NBA – Houston : Clint Capela, un géant dans l'ombre de la star James Harden

Publié le , modifié le

Auteur·e : Quentin Ramelet
Clint Capela rage
À 24 ans, l'ancien joueur de Châlon-sur-Saône, Clint Capela, s'est imposé comme l'un des meilleurs pivots de NBA. | Hannah Foslien / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Si Houston reste sur douze victoires en quatorze matches, ce n’est pas seulement grâce au coup de chaud de James Harden. Si les Rockets shootent beaucoup de loin et si ça marche autant, c’est aussi en grande partie grâce à leur intérieur, Clint Capela. À 24 ans, l’ancien joueur de Châlon-Sur-Saône, déjà en forte progression la saison dernière, est devenu un pivot dominant en NBA.

Pour exister face à James Harden, la tâche est rude. Surtout ces derniers temps puisque la star de Houston affiche une moyenne ahurissante de 40,8 points sur les dix derniers matches. Autant dire que la lumière, comme la saison passée où il a été logiquement élu MVP, se dirige exclusivement sur la « Barbe ». Pourtant, aucun suiveur régulier de la NBA ne peut minimiser l’apport, et la plus-value, d’un autre homme du roster texan. En effet, sans Clint Capela, les Rockets et Harden ne seraient pas aussi spectaculaires qu’ils le sont depuis un mois…

Pour Capela, Chalon semble si loin…

Né à Genève, le colosse de 2m08 s’est imposé, cette saison, comme l’un des pivots les plus dominants de la célèbre Ligue nord-américaine. Autant dire que l’homme de 24 ans n’est plus du tout le même que celui qui avait été aperçu en Pro A, il y a cinq à six ans du côté de Chalon-sur-Saône. Logique vous direz puisque naturellement, en jouant aux côtés des meilleurs joueurs du monde et en étant drafté en 25e position par Houston, sa marge de progression était évidente. Sauf qu’aujourd’hui, lui-même est conscient qu’il a passé un vrai cap : « J’essaie juste d’avoir plus d’impact dans ce que je fais […] En fait, je trouve que je fais ce que j’ai toujours fait mais mieux » a-t-il confié récemment sur BasketUSA. Et pour le coup, cela se vérifie sans problème sur le parquet. Individuellement, il est passé de 13,9 points et 10,8 rebonds l’an dernier en moyenne par match à 17,2 et 12,9 en plus des 1,9 contres posés chaque soir. Autrement dit, le cinquième meilleur rebondeur de la Ligue s’est immiscé aux côtés de stars telles que Anthony Davis ou Joel Embiid.

Chris Paul : « Beaucoup de gens parlent des tirs qu’on prend, des passes qu’on fait, mais il ouvre tout pour nous et il (Capela) devient une menace quand il va vers le cercle. »

Collectivement, il est aussi devenu un grand artisan dans la réussite de sa franchise… Déjà la saison dernière où les Rockets avaient terminé avec le meilleur bilan (65v – 17d), le célèbre meneur américain, Chris Paul, avait rendu hommage à son coéquipier suisse : « Il court et il joue dur. Il pose des écrans. Beaucoup de gens parlent des tirs qu’on prend, des passes qu’on fait, mais il ouvre tout nous et il devient une menace quand il va vers le cercle. » Hier, après son record en carrière contre Denver (31 points à 13 sur 18 aux tirs), ce n’est autre que son coach, Mike D’Antoni, qui ne tarissait pas d’éloge à son sujet : « Je pense qu’il est au niveau All-Star […] On en parle moins car Harden est énorme mais quand on prend 20 rebonds, qu’on shoote à 60 ou 70%, qu’on met des lancers-francs, on devient un des joueurs les plus importants d’une équipe. »

Et là encore, les statistiques sont édifiantes. Alors que la formation texane reste sur douze victoires et deux défaites, synonymes d’une remontada impressionnante à l’Ouest, Clint Capela ne s'est pas contenté d'être le coéquipier modèle de James Harden. En compilant 17.5 points à 61,4%, 14,8 rebonds, et 1,5 contre en moyenne par match, l’ancien Châlonnais est devenu géant. Et à seulement 24 ans, le meilleur est toujours devant lui.