NBA : LeBron James éternel, Rudy Gobert étoilé, Covid pesant... les 5 choses à retenir de la première partie de la saison

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
LeBron James
Pas de panique, on va tout vous expliquer. | AFP

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LeBron James toujours vert à 36 ans, Rudy Gobert au sommet avec le Utah Jazz, le coronavirus toujours menaçant... Le début de saison NBA n'a pas manqué de piquant. Retour sur la première moitié de l'exercice, alors que le All-Star Game approche le week-end prochain.

• LeBron James, le "Benjamin Button" de la NBA

Comme pour les vins des meilleurs millésimes, le temps ne semble pas avoir d'emprise sur LeBron James. A se demander même s'il ne le rend pas encore meilleur. Champion en titre avec ses Lakers, la superstar du basket mondial n'a pas baissé de pied depuis le début de cet exercice. Plus adroit, toujours aussi impliqué, le numéro 23 des Angelinos réussit une saison statistique une nouvelle fois remarquable (25,8 points à 50,9% au tir, 8 rebonds, 7,8 passes décisives). Surtout, il est le patron incontesté de l'équipe qui a le plus trusté le haut des classements depuis la reprise. De nombreux médias spécialisés le voient comme un des favoris au titre de MVP, meilleur joueur de la saison. Prodigieux, à 36 ans passés. Aucun joueur n'a obtenu cette distinction aussi tard dans sa carrière dans les annales de la NBA.


 

• Utah en pleine bourre, certains cadors déjà à la bourre

Ce début de saison perturbé n'a que peu troublé la marche de l'équipe sacrée en octobre dernier, les Los Angeles Lakers, qui n'ont baissé la cadence qu'avec la blessure ces quinze derniers jours de leur intérieur star Anthony Davis. Le meilleur bilan de la ligue revient, haut la main, au Utah Jazz de Rudy Gobert (27 victoires pour 9 défaites). Impressionnante collectivement et en nets progrès en attaque, l'équipe de Salt Lake City a signé une série remarquable de 20 victoires en 21 matches au cœur de l'hiver. Tout le monde ne peut pas en dire autant. Finaliste il y a quelques mois, le Miami Heat peine à confirmer et flirte avec un petit 50% de victoires. Sérieux outsiders, Toronto et Boston naviguent dans les mêmes eaux. Dans la conférence Ouest, les favoris tiennent globalement leur rang, à l'exception des Dallas Mavericks, décevants 8e.

• Des spectateurs en tribunes, une nouvelle victoire face à la Covid…

Après avoir été un modèle pour le sport mondial à Orlando, théâtre de la fin de saison dernière dans une bulle XXL, la NBA a de nouveau pris un temps d'avance sur la majorité des autres grandes compétitions de la planète. La majeure partie des franchises (18/30) auront accueilli du public d'ici à la fin du mois de mars. Les jauges restent limitées, et variables, en fonction des politiques de chacun des états. Mais ces avancées laissent entrevoir des lendemains meilleurs. La NBA se veut, qui plus est, novatrice dans sa gestion de la crise. Le Miami Heat a, par exemple, mis en place une brigade canine capable de détecter des signes du coronavirus, placée à l'entrée de la salle pour contrôler les spectateurs.

• … mais une situation loin d'être maîtrisée 

Si la mise en œuvre des mesures contre la Covid-19 ont porté leurs fruits, aussi bien pour les joueurs que pour une partie des spectateurs, tout est encore loin d'être idéal. Mercredi, le Thunder d'Oklahoma City a été le premier à annoncer le reste de ses matches à domicile sans fans dans les gradins. 31 matches ont par ailleurs déjà dû être reportés (décompte arrêté au 3 mars 2021), en très grande partie à la suite du protocole sanitaire imposé par la ligue. Si une équipe n'est pas en mesure d'aligner les huit joueurs minimums réglementaires lors d'une rencontre, elle est automatiquement reportée. Certaines franchises ont été particulièrement touchées, obligeant la NBA à disputer la deuxième partie de la saison sur une cadence effrénée : jusqu'à 40 matches en 68 jours pour les Memphis Grizzlies et les San Antonio Spurs ! Gare à la méforme et aux blessures… Le coronavirus joue aussi les trouble-fêtes de l'équité sportive, certaines équipes ayant dû composer avec les absences prolongées de joueurs majeurs, quand d'autres ont été globalement épargnées.

• Gobert de nouveau All-Star, Batum de retour au premier plan, Hayes et Fournier à l'infirmerie : bilan contrasté pour les Bleus

La diaspora française de la NBA reste encore une fois parmi les plus importantes chez les joueurs internationaux cette saison. Et avec Rudy Gobert, la France comptera sur un de ses représentants au All-Star Game, le rendez-vous annuel des meilleurs joueurs de la mi-saison. Le pivot de Utah est fidèle à ses habitudes : impérial comme leader de défense des siens avec 2,7 contres par match (deuxième meilleure moyenne du championnat).

En perdition la saison dernière à Charlotte, Nicolas Batum a donné un nouveau souffle à sa carrière depuis son arrivée durant l'intersaison chez les Los Angeles Clippers, pour qui il a débuté tous les matches depuis le début de saison. Timothé Luwawu-Cabarrot a, lui aussi, su tirer son épingle du jeu chez un des prétendants au titre, les Brooklyn Nets (20 minutes par match). 

Les débutants vivent pour leur part une première saison bien différente. Si Théo Malédon (Oklahoma City) s'est vite fait adopter par le Thunder au point d'intégrer le 5 de départ, Killian Hayes est absent des parquets depuis janvier pour une blessure à la hanche après s'être montré peu convaincant à Détroit. Autre grand blessé tricolore, Evan Fournier a beaucoup manqué au Orlando Magic qui n'a gagné que trois de ses 15 matches sans son deuxième meilleur scoreur (18,5 points de moyenne, meilleur moyenne chez les Français).