Chris Bosh, Dwyane Wade et LeBron James
Chris Bosh, Dwyane Wade et LeBron James joueront leur quatrième finale de rang | ISSAC BALDIZON / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Le Heat dans la foulée des plus grands

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En se qualifiant pour une quatrième finale NBA d’affilée (Game 1 dans la nuit de jeudi à vendredi), la franchise de Miami s’est hissée pour de bon dans le gotha des meilleures équipes de l’histoire. Aux côtés des Celtics de Bill Russell puis de Larry Bird ou des Lakers de Magic Johnson, il faudra désormais compter avec Heat de LeBron James.

En débarquant à Miami, à l’été 2010, LeBron James était devenu l’ennemi numéro un du sport américain. Il l’avait cherché : après sept campagnes sans titre avec Cleveland, l'ailier à peine arrivé en Floride avait promis à ses nouveaux supporters non pas un trophée de champion NBA, "ni deux, ni trois, ni quatre, ni cinq, ni six, ni sept…", mais une place dans l'histoire. Star du Big 3 aux côtés de Dwyane Wade et de Chris Bosh, James n'a jamais voulu revenir sur ces propos. 

Quatre ans plus tard, force est de constater que le King est bien parti pour tenir sa parole. LeBron James est encore loin des huit titres annoncés, mais il a déjà porté Miami dans une toute autre dimension sportive, et si la finale -perdue- en 2011 n’avait légitimement pas suffi à calmer les sceptiques, les deux titres décrochés en 2012 (contre Oklahoma City) et en 2013 (face à San Antonio, déjà) s’en sont bien occupés.

Aujourd’hui, plus personne n’est surpris de voir le Heat, dominateur en saison régulière (54 victoires, 28 défaites pour l'exercice 2013-14) et impeccable en playoffs (trois revers seulement lors des trois premiers tours, joués au meilleur des sept matches), remettre le trophée Larry O’Brien en jeu face aux inusables Spurs. Une quatrième finale consécutive, qui permet de comparer le succès de la franchise aux plus grandes "dynasties" qu'ait connues la grande ligue.

Le raz-de-marée provoqué par les Celtics du coach Red Auerbach et de sa superstar Bill Russell, dans les années 1960, est incomparable. Avec douze finales et onze titre en treize ans, la franchise de Boston a probablement fixé un seuil qui ne sera jamais dépassé, révolutionnant la ligue au-delà même de la sphère sportive en donnant par exemple les clés de l'équipe à des joueurs noirs, une première à l'époque. En revanche, le fait que le Heat version LeBron James soit aussi régulier dans l'excellence que les Celtics et les Lakers dans les années 1980, deux équipes portées par la rivalité entre Magic Johnson et Larry Bird, est beaucoup plus significatif. 

Il est intéressant  également de noter que les Bulls de Michael Jordan n'ont jamais réussi à faire la passe de quatre, principalement en raison de la première retraite du célèbre numéro 23. En revanche, la franchise de Chicago est, avec les Lakers, la seule à avoir réussi deux triplés. Trois titres d'affilée, le "Three-Peat", l'ultime pass pour le panthéon des plus grandes équipes de l'histoire, que le Heat tentera de décrocher dès jeudi face aux Spurs... 

Les mauvaises langues diront que le Heat a bénéficié, depuis l'arrivée de LeBron James, d'une concurrence relativement faible au sein de la conférence Est. Les Bulls amoindris par les blessures de Derrick Rose, seuls les Celtics hier et les Pacers aujourd'hui ont été en mesure d'inquiéter les Floridiens. Mais s'il parviennent à franchir une nouvelle fois la montagne San Antonio, les hommes d'Erik Spoelstra fileront rejoindre au palmarès les trois franchises les plus mythiques du basket américain. Et le Big 3 aura tenu son pari. 

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