DeAndre Ayton
DeAndre Ayton est favori pour être choisi en n°1 par les Suns de Phoenix. | AFP

NBA : La Draft pour les nuls

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La saison 2017-2018 étant terminée, place à la Draft ! Dans la nuit de jeudi à vendredi, les meilleurs espoirs du monde entier ont rendez-vous à New York pour atteindre leur rêve : rejoindre la NBA. Mais le système de Draft est bien plus complexe qu'il n'y parait. France tv sport vous offre les clés pour en comprendre le processus.

La nouvelle génération est prête à faire le grand saut ! Ce jeudi 22 juin, aux alentours de 2 heures du matin, les meilleurs jeunes talents du monde entier auront rendez-vous avec l’avenir. C’est au Barclays Center, antre des Nets de Brooklyn, qu’Adam Silver déclarera ouverte la Draft 2018. Principale porte d’entrée en NBA, la Draft est le système de recrutement des potentielles stars de demain. Lors de cette soirée, les 30 franchises se partagent les jeunes stars du championnat universitaire américain (NCAA) et d'ailleurs, selon des règles bien précises. Explications.

Qui est éligible ?

Tous les joueurs de la planète à condition d'avoir atteint l’âge de 22 ans. Leur inscription est alors automatique à partir du moment où leur cursus universitaire est terminé. Mais un joueur a également la possibilité de demander une dérogation s'il a 19 ans et soit sorti du lycée depuis au moins un an. Mais celles-ci ne sont acceptées que pour les talents exceptionnels. 

Pourquoi la Draft existe-t-elle ?

La NBA étant une ligue fermée, il n’y a pas de montée ou de relégation entre plusieurs divisions. Les 30 franchises qui composent la ligue ne changent jamais. De ce fait, pour éviter que les plus faibles restent dans les bas-fonds du classement, le système de Draft a été créé. Celui-ci permet de répartir les jeunes talents entre les clubs, donnant priorité aux moins bien classés. Sauf qu’on ne prend pas le classement dans le sens inverse. La raison ? Certaines équipes pratiquaient le « tanking ». A savoir, perdre volontairement ses matches afin de terminer la saison à la dernière place afin de recruter le meilleur espoir disponible. La NBA a donc mis en place un système de loterie.

Première étape : la loterie

Elle a lieu pendant les Playoffs. Son rôle ? Déterminer l’ordre de passage des franchises lors de la Draft. Dans un premier temps, les 16 équipes qui disputent les Playoffs sont mises de côté et se partagent les 16 derniers choix, répartis selon leur classement. Par exemple, les Golden State Warriors, meilleur bilan de la ligue avec 67 victoires en 82 matches, auront le 30e et dernier choix. Sont donc concernées les 14 franchises n’ayant pas pris part aux phases finales. Leur chance d’acquérir le 1er choix de la Draft décroît selon leur classement via un système de pondération expliqué au sein de ce tableau :

Une fois le Top 3 connu, les équipes se partagent les 11 places restantes en fonction de leur classement. Comme mentionné sur le tableau ci-dessus, Cleveland prend la place de Brooklyn alors que les Cavs ont terminé 3e de la conférence Est. Cela est dû à un trade qui a eu lieu en 2013 entre Brooklyn et Boston lors de l’échange de Kevin Garnett et Paul Pierce. Ensuite, lors du transfert de Kyrie Irving à Boston et d'Isaiah Thomas à Cleveland, les Cavs ont récupéré le pick des Nets déjà échangé dans ce premier trade. Toutes ces stars ont été échangées contre quelques joueurs d’un niveau moindre et… des tours de Draft. Ces derniers servent aussi de monnaie d’échange entre les équipes. Voici le résultat de la loterie 2018 :  

Deuxième étape : les workouts

Vient la période des workouts. A comprendre, moments où sont testés les potentiels futurs joueurs NBA. Qu’ils viennent de NCAA (équipes d’universités américaines) ou d’ailleurs, les basketteurs considérés comme à fort potentiel ont été suivi tout au long de l’année par des scouts NBA. Ce sont des recruteurs de clubs parcourant le monde à la recherche d’une pépite. Une hiérarchie naturelle s’établit alors entre les différents espoirs et les classent en fonction de leur valeur. Par exemple, une équipe disposant du 15e choix ne fera pas venir un joueur prévu pour le Top 3 de la prochaine Draft, cela n’aurait aucun sens. Une fois les différents joueurs ciblés, ces derniers sont invités par les franchises afin de les tester. Ces sessions individuelles permettront aux clubs de voir si le joueur ciblé leur correspond en termes de style de jeu (besoin) et de niveau (intérêt). Cette période de workouts est très importante pour les futurs draftés : certains parcourent les Etats-Unis dans le but de se faire remarquer et gagner un ticket pour la grande ligue via la Draft.  

Troisième étape : Les échanges

Cependant, l’ordre peut encore changer ! Une fois que les différentes franchises connaissent leur position au sein de la Draft et après avoir ciblé les jeunes talents qu’ils souhaitent ajouter à leur effectif, libre à eux d’échanger leurs choix de Draft. Par exemple, alors que les Celtics ont obtenu le 1er choix lors de la loterie en 2017, ils ont décidé de l’échanger avec le 3e choix de Philadelphie en plus de leur tour de Draft de 2018. 

Quatrième étape : Le jour J

L’ordre définitivement établi, ce jeudi soir, le patron de la NBA, Adam Silver, déclarera ouverte la Draft 2018. Avec la célèbre tirade de son prédécesseur, David Stern, il annoncera le premier choix : « With the first pick of 2018 NBA Draft, the Phoenix Suns select… DeAndre Ayton, from the University of Arizona ». Les choix s’enchaîneront ensuite toutes les 5 minutes, afin de laisser le temps aux équipes de s’ajuster, et ce, jusqu’au 60e. Les 60 draftés sont alors connus et la soirée s’achève non sans photos souvenirs. 

Et après ? 

La quasi-totalité des joueurs draftés au premier tour recevront dans la foulée un contrat garanti de 2 ans. Pour ceux issus du 2e tour, certains auront un contrat plus précaire, d’autres rien du tout. Les déçus pourront retenter leur chance l’année suivante après avoir amélioré leur jeu ailleurs qu’en NBA.

Leo Anselmetti @LeoAnselmetti