Hassan Whiteside et Erik Spoelstra
Hassan Whiteside, c'est le nouveau "franchise player" de Miami. | AFP

Miami Heat, une série de victoires qui peut durer

Publié le , modifié le

Et de douze ! Avec sa victoire à Milwaukee (88-106), ça fait maintenant douze victoires consécutives pour Miami. Toujours sans Chris Bosh (blessé) et depuis le départ de Dwayne Wade à Chicago l'été dernier, on n’avait pas vu mieux. Apathique sur la première moitié de saison, le Heat revit depuis la mi-janvier. Des succès qui s’enchaînent et permettent clairement d’envisager les playoffs. Une chose encore impensable il y a de cela quelques semaines.

Commencer sa série par une victoire sur Houston (3e de Conférence Ouest), c’est bien. La poursuivre, six jours plus tard, avec un nouveau succès arraché contre Golden State (leader de la ligue), c’est mieux. Pour une équipe en dessous des 50% de victoires (23-30), c’est même la plus longue série de l’histoire NBA ! C’est dire…

Spoelstra sait y faire maintenant

« Le plus important pour moi, c’est d’avoir des coachs qui me font confiance. Erik Spoelstra est dur avec moi et j’ai besoin de ça. » Après son tir de la gagne face aux Warriors (105-102), Dion Waiters avouait volontiers que les méthodes de l’entraîneur étaient déterminantes dans le jeu affiché par le Heat.

Présent au sein de la franchise depuis 1997, Erik Spoelstra a tout connu en Floride. On est déjà loin de la période LeBron James (2010-2014), encore plus de celle de Shaquille O’Neal (2004-2008). « King » James, c’était notamment un « Big Three » avec Wade et Bosh donc, mais aussi deux titres d’affilée (2012, 2013). Un âge d’or qui a révélé des grands noms, des champions. Et si le Heat peine plus aujourd’hui, c’est que la franchise se cherche un nouveau leader.

Whiteside, le nouveau « Big One »

Et elle est en train de le trouver, de le confirmer même lors de cette série. Hassan Whiteside a mis du temps à se trouver et à prouver. Arrivé à Miami en 2014, il ne s’est pas de suite imposé comme on l’attendait de lui. Cette saison, à 27 ans, il comprend enfin que Pat Riley, son General Manager, et son coach ont envie de construire avec lui. Free agent l’été dernier, il était courtisé par les Dallas Mavericks mais les dirigeants ont répondu au pied levé, « contrat max » : 98 millions sur 4 ans !

Un contrat et une série qui viennent donc justifier les attentes : « Depuis le début de cette série, il construit un jeu cohérent, complet et détaillé. C’est la première fois qu’Hassan compile des stats que tout le monde attend de lui » avouait son coach après la victoire face à Philadelphie (125-102) et l’impressionnant double-double (30 points et 20 rebonds en 27 minutes) de son pivot.

Le poste 5 n’est évidemment pas seul et si le Heat réussit bien, c’est grâce à tout un effectif – notamment un Goran Dragic retrouvé à la mène (20 points et 6.5 assists de moyenne). Devant, Charlotte (9e) et même Detroit (8e) sont plutôt irréguliers. Un motif supplémentaire pour croire à une suite après la saison régulière.

NBA