Mark Cuban
Mark Cuban, le patron des Mavericks de Dallas | AFP

Une nouvelle polémique en NBA

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A peine un mois après le début de l'affaire Sterling, c'est une nouvelle affaire similaire qui ébranle le monde de la NBA. Après la suspension à vie du propriétaire des Clippers pour racisme, c'est à présent le propriétaire des Dallas Mavericks, Mark Cuban, qui reconnaît avoir des préjugés raciaux et sociaux.

Le monde de la NBA commence à peine à tourner la page Sterling, et c'est désormais un autre propriétaire de franchise qui révèle des convictions personnelles peu louables. Au cours d'une conférence organisée par un magazine américain à Nashville, Mark Cuban qui est réputé pour son franc-parler, a commencé par expliquer que les Etats-Unis "avaient  beaucoup progressé en mettant de côté tout type de préjugé quelles que soient les personnes que ces préjugés concernaient".

Mais les propos de l'homme d'affaires ne s'arrêtent pas là. "Quand je vois un gamin noir avec un sweat à capuche et qu'il est tard la nuit, je change de trottoir. Si je vois sur ce côté du trottoir, un type avec tout plein de tatouages sur le visage, un blanc, crâné rasé et tatoué de  partout, je change à nouveau de trottoir", a-t-il jugé utile d'ajouter. "Je sais que je ne suis pas parfait. Nous avons tous nos préjugés mais nous  devons apprendre à les contrôler", a alors déclaré Cuban.

Un bien mauvais exemple

Le patron des Mavericks a confirmé ses propos sur les réseaux sociaux, mais s'est excusé pour avoir choisi un exemple malencontreux rappelant la mort de Trayvon Martin, un jeune de 17 ans tué en 2012 par un voisin qui faisait une patrouille de surveillance de son quartier et qui a été acquitté. "Je présente mes excuses à la famille Martin, mais je revendique mes propos  et la teneur de ce que j'ai dit", a soutenu Cuban.

Cette nouvelle polémique ravive des nouvelles tensions à teneur raciales aux Etats-Unis, peu après l'affaire Donald Sterling. Ce dernier, lui aussi propriétaire d'une franchise NBA (les Clippers), avait reproché à son assistante de  "s'afficher avec des noirs" et lui avait demandé de "ne pas les amener à des matches des Clippers". A la suite de la révélation de ces commentaires, les dirigeants de la NBA avaient décidé de suspendre Sterling à vie, et lui avaient infligé une amende de 2,5 millions de dollars. La NBA souhaite en outre que Sterling quitte ses fonctions, une décision qui doit être votée par les trois-quarts des propriétaires de franchises.

Romain Bonte