Tony Parker
Tony Parker. | AFP

Tony Parker de retour sur les parquets fin novembre

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Il y a cinq mois, Tony Parker se rompait le tendon du quadriceps gauche. Depuis, à 35 ans, le meneur de jeu de San Antonio travaille d'arrache-pied pour retrouver le plus vite possible les parquets de NBA: "J'ai le feu vert des médecins", dit-il dans un long entretien à L'Equipe. "Maintenant je peux être sur le terrain. Mais j'ai évidemment besoin de me remettre en forme. Je pense qu'il me faut encore deux bons mois. Mon objectif est de revenir fin novembre, ce qui ferait presque deux mois d'avance par rapport à ce qu'on m'avait annoncé".

La santé

"J'ai eu des bonnes nouvelles. Mon tendon est guéri. J'ai beaucoup bossé et ça a payé", se réjouit le meneur de San Antonio qui a passé un IRM (Imagerie par résonance magnétique) de contrôle ce week-end. "J'ai le feu vert des médecins. Maintenant je peux être sur le terrain. Mais j'ai évidemment besoin de me remettre en forme. Je pense qu'il me faut encore deux bons mois. Mon objectif est de revenir fin novembre, ce qui ferait presque deux mois d'avance par rapport à ce qu'on m'avait annoncé juste après l'opération d'où on parlait de mi-janvier".

La rééducation

"Je n'ai jamais eu de douleur, mais j'en ai bavé", avoue Tony Parker. "C'est la première fois que je faisais une telle rééducation, tous les jours, six jours sur sept, de 8h à 13h. Je n'ai jamais fait autant de musculation de ma vie. Il faut vraiment être discipline éte costaud". Et pour lui, "le retour, ça commence dans la tête. Il faut rester positif. Mais bon, cinq mois, c'est long quand même."

Le retour

"Je shoote comme avant, normalement. Je cours à 8 milles (12.8km/jh) sur le tapis de course. J'ai repris le jeu à petite intensité et sans aucune douleur." Mais le meneur international ne veut pas brûler les étapes. "Je dois être patient. Il faut que j'utilise ma jambe gauche autant que ma jambe droite. Si je revenais dès demain, j'utiliserais trop ma jambe droite et ça créerait des tendinites à répétition. Je veux prendre le temps pour revenir. Revenir vraiment. Au niveau qui était le mien au début des play-offs. Mon retour, c'est moi qui le programme. Et de toute façon, même pour fin novembre, il va falloir convaincre Pop (Gregg Popovich, le coach), maintenant. Si ça ne tenait qu'à lui, je ne jouerais pas avant les play-offs."

Les Spurs

"Ils ont toujours été là. Même Pop, qui ne vient jamais me voir m'entraîner d'habitude, est venu voir comment ça se passait. (...) Ca montre leur intérêt pour moi." Pourtant, à 35 ans, TP sera "free agent" à l'issue de la saison, c'est-à-dire sans contrat et libre de s'engager avec n'importe quelle équipe. "Ce sera la première fois de ma carrière NBA que je serai free agent, et même la première fois de ma vie que je serai sans contrat", reconnaît-il. "Les Spurs restent ma priorité N.1 et ils le savent. J'ai vraiment envie de terminer ma carrière ici. Maintenant, il faut que je joue bien, que je sois performant. C'est à moi de le mériter. Les Spurs ne me feront pas de cadeau. (...) A mon âge, les Spurs savent de quoi je suis capable. Soit ils veulent me garder, soit ils ne veulent pas me garder. (...) Le seul truc, c'est de leur montrer que je suis en bonne santé."

L'équipe de France

"J'ai été un peu déçu (par l'élimination à l'Euro, Ndlr), évidemment. Ils vont, eux aussi, créer leur expérience, et ça vient pas la défaite. Avec ma génération, on n'a pas gagné tout de suite non plus. Et ce sont les défaites qui te construisent." Mais il a un gros regret: "En 2007, je pouvais être champion NBA et MVP des finales, j'avais zéro respect (des arbitres, Ndlr). Mais petit à petit, c'est venu. Le respect, ça se gagne, et sur cet Euro, on a l'impression qu'on repart de zéro." Quant au sélectionneur Vincent Collet, "Vincent a quand même quatre médailles en cinq ans, c'est le coach qui a gagné le plus en équipe de France. Laissons-lui le temps de travailler avec cette nouvelle génération. Pour moi, le choix de la Fédération et de la DTN (de le maintenir) est une bonne décision."

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