NBA: vainqueur des Boston Celtics (4-2), le Miami Heat retrouve les Los Angeles Lakers de LeBron James en finale

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Auteur·e : AFP
Les joueurs du Miami Heat Andre Iguodala et Duncan Robinson se congratulent pendant le match 6 de la finale de la Conférence Est contre les Boston Celtics
Les joueurs du Miami Heat Andre Iguodala et Duncan Robinson se congratulent pendant le match 6 de la finale de la Conférence Est contre les Boston Celtics | KEVIN C. COX / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

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Cette fois, Miami n'a pas laissé passer sa chance. Vainqueur du match 6 de la finale de la Conférence Est contre les Boston Celtics (125-113, 4-2 sur la série), la formation floridienne s'est qualifiée pour la finale NBA. Elle y affrontera les Los Angeles Lakers, qualifiés dimanche, d'un certain LeBron James, ancienne star du Heat avec qui il a décroché deux bagues de champion. La première rencontre aura lieu mercredi dans la bulle de Disney World.

Chaleur sur Miami : le Heat va défier les Lakers de son ancienne superstar LeBron James en finale NBA, après avoir éliminé les Boston Celtics 4-2 en finale de la conférence Est, dimanche chez Disney World. C'est la sixième fois que Miami, vainqueur du match N.6 (125-113) atteint de stade ultime des play-offs. Il a été sacré en 2006, 2012 et 2013, échouant à remporter le titre en 2011 et 2014.

Ce duel face à L.A., qui a éliminé Denver à l'Ouest, débutera mercredi, mais Erik Spoelstra, préférait savourer au moins pour une soirée la performance de son équipe. "C'est une bonne histoire, mais il nous faut laisser profiter un peu. C'est tellement dur d'arriver à ce stade, je veux que les gars le comprennent et apprécient ce moment", a déclaré l'entraîneur floridien qui a été des quatre finales précédentes.

Trois défaites seulement en trois séries pour le Heat

Fait unique d'une saison qui l'est tout autant, finie après quatre mois et demi d'interruption dans la bulle de Disney World à l'abri du coronavirus, c'est la première fois dans l'histoire de la NBA que deux équipes n'ayant pas participé aux play-offs la saison précédente se retrouvent en finale de l'exercice suivant. La franchise floridienne, qui avait refait le break au match N.4 après avoir mené 2-0, effectue un parcours impressionnant, puisqu'elle n'a concédé que trois défaites en trois séries. Avant d'écarter Boston, elle avait d'abord balayé Indiana (4-0) et barré la route du grand favori Milwaukee et son double MVP Giannis Antetokounmpo (4-1).

Ce retour à ce stade du championnat porte le sceau de l'entraîneur Erik Spoelstra et du président Pat Riley, qui ont su reconstruire une équipe compétitive, six ans après la fin de l'ère LeBron James/Dwyane Wade/Chris Bosh, en recrutant notamment l'homme-clé Jimmy Butler dont le statut de star n'empiète jamais sur le collectif. "Atteindre la finale, voilà pourquoi on joue, pour la gagner. Cela nous donne une énorme confiance, on est soudés, on joue tous ensemble, on avance en équipe. Il reste encore quatre victoires, mais s'il y a un groupe qui peut le faire c'est le nôtre", a-t-il commenté.

Adebayo superstar

Il faut dire que le capitaine a de quoi faire confiance à ses partenaires tant ils sont talentueux, à l'image du pivot Bam Adebayo, qui a pris une dimension supérieure ces dernières semaines et de l'ébouriffant rookie Tyler Herro, décomplexé comme on devrait l'être à 20 ans. Ces deux joueurs ont pris leurs responsabilités sur le match N.6, longtemps dominé au score par Miami avant que Boston ne le dépasse de cinq points au début du 4e quart-temps. Moment auquel le premier, ultra-dominant, a sonné la charge notamment avec un dunk surpuissant parmi ses 32 points (11/15 aux tirs, 14 rebonds, 5 passes), tandis que le second plantait des banderilles fatales (19 points, 7 passes).

Butler a aussi beaucoup apporté (22 pts, 8 passes), tout comme Duncan Robinson si adroit derrière l'arc (5/7, 15 pts). Et que dire du vétéran Andre Iguodala, le facteur X du soir avec ses 15 points à 100% aux tirs ? Ce dernier, trois fois champion avec Golden State (2015, 2017, 2018) sait comment gagner des titres et il est le seul de l'équipe avec Udonis Haslem, le plus vieux joueur en activité, non utilisé jusqu'à présent, à avoir déjà soulevé le trophée. Le voilà en finale pour la sixième saison de rang.

Ceci illustre les ressources affichées par cette équipe énergique, belle à voir jouer, dure en défense comme l'a prouvé ce 4e quart-temps où elle a définitivement stoppé Boston (37-27). Côté Celtics, justement, la quête d'une 22e finale NBA et d'un 18e titre record s'arrête là, par un troisième revers en finale de conférence Est en quatre ans.

Le palier supérieur n'est pas encore franchi, mais comme Denver à l'Ouest, ses joueurs auront leur encore leur mot à dire pour les joutes futures, à l'image du duo Jayson Tatum (24 pts, 11 passes), Jaylen Brown (26 pts, 8 rbds) très courageux, malgré une fatigue évidente.

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AFP