LeBron James (Miami Heat)
LeBron James (Miami Heat) | NED DISHMAN / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

NBA: le Miami Heat pour le three-peat

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Miami va-t-il être le Heat de la décennie ? Victorieuse des NBA Finals ces deux dernières années, la franchise floridienne postule à un triplé retentissant, qui la classerait à hauteur des Lakers et des Bulls, deux équipes mythiques de la ligue. Il sera alors éventuellement temps de se projeter sur l’incroyable record des Boston Celtics (huit sacres consécutifs entre 1959 à 1966).

S’il veut rentrer dans l’histoire comme le plus grand joueur de tous les temps, LeBron James n’a pas de temps à perdre. La star du basket US doit déjà impérativement aider sa formation à conquérir une troisième couronne consécutive, comme les Bulls de Michael Jordan dans les années 90 (à deux reprises d’ailleurs, de 1991 à 1993 puis de 1996 à 1998).

Rejoindre les Bulls et les Lakers

L’autre formation à avoir réussi le fameux three-peat reste la franchise californienne des Los Angeles Lakers. Les Angelinos ont enchaîné trois titres de suite entre 1952 et 1954 (du temps du fameux George Mikan), puis entre 2000 et 2002 (grâce au duo O’Neal-Bryant). Mais hormis les fabuleux Celtics des sixties, qui se sont montrés hégémoniques de 1959 à 1966, personne n’a réalisé le fameux "Four Ever" (quatre trophées consécutifs).

De quoi entretenir l’instinct de chasseur de LeBron James et de ses comparses qui se voient bien devenir l’équipe de la décennie, histoire de marquer leur époque. Battus en finale de l’édition 2011 par les Dallas Mavericks, LeBron James (28 ans), Dwayne Wade (31 ans) et autres Chris Bosh (29 ans) savent qu’une telle occasion ne se représentera pas. Ils savent qu’ils disposent d’atouts non négligeables (Shane Battier, Ray Allen, Rashard Lewis, Mario Chalmers), capables de bien les seconder pour réaliser cette passe de trois vraiment pas évidente.

Conférence Est plus favorable

La preuve ? A six reprises, des franchises NBA ont raté ce three-peat : les Lakers en 1951, les Celtics en 1970, les Lakers de nouveau en 1989, les Detroit Pistons en 1991, les Houston Rockets en 1996, et les Lakers une troisième fois, en 2011, malgré le tandem Bryant-Gasol. La chance du Heat ? Ses principaux challengers risquent encore de s’entretuer dans une Conférence Ouest très dense (Spurs, Thunder, Clippers, Lakers, Nuggets, Mavs, Warriors).

A l’Est, la concurrence semble moins grande même si le collectif des Pacers, la rage de vaincre des deux formations new-yorkaises (Knicks et Nets) et les Bulls au complet (avec Rose et Noah au top) peuvent leur donner du fil à retordre. MVP à six reprises (4 de la saison régulière, 2 des Finals), scoreur impénitent capable de prendre des rebonds et de donner des passes si nécessaire, LeBron James a évolué sur un nuage ces deux dernières saisons.

S’il continue sur cette lancée pour sa cinquième saison floridienne (sa 12e en tout et sa dernière avant ses 30 ans), The Chosen One sera difficilement prenable. Maintenant, n’oublions pas que Tony Parker et les San Antonio Spurs furent à deux doigts de terrasser la bête grâce à la magie du collectif lors d’une finale qu’ils auraient pu gagner 4 matches à 2, en juin dernier. En NBA, rien n’est acquis, même pour King James. La glorieuse incertitude du sport a encore de beaux jours devant elle.

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