NBA : les Lakers et Davis souffrent mais renvoient Denver dos au mur

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Anthony Davis

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Les Los Angeles Lakers se sont imposés cette nuit dans leur quatrième match face aux Denvers Nuggets (114-108). Ils ne sont plus qu'à une victoire de leurs premières finales NBA depuis dix ans.

Les Lakers sont près de renouer avec leurs premières finales NBA en dix ans: une victoire leur manque après celle (114-108) obtenue de haute lutte contre Denver, qui va encore devoir réussir une remontée fantastique pour rester en vie. A l'image d'Anthony Davis (34 pts), c'est dans la souffrance que L.A. s'est mis en position extrêmement favorable, en menant 3-1 dans cette série où les coriaces Nuggets lui donnent décidément bien du fil à retordre.

Frayeur chez les Lakers 

En parlant de torsion, celle que s'est occasionné l'ailier des Lakers à la cheville gauche a glacé le sang or et violet de tout son camp au 4e quart-temps, à la réception d'un shoot. Finalement, AD a serré les dents et même éteint les espoirs adverses avec deux lancers francs et un cinquième rebond capté dans les toutes dernières secondes. C'est lui aussi qui avait commencé très fort en réussissant ses 7 premiers tirs (pour finir à 10/15) pour permettre aux Lakers de prendre un avantage qu'ils n'ont plus lâché, même si à chaque run de 7-8 points enchaînés, Denver a su répondre par un autre. Or leur grand mérite, face à cet adversaire semblant jamais aussi fort que dans la peau du chasseur, est de n'avoir jamais douté.

Il leur faudra confirmer cette tendance, dans une configuration qu'ont connu Utah au 1er tour et les Clippers en demi-finale, avec le résultat qu'on connaît. Mais cette troisième victoire des Lakers est marquée du sceau de la détermination, car ils savaient qu'un revers aurait été synonyme de gamberge profonde. C'est pour cela qu'en bon capitaine LeBron James, encore très complet en flirtant avec le triple-double (26 pts, 9 rbds, 8 passes), a pris ses responsabilités dans le money-time. A la fois en allant chercher des lancers francs en pénétration et surtout en défendant sur Jamal Murray, encore le danger numéro un des Nuggets (32 pts, à 12/20 aux tirs, 8 passes).

Murray le funambule

A deux reprises, le "King" a stoppé le meneur dans ses tentatives près du cercle, dont la deuxième à la limite de la régularité sans que les arbitres, peu en verve dans l'ensemble d'ailleurs, ne sanctionnent. Mais c'est précisément cette velléité dont devait faire preuve LBJ, lui qui répète à l'envi puiser dans la "Mamba mentality" de feu Kobe Bryant, pour que les Lakers assument leur statut de favoris. "Murray a encore montré quel joueur il est, un des tout meilleurs de la bulle, alors il fallait que j'essaie de m'interposer. J'ai joué de ma main gauche, de mon physique, tout en faisant en sorte d'éviter de faire faute, car la pire des choses à faire aurait été de l'envoyer sur la ligne des lancers francs. J'ai eu de la chance qu'il manque deux fois la cible", a-t-il commenté.Il n'en reste pas moins que Murray a une nouvelle fois été formidable, un vrai funambule dans l'attaque au panier offrant des images magnifiques de basket, comme sur cette action de la première période où il est monté au dunk face à LeBron James, avant de changer d'idée en plein vol, en passant par dessous pour exécuter un moulin à vent.

Un geste à ne pas reproduire à la maison sous peine d'une lombalgie assurée, qui a furieusement rappelé dans l'intention le fameux changement de main, droite puis gauche de Michael Jordan en finales 1991, déjà face aux Lakers.

Il y eut d'autres figures de style de la part de Murray, incarnation de Nuggets décomplexés qui n'ont jamais douté de leur basket offensivement - ils s'inclinent en ayant marqué un tir sur deux (50,6%) - mais sur ce match, en dépit de l'apport en précieux de Jerami Grant (17 pts), il a manqué un grand Nikola Jokic pour espérer mieux. L'ailier serbe n'a pas démérité (16 pts, 7 passes), mais il a encore été pénalisé par les fautes et a paru un peu en-dedans physiquement. Il devra redevenir fort samedi, car Murray ne pourra pas faire un miracle tout seul.

AFP