LeBron James
LeBron James au dessus de la mêlée | ISSAC BALDIZON / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Miami torpille Indiana pour aller en finale

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Miami a balayé Indiana dans le Game 7 de la finale de la Conférence Est (99-76). Le Heat a fait valoir son statut de champion en titre pour s'ouvrir les portes d'une troisième finale NBA consécutive, malgré de valeureux Pacers. Portés par LeBron James et Dwyane Wade, les Floridiens étaient intouchables cette nuit. La première rencontre des Finals entre Miami et les San Antonio Spurs aura lieu jeudi.

Le champion en titre est bien déterminé à défendre sa couronne. Poussé au match 7 par de jeunes Pacers aux dents longues, le Heat s’est fâché tout rouge pour renvoyer les gamins d’Indianapolis à leurs chères études. Monumental tout au long de la série, LeBron James a une fois encore livré un récital digne de son statut de quadruple MVP de la Ligue (32 pts, 8 rbds, 4 pd, 35 d’évaluation). Miami doit une fière chandelle à l’ancien joueur des Cleveland Cavaliers. Dans cette série au couteau, le prodige de l’Ohio a dépassé la barre des 30 points à quatre reprises pour trois victoires.

James étincelant, Wade ressuscité 

Abandonné par Dwyane Wade dans le match 6 sur le parquet du Conseco Fieldhouse, « The Chosen One » a pu de nouveau compter sur son fidèle compagnon. Avec 21 points et 9 rebonds,  « Flash » a été le second contributeur de la franchise floridienne au tableau d’affichage. De quoi faire oublier ses deux feuilles de stats à 10 points lors des rencontres précédentes et ses douze sorties consécutives à moins de 20 points. « Tout ce qui a pu se passer lors des précédents matchs, ça n'a pas d'importance. Il n'y a que celui de ce soir qui compte ", a d’ailleurs reconnu le double champion NBA (2006, 2012) à l’issue de ce Game 7.

Au moment de saluer ses héros, l’American Airlines Arena ne s’y trompait pourtant pas. LeBron James recevait l’ovation qu’il méritait pour sa prestation. Présent dans les tribunes, le néo-retraité David Beckham en profitait pour serrer la main à LBJ. « Jouer en finale pour la troisième année de suite, c'est une performance extraordinaire », s’extasiait Wade au coup de sifflet final. Après une défaite contre Dallas en 2011, les hommes d’Erik Spoelstra ont décroché le trophée Larry O’Brien la saison dernière aux dépens du Thunder. Face aux Spurs et avec l'avantage du terrain à partir de jeudi, ils tenteront de réaliser le doublé. 

L'avenir appartient aux Pacers

Dans le camp d’en face, les Pacers n’ont pas pu rééditer leur performance du match 2 pour décrocher la victoire en Floride. Prépondérants dans la bonne marche de leur équipe, Paul George et Roy Hibert ont été trop discrets pour qu’il en soit autrement. Si le pivot rend 18 points et 8 rebonds, il a souffert pour tenir la raquette. Son acolyte, candidat autoproclamé au titre de MVP a lui été étouffé par la défense de James. Ses 7 points et 7 rebonds ont pesé trop léger dans la balance d’Indiana. David West (14 pts, 6 rbds) et George Hill (13 pts) ont bien tenté de reprendre le flambeau. Mais Ray Allen (10 pts) et Norris Cole (8 pts) ont parfaitement épaulé leurs leaders côté Miami.

Troisièmes de la Conférence Est à l’issue de la saison régulière, les troupes de Frank Vogel peuvent se féliciter d’avoir poussé le champion en titre dans ses derniers retranchements. Des troupes au sein desquelles Ian Mahinmi a eu du mal à surnager. Cette nuit, le pivot français s’est même noyé (1 rebond et 2 pertes de balle en 9 minutes). S’il conserve cet effectif, le jeune technicien de 39 ans devrait encore faire des merveilles la saison prochaine. D’autant que se profile le retour de Danny Granger, franchise player habituel. Out toute la saison pour une blessure au genou gauche, l’ailier va devoir cravacher pour retrouver son statut. En attendant mieux, les Pacers devront dorénavant regarder leurs bourreaux à la télévision.

Miami en route vers le doublé

Vainqueur de Memphis en finale de Conférence Ouest, San Antonio doit se frotter les mains. Au repos depuis une semaine, les protégés de Gregg Popovich fourbissent leurs armes. Qu'ils soient prévenus, LeBron James et le Heat sont bien décidés à imiter les Lakers 2009 et 2010. Les derniers à avoir conservé leur titre. 

Jerome Carrere

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