Boris Diaw tony parker san antonio 042015
Tony Parker et Boris Diaw | AFP

Les Français de la NBA sous le choc

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Nicolas Batum, Joakim Noah et Alexis Ajinca, trois des onze Français qui évoluent en NBA, le prestigieux championnat nord-américain de basket, ont joué avec leur équipe respective vendredi soir, l'esprit accaparé par les attentats meurtriers de Paris survenus quelques heures plus tôt. Batum et Noah étaient adversaires lors du match entre Charlotte et Chicago, mais les deux joueurs ont mis de côté cette rivalité avant le coup d'envoi de la rencontre. Choqués par les attentats qui ont fait au moins 120 morts à Paris, ils ont échangé quelques mots et des nouvelles rassurantes de leur famille respective lors de l'échauffement.

"Je regardais le match France-Allemagne (au Stade de France, site proche  d'une des attaques, NDLR) sur internet, j'ai entendu les explosions, je ne  pouvais pas croire ce qu'il se passait", a expliqué Batum qui a rejoint  Charlotte cet été. "Tous les membres de ma famille et mes proches vont bien, mais je suis  triste, tant de morts causés par des imbéciles, je ne comprends pas pour quoi  ils font cela", a poursuivi l'international français.

"Nous les Français, nous sommes forts"

"C'est difficile à comprendre quand on voit le bilan: avant le match, on  parlait de 40 morts, on en est maintenant à 120, mais nous, les Français, nous  sommes forts, nous allons rester forts et ils ne nous auront pas", a lancé  Batum, membre de l'équipe de France, médaillé de bronze de l'Euro-2015 organisé  en France. "Ce qui s'est passé à Paris est très triste", a de son côté souligné Noah. "Tant de morts pour rien, c'est incompréhensible", a déclaré le pivot  franco-américain des Chicago Bulls.

Ajinça perturbé

"J'ai appelé ma famille juste avant le match pour être sur qu'ils allaient  tous bien", a-t-il ajouté, en précisant que son père, Yannick, nommé capitaine  de l'équipe de France de Coupe Davis était au Cameroun, le pays de son père. Originaire de la région parisienne, Ajinca n'a eu des nouvelles de sa  famille qu'après le match de son équipe, La Nouvelle-Orléans, à Toronto. "Presque toute ma famille vit à Paris, pendant le match, j'essayais de ne  pas y penser, mais j'y ai pensé constamment", a-t-il admis. "Ce monde est fou, on se croit en sécurité, vous êtes dans la rue et soudain, des types se mettent  à tirer." Son entraîneur Alvin Gentry a remarqué la fébrilité de son joueur avant la  rencontre et lui a demandé s'il se sentait capable de jouer. "Beaucoup de choses se passaient dans sa tête, mais il a fait du bon boulot  (10 points et 9 rebonds en 24 minutes, NDLR), mais ce match, ce n'est pas la  vie. C'est absolument tragique ce qu'il s'est passé là-bas", a conclu  l'entraîneur des Pelicans.

AFP

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