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Tony parker, pièce-maîtresse des Spurs | Tony Parker se découvre en shooteur d'élite

Tony Parker se découvre en shooteur d'élite

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C'est l'une des anomalies de ce début de saison en NBA : le meilleur shooteur à trois points de la ligue n'est autre que Tony Parker, pourtant peu réputé dans l'exercice (32% de réussite en carrière). Comment l'expliquer?

En 2005, Tony Parker achève sa quatrième année NBA quand il décide d'arrêter de shooter à trois points. Ses 156 tentatives, cette saison-là, se sont soldées par 113 échecs (27,6% de réussite). Son coach, Gregg Popovich, lui somme de limiter son volume de tirs longue distance. Alors, l'année suivante, le Français ne s'essaye qu'à 36 reprises derrière l'arc, sans augmenter considérablement ses pourcentages (30%). Cela semble acté : il ne sera jamais un grand shooteur. 

Pourtant, depuis la reprise, "TP" est le joueur le plus adroit de toute la ligue derrière la ligne des 7m25. Preuve qu'on peut encore enrichir son arsenal offensif à 32 ans, il a réussi 16 de ses 24 tentatives et affiche ainsi une réussite insolente de 66,7% après un mois de compétition. Il est le seul à passer la barre des 60%, et cinq autres joueurs seulement se situent au-delà des 50%. Que s'est-il donc passé cet été? 

Là encore, Popovich y est pour quelque chose. "Il m'a dit qu'en vieillissant, j'allais devoir retravailler mon tir à trois points, surtout dans le corner, un peu comme Jason Kidd. (...) Avant la saison, j’ai tenté de chercher des sources de motivation, des objectifs avec Chip (Engelland, spécialiste du shoot) et on s’est dit que j’allais tenter le 50-40-80 (50% à deux points, 40% à trois points, 80% aux lancers, ndlr), explique Parker. J’étais à 37% à trois points l’an dernier, donc je me suis dit ‘ok, on va faire de ça un objectif’". Pour l'instant, c'est un triomphe. "C'est pour ça que ce sport est tellement amusant, s'amuse TP. On peut toujours faire plus, on peut toujours devenir plus fort."

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer