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Ronny Turiaf sous le maillot des Knicks | AFP

New York à l'assaut de Bercy et des playoffs

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Après avoir vu défiler les Bulls de Jordan, les Spurs de Parker et le Heat de Wade, le POPB s'apprête à encourager les mythiques Knicks de New York d'Amare Stoudemire. La franchise new-yorkaise est de passage à Paris dans le cadre des NBA Europe Live pour un match de présaison face aux Wolves de Minnesota.

Certes, ce n'est pas l'affiche de l'année mais l'ambiance promet d'être chaude, et pas seulement à cause des cheerleaders de la Grosse Pomme. En pleine reconstruction, NY cherche un nouveau souffle et rêve d'un retour en haut de l'affiche. Apôtre du jeu rapide et spectaculaire avec les Suns de Phoenix, le coach Mike d'Antoni n'a pas changé sa philosophie de jeu. Et ça lui a bien réussi lundi avec une belle victoire contre Milan 125-113. Mais pour arriver bien plus haut, la franchise s'est donné des moyens, notamment une arme fatale nommée Amare Stoudemire. Dans son sillage, l'équipe fait corps et veut croire à la renaissance. "Notre but est d'aller en playoffs cette année, confirme le joyau italien Danilo Gallinari, auteur de 24 pts lundi. Cette année, nous avons les joueurs qu'il faut pour cela. Stoudemire (32 pts face à Milan) est un incroyable joueur, un All-Star qui fait des choses folles à tous les endroits du parquet. C'est un leader, on est tous heureux de jouer avec lui."

Même écho dithyrambique du côté de Ronny Turiaf, le nouveau pivot des Knicks qui a retrouvé l'intégralité de ses moyens physiques après sa coupure de cet été. "Il a envie que tous les joueurs soient des leaders sur le terrain, à leur poste respectif. Lui c'est une grosse pointure qui rend la vie facile à tout le monde car à l'intérieur il est souvent en prise à deux." Ce rôle de facilitateur, le Martiniquais est lui aussi appelé à le tenir. C'est l'une des missions assignées par Coach D'Antoni. "Il m'a dit de continuer à jouer comme avant en posant des écrans et en rendant la vie plus facile aux autres. Il voit l'équipe comme un moteur et moi je suis un peu l'huile qui va partout pour tout se passe bien. Il est content de ce que je fais à l'entraînement et hier en match. C'est encourageant et j'espère monter en puissance. Mais la préparation est encore longue et on a du temps pour tout peaufiner." Cela passe donc par ce match probant face à Minnesota. "Ce n'est pas un match de gala. On est en quête de renouveau, de connaissance de chacun. On n'est pas venu en tant que 100% touriste", ajoute Turiaf.

Face à eux, les Wolves, vainqueur des Lakers lundi à Londres (111-92), et une des inconnus de la nouvelle saison qui s'avance. Ils cherchent un second souffle après le départ de leur star Kevin Garnett. Créée en 1989, cette jeune franchise mise notamment sur la jeunesse de leur ailier champion du monde Kevin Love et Michael Beasley en attendant l'arrivée de l'Espagnol Ricky Rubio, drafté 5e en 2009 mais qui a choisi de rester dans son pays pour deux années. Un bon choix puisqu'il a remporté l'Euroligue avec Barcelone la saison dernière. Pour encadrer ces jeunes pousses, le coach Kurt Rambis fait confiance à son meneur Luke Ridnour. Minnesota va tout faire pour éviter la catastrophique saison 2009-2010 avec 15 victoires seulement (le 2e pire bilan de l'histoire de la NBA derrière les Nets). La reconquête passe donc par Paris.