NBA : LeBron James avait "encore quelque chose à prouver"

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Auteur·e : AFP
LeBron James (Lakers) avec ses trophées après avoir remporté un 4e titre NBA, le 12 octobre 2020
LeBron James (Lakers) avec ses trophées après avoir remporté un 4e titre NBA, le 12 octobre 2020 | AFP

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"Me dire finalement que j'ai encore quelque chose à prouver m'a motivé", a affirmé LeBron James, champion NBA pour la 4e fois de sa carrière à 35 ans, dimanche après la victoire des Los Angeles Lakers aux dépens de Miami.

Il y a trois ans, vous aviez dit n'avoir plus rien à prouver. Est-ce que cela a changé entre-temps ?
Lebron James:
"Avoir quelque chose à prouver me donne l'énergie. Cela m'a motivé cette dernière année et demie, après ma blessure (à l'aine). Cela m'a motivé, parce que quoique j'aie fait dans ma carrière jusqu'à présent, il y a toujours des grommellements, des doutes sur ma place dans l'histoire de ce sport. +Et a-t-il fait ceci, a-t-il fait cela?+. Donc avoir ça à l'esprit, me dire finalement que j'ai encore quelque chose à prouver m'a motivé".

Ce titre a-t-il une saveur particulière ?
LJ:
"Ils sont tous spéciaux. Ils ont tous eu leurs obstacles, sur et en dehors du parquet. Mais l'un n'est pas moins beau que l'autre, car quand on est capable de se mettre dans cette position pour pouvoir gagner un championnat, la première chose à laquelle on pense c'est tout le travail effectué au cours de la saison. Tout ce qu'on a sacrifié. Cela a toujours été ce qui a été le plus gratifiant pour moi, en plus de voir mes coéquipiers heureux comme ils le sont. Ça vaut d'ailleurs pour le basket mais aussi pour tous les métiers: travailler, construire quelque chose et voir les résultats. Je pense que nous vivons tous pour ces moments-là."

Ce moment, justement, vous le vivez dans une bulle, où tout ne fut pas facile...
LJ: "On ne serait pas humain si on n'avouait pas avoir ressenti des hauts et des bas dans la bulle. Parfois, je me demandais +Devrais-je être ici? Cela vaut-il la peine de sacrifier ma vie de famille?+ Je n'ai jamais été loin d'elle aussi longtemps. Je n'ai pas vécu l'entrée en maternelle de ma fille, j'ai manqué le 16e anniversaire de mon fils... Mais il faut rendre un grand hommage au regretté Steve Jobs, car sans lui, sans sa vision, ces appels sur FaceTime (en vidéo disponibles via les appareils Apple, ndlr) n'auraient pas été possibles! Après, peu importe où vous remportez un titre, que ce soit dans un bulle, à Miami, à Golden State... Cela n'a pas d'importance. Quand vous arrivez à cette performance, c'est l'une des plus fortes émotions pour un joueur de basket."

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Vous avez d'abord gagné avec Miami (2012, 2013), puis avec Cleveland (2016), votre club de coeur. Que représente ce titre avec les Lakers ?
LJ:
"C'est une franchise historique et en avoir fait partie est quelque chose que je pourrai raconter à mes enfants et mes petits-enfants, ils pourront dire que leur +pawpaw+ a joué pour les Los Angeles Lakers. C'est comme jouer pour les New York Yankees ou les Boston Red Sox (au baseball) et gagner, ou jouer pour les New England Patriots et gagner un Super Bowl. Donc, pouvoir être champion avec une franchise historique est quelque chose, dont vous pouvez toujours vous rappeler, même si votre esprit vacille."

On vous a vu prendre dans vos bras Jeanie Buss (la propriétaire des Lakers, ndlr), lors de la remise du trophée. Peut-on savoir ce que vous vous êtes dit ?
LJ:
"Je ne vais pas vous mentir. C'était un moment spécial, je savais à quel point cela l'était pour elle. Mes mots étaient juste ceux-là: +je suis fier d'être un Laker+".

AFP