Joakim Noah rage de vaincre maillot blanc Chicago Bulls 10 2010
Joakim Noah (Chicago Bulls) | Getty Image

Noah: "L'Euro, ce n'est pas du basket de poussin"

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"L'Euro, ce n'est pas du basket de poussin", a commenté samedi le pivot des Chicago Bulls Joakim Noah, de retour de blessure et déjà à fond vendredi lors de son premier entraînement collectif avec l'équipe de France qui poursuit à Pau sa préparation à l'Euro-2011.

Dans quel état de forme êtes-vous ?
"Je me sens bien, en forme, j'ai bien travaillé pendant les deux dernières semaines. Ma cheville n'est toujours pas à 100 % mais je n'ai pas de douleurs. Il y a tout ici pour que je puisse continuer ma rééducation. Mon club à Chicago comprend ma situation. Quand je suis reparti (aux Etats-Unis) le 20 juillet, je suis allé retrouver les docteurs des Bulls, ils ont préféré que je reste deux semaines pour faire ma rééducation avec des docteurs qu'ils connaissent".

Vos partenaires semblent heureux de votre retour. Il y avait une grande attente...
"C'est un groupe qui a très faim, qui a envie de faire quelque chose de bien. Cela fait un moment qu'il travaille, c'est quelque chose que je respecte beaucoup. J'essaye juste de m'intégrer le mieux possible. C'est un groupe sain qui travaille dur pour essayer de réaliser quelque chose de spécial".

Malgré votre cheville, le décalage horaire, vous vous êtes donné à fond vendredi à l'entraînement ?

 "J'ai senti un esprit très compétitif pendant l'entraînement et c'est quelque chose que je +kiffe+. Me retrouver sur le côté et faire de la rééducation, c'est difficile pour moi. Alors je voulais faire partie de ça le plus possible. C'était la première fois depuis les play-offs (NBA) que j'ai vraiment fait un +entraînement contact+. Je ne suis pas à 100 % mais ça faisait juste plaisir de pouvoir bousculer, mettre des coups, faire siffler des fautes. Ca fait plaisir de pouvoir jouer au basket avec des supers bons joueurs".

Mais de là à être fond d'entrée, n'y a-t-il pas un risque ?
"On se prépare pour l'Euro, ce n'est pas du basket de poussin. C'est l'équipe de France, ce n'est pas rien du tout. On essaye de se préparer pour un grand Euro, on joue contre de très grandes équipes, prêtes, qui ont beaucoup d'expérience. On reste concentré car on n'a pas beaucoup de temps pour se préparer".

Par rapport à ce que vous suscitez, cela vous met-il une certaine pression ?
"Non pas vraiment. La pression, je vis avec. Je suis quelqu'un qui travaille, je donne tout ce que j'ai, c'est quelque chose que je demande. Après, les pressions médiatiques, tout ça, je m'en fous un peu".

AFP