LeBron James
LeBron James | Mike Ehrmann/Getty Images/AFP

Le Heat déjà champion NBA ?

Publié le , modifié le

Les coéquipiers de LeBron James abordent les finales de Conférence NBA, déjà lancées à l’Ouest, avec un statut inchangé depuis le début de la saison régulière. Grandissime favori à sa propre succession, Miami a passé sans encombre (8-1) les deux premiers tours des playoffs, et ne fait désormais plus face qu’à trois concurrents. Un trio d’effectifs relativement similaires, qui ne manquent pas d’atouts pour contrecarrer les plans de la franchise floridienne.

Les cols bleus d’Indiana 



Premiers obstacles à se dresser sur la route du Heat cette nuit, les Pacers se sont hissés avec brio en finale de conférence. Privés de leur meilleur scoreur Danny Granger pendant la quasi-totalité de la saison, les joueurs d’Indiana atteignent un palier qu’ils n’avaient plus connu depuis 2004. Un retour au premier plan construit sur des valeurs d’équipe trop rares en NBA, véhiculées depuis trois saisons par le jeune coach Frank Vogel, architecte des « blue collars ». Mais ce groupe, aussi soudé soit-il, possède-t-il la trempe nécessaire pour bousculer Miami et sa folle capacité à enclencher le mode rouleau compresseur ?



Premiers obstacles à se dresser sur la route du Heat cette nuit, les Pacers se sont hissés avec brio en finale de conférence. Privés de leur meilleur scoreur Danny Granger pendant la quasi-totalité de la saison, les joueurs d’Indiana atteignent un palier qu’ils n’avaient plus connu depuis 2004. Un retour au premier plan construit sur des valeurs d’équipe trop rares en NBA, véhiculées depuis trois saisons par le jeune coach Frank Vogel, architecte des « blue collars ». Mais ce groupe, aussi soudé soit-il, possède-t-il la trempe nécessaire pour bousculer Miami et sa folle capacité à enclencher le mode rouleau compresseur ?



Premiers obstacles à se dresser sur la route du Heat cette nuit, les Pacers se sont hissés avec brio en finale de conférence. Privés de leur meilleur scoreur Danny Granger pendant la quasi-totalité de la saison, les joueurs d’Indiana atteignent un palier qu’ils n’avaient plus connu depuis 2004. Un retour au premier plan construit sur des valeurs d’équipe trop rares en NBA, véhiculées depuis trois saisons par le jeune coach Frank Vogel, architecte des « blue collars ». Mais ce groupe, aussi soudé soit-il, possède-t-il la trempe nécessaire pour bousculer Miami et sa folle capacité à enclencher le mode rouleau compresseur ?

Opposés l’an passé au deuxième tour des phases finales, les Pacers avaient mené la série (2-1) avant de subir les foudres de Miami (70 points de James et Wade au Game 4), une performance dont ils ne s’étaient pas relevés. Plus expérimentés qu’en 2012, sans Granger mais avec la meilleure progression de l’année (Paul George) dans ses rangs, la meute est davantage préparée et plus solide encore en défense. Deux éléments clés dans la série : la capacité du duo David West / Roy Hibbert à profiter de la faiblesse intérieure de Miami, et celle de Paul George à limiter LeBron James offensivement.

Les vieux roublards de San Antonio 



L’immortelle bande à Parker, qui a plus tremblé face aux feux follets de Golden State (4-2) que face à l’armada des Lakers (4-0) a débuté ses finales de conférence sur les chapeaux de roue face aux Grizzlies (105-83 au Game 1), avant de doubler la mise cette nuit en prolongation. La punition inaugurale est symptomatique de la profondeur de banc des Spurs : dans ce match d’ouverture, les deux cadres Tim Duncan (6 points) et Manu Ginobili (8 points) ont été transparents offensivement. Une absence à peine remarquée, tant les role players des Spurs (Danny Green, Kawhi Leonard et Matt Bonner) ont brillamment pris le relais.



