Le Heat a perdu la face et la flamme

Le Heat a perdu la face et la flamme

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Surclassé par les San Antonio Spurs, le Miami Heat a laissé échapper sa mainmise sur la NBA et va devoir se reconstruire autour de LeBron James, si seul lors d'une finale 2014 à sens unique. Pour sa quatrième finale de suite, Miami n'a jamais vraiment inquiété San Antonio qui a enlevé dimanche sur le score sans appel de quatre victoires à une le cinquième titre de son histoire, le premier depuis 2007 conquis face à Cleveland emmené par un certain... LeBron James.

Comme Cleveland, le Heat de la finale 2014 n'avait que James à opposer à  des Spurs dépendants de personne, pas même de Tim Duncan, Tony Parker ou Manu  Ginobili. Lors de la finale, "King James" a inscrit près de 31% des points de son  équipe (28,2 pts par match) et ses partenaires du "Big Three", Chris Bosh et  Dwyane Wade, l'ont quelque peu laissé tomber avec respectivement 14 et 15,2  points par match. Plus largement, le banc du Heat a fait pâle figure face à celui des Spurs. 

"Je ne suis déçu par aucun de mes coéquipiers, j'aurais juste souhaité  qu'on joue mieux, mais on est tombé sur une équipe bien meilleure que la  nôtre", a analysé James, beau joueur. "Je ne crois pas que ce sont juste les Spurs qui ont progressé, c'est toute  la Ligue et c'est pourquoi, nous avons besoin de nous renforcer à tous les  niveaux, à tous les postes", a-t-il aussitôt prévenu. Le "Big Three" a peut-être disputé dimanche son dernier match dans cette  configuration. Assemblé en 2010, ce trio majeur a offert deux titres à Miami,  mais Wade, 32 ans, a confirmé que ses problèmes récurrents aux genoux avaient  un impact sur son rendement.

L'option "Melo"

James, 29 ans, a défendu ses partenaires: "Depuis qu'on est ensemble, on a  perdu une finale (en 2011), on en a gagné deux (2012 et 2013), avant d'en  reperdre une (2014): 50% de réussite, je signe tout de suite. Bien sûr on veut  toujours gagner, mais c'est la nature du basket, des fois on gagne, des fois on  perd". A un an du terme de leurs faramineux contrats signés en 2010, les membres  du "Big Three" sont à la croisée des chemins. Soit ils renégocient un nouveau  contrat avec le Heat dès cet été, soit ils vont voir ailleurs et les  sollicitations ne manqueraient pas.

 Un départ de James n'est pas à exclure, même si c'est le scénario le moins  probable: "J'aime Miami, ma famille se sent bien ici, mais ce n'est pas ce à  quoi je pense en ce moment", a-t-il assuré après le match N.5 perdu à San  Antonio. Pour renouer avec le succès, le 3e sportif le mieux payé de la planète  (72,3 millions de dollars en 2013) pourrait signer un nouveau contrat avec un  salaire révisé à la... baisse. Cela permettrait à ses dirigeants d'approcher  son grand ami Carmelo Anthony qui, à 29 ans, se rend compte que les New York  Knicks ne sont pas la meilleure adresse pour décrocher rapidement un titre NBA. 

Avec "Melo" (27,4 points par match cette saison) s'ajoutant au "Big Three",  le Heat aurait fière allure, à condition de rajeunir un effectif vieillissant. Mais avec ou sans "Melo", le Heat restera un rival sérieux pour les Spurs,  a estimé leur entraîneur Gregg Popovich. "C'est une équipe d'un très gros calibre et ils seront dangereux la saison  prochaine, je n'en doute pas une seconde", a-t-il prévenu.

AFP