, et l'on connaît l'importance des rotations en début de saison. 

Les Parisiens ont longtemps paru survoler les débats, avec notamment une base arrière May et Ewing complémentaire et un Nicolas Lang efficace, alors que les Nanterriens semblaient plutôt se chercher, sans trouver de solutions à l'intérieur. Les hommes de Beugnot s'échappaient et atteignaient la pause avec un avantage confortable (50-32). "Je voulais  surtout gagner ce trophée, parce que je l'avais perdu ces deux dernières  saisons avec Chalon. C'est bien de commencer la saison avec un trophée, jugeait Lang, élu meilleur joueur du match. Tout le  monde dans l'équipe est ambitieux, adhère au projet. Maintenant, il faut  travailler pour concrétiser cette ambition."

Toutefois la réputation d'équipe accrocheuse qui avait permis à Nanterre de décrocher le titre la saison passée ne s'est pas évanouie avec l'été. "C'est une question d'attitude. On  n'était pas prêt à aborder ce match. Paris l'était. On n'était pas prêt, pas  agressif, et ça s'est ressenti au niveau de l'adresse. Ce n'est pas normal  qu'on entame ce match comme ça. J'espère qu'on aura une bonne réaction, mais je  ne suis pas satisfait", admettait l'ailier Marc Judith. Les banlieusards se sont battus et ont été beaucoup plus performants en deuxième période,  retrouvant une défense plus hermétique. Mais leur bonne volonté n'a pas suffi, ils n'étaient visiblement pas assez armés pour tenir la distance. 

Christian Grégoire