Tony Parker
Tony Parker (San Antonio). | D. CLARKE EVANS / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Une finale au goût de revanche

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Douze mois après une finale 2013 au scénario improbable qui avait débouché sur la victoire de Miami face aux Spurs, les deux équipes s'affrontent à nouveau à partir de jeudi pour le titre NBA. Un duel qui s'annonce passionnant entre ces deux franchises aussi talentueuses que joueuses.

Même Tim Duncan, d'habitude si flegmatique et réservé, n'a pas pu se retenir à l'approche de cette revanche qui s'offre à lui et son équipe. "On voulait absolument retrouver  Miami en finale, maintenant, il nous reste quatre matchs à gagner et cette fois, on va le faire", s'est enflammé l'ailier emblématique des Spurs. "On a encore le sale goût dans la bouche de la dernière finale", a-t-il ajouté, comme pour motiver ses coéquipiers.

"Ce titre n'est dû à personne"

Ils n'ont évidemment pas pu oublier le scénario de la finale 2013 :  avec  cinq points d'avance à 28 secondes du terme du match 6, les Spurs se voyaient  champions NBA, mais le Heat a arraché la prolongation avec un improbable panier  à trois points de Ray Allen et a ensuite égalisé à trois victoires partout. Lors du match 7, dans sa salle, Miami n'a laissé aucune chance à San Antonio. Un an plus tard, après 82 matchs de saison régulière et 18 en play-offs (15 pour Miami), les Spurs peuvent prendre leur revanche. 

Il n'en fallait pas plus pour énerver LeBron James, qui n'a guère apprécié les déclarations provocatrices de  Duncan. "Ils ne nous aiment pas, je le perçois dans les propos de Timmy. Ils ont voulu nous retrouver et ils ne seront pas déçus", a prévenu le quadruple  MVP. "Ce titre n'est dû à personne, ni à nous, ni à eux. Nous sommes deux équipes qui vont devoir se battre", a insisté "King James" qui tourne à une  moyenne de 27,1 points en saison régulière comme en play-offs.

Parker : "Finale accrochée"

Pour Duncan, c'est peut-être, à 38 ans, sa dernière chance d'ajouter un cinquième titre NBA à son palmarès après ceux de 1999, 2003, 2005 et 2007. Du côté de Tony Parker, si la détermination est de mise, les propos sont moins revanchards. "San Antonio-Miami, c'est un peu la finale de rêve, affirme le meneur français. On me parle souvent de notre finale perdue l'an passé mais en ce qui me concerne, je n'y pense plus. C'est pour ça que cette finale n'a aucun goût de revanche." Mais aucun doute, "il faut s'attendre à une finale accrochée avec deux très bonnes équipes". 

Leur maîtrise collective, leur profondeur de banc ainsi que la perspective d'un match 7 à domicile grâce à un meilleur bilan à domicile semble faire pencher la balance en faveur des Spurs. Mais Miami, qui ne s'est pas gêné pour balayer successivement Charlotte (4-0), Brooklyn (4-1) et Indiana, a tout sauf les caractéristiques d'une proie idéale. D'autant plus qu'avec LeBron James, le Heat n'a peur de rien. "Nous avons confiance, on ne les redoute pas. Nous aussi, on voulait les retrouver", a souri James. On a hâte d'y être. 

Victor Patenôtre

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