Lopez, Garnett, Pierce et Williams, le quatuor fantastique des Brooklyn des Nets
Lopez, Garnett, Pierce et Williams, le quatuor fantastique des Brooklyn des Nets | NED DISHMAN - NBAE - GETTY IMAGES - AFP

NBA: Des outsiders aux dents longues

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Derrière les deux grands favoris que sont Miami et San Antonio et les autres (Chicago, OKC), cinq franchises espèrent bien bousculer l'ordre établi. Brooklyn, Indiana, New York, Golden State et Houston sont sur la ligne de départ et comptent se faire une place dans une ligue plus dense que jamais.

  • Brooklyn Nets

Brooklyn Nets

La sensation de l’été. En attirant dans ses filets Paul Pierce, Kevin et Garnett et dans une moindre mesure, Jason Terry, les Nets de Brooklyn se sont offerts une place de choix dans la hiérarchie des outsiders à l’aube de la nouvelle saison NBA ; Le cinq de départ de la franchise désormais coachée par Jason Kidd, est peut être le plus impressionnant de la ligue : Williams, Johnson, Pierce, Garnett, Lopez. Cinq joueurs all-stars, ni plus ni moins. Ajoutez à cela un banc hyper complet (Terry, Kirilenko, Evans, Blatche et même Teletovic) et vous obtenez une effectif qui fait peur. Les Nets sont-ils assez armés pour lutter avec Miami ?

Ce qui est sûr c’est que la fenêtre de tir pour obtenir un titre est très étroite pour Brooklyn. Avec des vétérans comme Pierce et Garnett, l’autre franchise de New York a deux ans pour approcher le Graal. Avec un tel roster, l’idée est loin d’être farfelue. Toutefois, il faudra trouver un équilibre. Jamais une mince affaire. Pour la première saison du « Big Three » à Miami, le Heat s’était incliné, en finale certes, mais c’était bel et bien Dallas qui avait remporté le titre. Aujourd’hui, Miami a trois saisons d’avance sur Brooklyn. Le talent individuel des Nets fera-t-il la différence ? Comment Jason Kidd va parvenir à faire cohabiter toutes ses stars ? La défense de Brooklyn sera-t-elle à la hauteur ? De ces questions dépend énormément la saison de la franchise de Mikhaïl Prokhorov.

  • Indiana Pacers

Indiana Pacers

Les Pacers seront plus que jamais très pénibles à affronter cette saison. Après avoir poussé Miami au match 7 en mai dernier, Indiana s’est encore renforcé avec les arrivées de Chris Copeland mais surtout celle de Luis Scola. L’intérieur argentin vient ajouter ses qualités d’attaquants à une raquette qui devient effrayante. Avec Hibbert, West et donc Scola sur le banc, Frank Vogel dispose d’une belle force de frappe là où Miami est, probablement le plus faible. Le « match up » peut être intéressant pour Indiana.

Une question subsiste du côté de l’ancienne franchise de Reggie Miller. Quel niveau affichera Danny Granger pour son retour après avoir raté toute la saison dernière ? En son absence, Paul George a pris le leadership sur l’équipe. L’ailier de 2m03 va devoir se contenter d’un rôle de lieutenant voire de sixième homme. Si il accepte son nouveau statut, Granger sera un plus indéniable apporté à une équipe qui tourne déjà très bien sans lui. Shooteur très pure, le joueur formé à New Mexico tournait à 25,8 points en 2008-2009 et même à 18,7 unités avant sa blessure. L’année dernière, Indiana peinait parfois à trouver des solutions en attaque avec le deuxième cinq. Granger peut être la solution à ce problème.

  • New York Knicks

New York Knicks

La franchise de la Grosse Pomme a une nouvelle fois recruté à tour de bras. Bargnani, Udrih et Metta Wolrd Peace sont arrivés, Wallace, Novak, Copeland et Brewer sont partis. Quel visage auront les Knicks cette saison ? Carmelo Anthony a d’ores et déjà annoncé son intention de tester le marché l’été prochain. S’il n’est pas sûr de quitter New York, la possibilité existe et sonnerait la fin d’une ère au Garden. New York peut-elle espérer le titre cette saison ? La tâche s’annonce très compliquée dans une conférence est plus effrayante que jamais.

Si Metta World Peace apportera sa défense et son tempérament à une équipe qui en a grand besoin, le recrutement d’Andrea Bargnani laisse pantois. Alors que « Melo » et Amar’e Stoudemire se marchaient déjà dessus, l’Italien est encore un joueur au profil de shooteur, encore plus fuyant que ses deux coéquipiers. Mauvais défenseur, rebondeur plus que moyen, le numéro un de la draft en 2006 est un joueur de plus en plus critiqué en NBA. Il va devoir mettre le bleu de chauffe pour réussir à New York. Dans tous les cas, l’effectif de Mike Woodson ressemble à une joyeuse bande d’allumés. Et si cette bande d’allumé faisait vibrer le Madison Square Garden comme à ses plus belles heures ?

  • Golden State Warriors

Golden State Warriors

Au printemps dernier, la NBA faisait la connaissance des Golden State Warriors nouvelle version. Jeune, dynamique, athlétique, enthousiaste, l’effectif de Mark Jackson a fait lever les foules en sortant Denver puis en faisant douter les Spurs. A la tête du clan, on retrouve Stephen Curry, peut être le meilleur shooteur du moment en NBA. Incroyable derrière l’arc, Curry s’est affirmé comme l’une des valeurs sures de la Ligue au poste de meneur. Cette saison, le joueur formé à Davidson College, va devoir confirmer pour espérer acquérir le statut d’all star et mener son équipe encore plus haut.

Pour l’aider dans sa tâche, les dirigeants de la franchise californienne ont recruté l’un des joueurs les plus complets de la ligue : Andre Iguodala. Après une saison seulement à Denver, « Iggy » rejoint donc la franchise qui monte à l’Ouest. Avec les qualités défensives mais aussi offensives, en pénétration notamment, et la dimension physique d’Iguodala, les Warriors comptent bien franchir un cap. Si David Lee confirme son niveau, que Klay Thompson et Harrison Barnes progressent encore et que les problèmes de santé laissent tranquille Andrew Bogut, Golden State a les armes pour faire trembler la NBA.

  • Houston Rockets

Houston Rockets

Voici la curiosité de la saison NBA. L’aventure de Dwight Howard dans le Texas va-t-elle se transformer en « Diwghtmare » comme à Orlando et Los Angeles ou le triple meilleur défenseur va-t-il donner à Houston une chance de croire au titre ? Dans une équipe portée vers l’attaque à outrance, Howard va devoir courir et sécuriser la raquette. Ce qu’il n’a que très rarement fait aux Lakers. Autre problème, la star de l’équipe est James Harden et Howard sera son lieutenant. Enfin l’association avec Omer Asik n’est pas évidente. Tant de questions et de problèmes pour Kevin McHale, le coach texan.

Toujours est-il qu’en attirant Howard, Houston s’est offert un futur. Depuis l’époque de Yao Ming, personne ne croyait en cette franchise. Avec Harden et Howard donc mais aussi Parsons ou Lin, Houston a des armes. Pour se faire une place dans la terrible conférence ouest, il va falloir bien s’entendre et jouer ensemble. Mieux défendre surtout, condition sine qua non pour espérer bien figurer en Playoffs. Cette saison semble arriver trop tôt pour ce nouveau roster mais qui sait si Houston ne peut pas devenir la surprise de l’année ?

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