Nicolas Batum
L'ailier des Hornets, Nicolas Batum, heureux d'être "chez lui" pour le NBA Paris Game. | Léo Anselmetti / France tv sport

NBA Paris Game - Nicolas Batum : "Je suis fier d'être le premier à faire ça"

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C'est l'événement de ce vendredi 24 janvier ! La NBA débarque à Paris où l'AccorHotels Arena accueillera ce soir, pour la première fois dans l'histoire de la grande ligue, un match de saison régulière déporté en France opposant Charlotte à Milwaukee. Une très belle occasion pour Nicolas Batum, l'international français et ailier des Hornets, de jouer "chez lui". À quelques heures du coup d'envoi du match (21h00), Batum se dit "fier d'être le premier" joueur tricolore à disputer un match officiel NBA sur le sol français.

Qu’est-ce que ça vous fait d’être ici ? De finalement vivre quelque chose qui est historique, le premier match de saison régulière ici à Paris ?
Nicolas Batum : "C’est un moment assez émouvant dans une carrière. En tant que joueur non-américain de faire un match NBA dans son propre pays, c’est quand même assez particulier. C’est vrai que Tony [Parker] et Rony [Turiaf] ont vécu ces matchs là, mais là c’est un match officiel et c’est la première fois que ça arrive en France. Je suis fier d’être le premier à faire ça.

L’AccorHotels Arena complet. Une communauté de fans qui vous attend. La NBA se mondialise, et c’est ici à Paris... 
NB : "C’est bien pour le public français, il est vrai que la NBA est très populaire en France. Il y a beaucoup de joueurs français qui jouent en NBA. La ligue est très suivie aussi. C’est une bonne chose pour le public français qu’il y ait un match à Paris. J’espère que ça va être un rendez-vous régulier maintenant, les prochaines saisons, car le public français le mérite."

De voir tout l’engouement qu’il y a autour du championnat américain de la part des français, cela vous surprend ? 
NB : "Non, pas forcement. On sait que la NBA devient de plus en plus populaire dans le monde. Ça dure depuis un moment mais surtout en France car on a beaucoup de joueurs français. Ça a commencé avec Tariq [Abdul-Wahad] et [Jérôme] Moïso à l’époque, mais c’est surtout grâce à Tony [Parker] et Boris [Diaw] qui ont vraiment popularisé le basket français. Et puis il y a la génération qui suit derrière, avec des joueurs comme Evan [Fournier], Rudy [Gobert], Sekou [Doumbouya] et Franck [Ntilikina]. On essaie vraiment de porter haut les couleurs de la France aux US et de le faire fièrement."
 

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Qu’est qui vous a fait tomber amoureux du basket ? 
NB : "C’est familial, mes parents jouaient au basket, je suis tombé dedans tout petit. Ma mère voulait que je fasse du football mais il faisait trop froid dehors surtout en Normandie. Je pense que j’ai fait le bon choix."

Comment prépare-t-on un match comme celui-ci contre une des meilleures équipes de la NBA ?
NB : "On les scoute, on le prépare comme une équipe "normale". Cela reste un match de saison régulière à jouer. Après, comment arrêter Giannis [Antetokounmpo] ? Cela fait deux ans que personne n’a la réponse. Ce sera à nous de le limiter et de faire en sorte qu’il n’ait pas trop une grande soirée."

Vous parliez de Giannis qui est un joueur que le public aime voir jouer. Comment vous le définiriez ? 
NB : "Pour sa taille, ce qu’il réalise, c’est assez unique. Il révolutionne un jeu sans position. Il est juste sur le terrain, c’est un joueur de basket. Il est en train de devenir plus fiable avec son shoot donc ça va devenir une machine inarrêtable bientôt. C’est le MVP pour l’instant cette année pour moi !

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Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks - MVP 2019) :

"Je pense être l’un des joueurs les plus internationaux de la NBA, mais il y a beaucoup d’autres internationaux qui jouent ou qui ont joué en NBA dans le passé. La NBA fait du bon travail, tous les matches à Londres, maintenant à Paris. J’espère que c’est quelque chose que la NBA va reproduire tous les ans. Les fans nous soutiennent tout autour du monde, c’est donc une bonne initiative qui nous rapproche d’eux [...] J’en parlais avec mon frère, car d’habitude, quand je suis à Paris, c’est en dehors de la saison, pour les vacances et cette atmosphère, avec les médias, l’excitation, c’est presque comme la pause All-Star mais à la fin de la journée, on a un job à faire. On doit se gagner le match et essayer de rester en pleine forme, de prendre soin de nous."