L’immortelle bande à Parker, qui a plus tremblé face aux feux follets de Golden State (4-2) que face à l’armada des Lakers (4-0) a débuté ses finales de conférence sur les chapeaux de roue face aux Grizzlies (105-83 au Game 1), avant de doubler la mise cette nuit en prolongation. La punition inaugurale est symptomatique de la profondeur de banc des Spurs : dans ce match d’ouverture, les deux cadres Tim Duncan (6 points) et Manu Ginobili (8 points) ont été transparents offensivement. Une absence à peine remarquée, tant les role players des Spurs (Danny Green, Kawhi Leonard et Matt Bonner) ont brillamment pris le relais.



L’immortelle bande à Parker, qui a plus tremblé face aux feux follets de Golden State (4-2) que face à l’armada des Lakers (4-0) a débuté ses finales de conférence sur les chapeaux de roue face aux Grizzlies (105-83 au Game 1), avant de doubler la mise cette nuit en prolongation. La punition inaugurale est symptomatique de la profondeur de banc des Spurs : dans ce match d’ouverture, les deux cadres Tim Duncan (6 points) et Manu Ginobili (8 points) ont été transparents offensivement. Une absence à peine remarquée, tant les role players des Spurs (Danny Green, Kawhi Leonard et Matt Bonner) ont brillamment pris le relais.

Mais peut-on seulement parler de seconds couteaux à San Antonio ? Dans le système de Gregg Popovich, tous les joueurs sont placés à même niveau d’exigence, et il est fréquent de voir Tony Parker, qui déroule tranquillement le meilleur basket de sa carrière, se faire remettre à sa place comme un vulgaire rookie. Tout un symbole pour le collectif texan, qui développe un basket soigneusement exécuté où la distribution de balle est reine. Amplement suffisant pour déstabiliser la défense de Miami, moins impressionnante que l’an passé. Seule menace planant au-dessus de la tête des éperons : l’accumulation des matches, qui pourrait bien exténuer le groupe trentenaire avant les grandes Finales. S’il tient le coup physiquement, Miami a du souci à se faire.

Les géants de Memphis 



Révélation des playoffs 2011, Memphis s’est érigé cette année en sérieux prétendant au titre à l’Ouest. Meilleure défense NBA, les Grizzlies ont mal débuté leurs finales de conférence contre San Antonio (0-2) mais tenteront de rester invaincus à domicile ces playoffs pour remonter ce déficit, comme ils l’avaient fait contre Oklahoma City au tour précédent (quatre succès d’affilée après une première défaite à l’extérieur).



Révélation des playoffs 2011, Memphis s’est érigé cette année en sérieux prétendant au titre à l’Ouest. Meilleure défense NBA, les Grizzlies ont mal débuté leurs finales de conférence contre San Antonio (0-2) mais tenteront de rester invaincus à domicile ces playoffs pour remonter ce déficit, comme ils l’avaient fait contre Oklahoma City au tour précédent (quatre succès d’affilée après une première défaite à l’extérieur).



Révélation des playoffs 2011, Memphis s’est érigé cette année en sérieux prétendant au titre à l’Ouest. Meilleure défense NBA, les Grizzlies ont mal débuté leurs finales de conférence contre San Antonio (0-2) mais tenteront de rester invaincus à domicile ces playoffs pour remonter ce déficit, comme ils l’avaient fait contre Oklahoma City au tour précédent (quatre succès d’affilée après une première défaite à l’extérieur).

Leur principal atout ? La paire intérieure Zach Randolph (2,06 m, 118 kg) – Marc Gasol (2,16 m, 120 kg), la plus imposante de toute la ligue. De quoi donner des sueurs froides au Heat et à sa raquette faiblarde si la franchise du Tennessee parvient à se défaire des Spurs d’ici au début du mois de juin. Qu’on se le dise : même pour Miami, la route vers le trophée Larry O’Brien est encore longue.

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