Kobe Bryant
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers) | RONALD MARTINEZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Lakers, Mavs, Jazz : trois équipes pour un siège

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A deux semaines de la fin de la saison régulière NBA, 15 des 16 franchises possèdent déjà leur billet pour les prochaines phases finales (les playoffs, qui débutent le 20 avril). Seule la huitième et dernière place qualificative de la conférence Ouest est encore vacante, et les trois candidats à l'ultime spot – dont font partie les Lakers de Kobe Bryant – jouent des coudes pour ne pas quitter prématurément la compétition.

Le réveil d'Utah (39-36)

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Victime d'une terrible série de défaites entre le 4 et le 24 mars (neuf revers en onze rencontres), on croyait la franchise de Salt Lake City perdue pour les playoffs. Mais les hommes de Tyrone Corbin, profitant d'un calendrier plutôt facile, ont relevé la tête en remportant leurs cinq derniers matches, dont un succès de prestige face à Brooklyn. L'équipe, qui possède l'un des secteurs intérieurs les plus impressionnants de toute la ligue (Al Jefferson, Paul Millsap, Enes Kanter et Derrick Favors) mais une ligne arrière inconstante (Mo Williams, Randy Foye, Gordon Hayward) a joué aux montagnes russes cette saison.

Grâce à sa précieuse victoire d'avance sur les Lakers, l'effectif du Jazz a son destin en main mais la fin de saison ne sera pas évidente, à l'image des affrontements face à Denver, Oklahoma City, Memphis et Golden State. Équipe solide mais rarement médiatisée car peu flashy, elle avait déjà décroché son billet de justesse l'an passé, terminant à la huitième place grâce à une fin de saison tonitruante. Les Spurs s'en étaient ensuite facilement débarrassés au premier tour (4-0). Un scénario qui pourrait bien se répéter dans les semaines à venir.

Chances de qualification : 55%

La rechute des Lakers (38-36)

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Toute la saison, on a attendu que l'extraordinaire effectif des Angelinos trouve ses automatismes et son rythme de croisière. Plus de 70 matches plus tard, le constat est amer. Si Kobe Bryant a encore réalisé une grande saison sur un plan individuel (il vient de devenir le quatrième meilleur marqueur de l'histoire) et que Dwight Howard va mieux, le coach Mike D'Antoni n'a toujours pas trouvé les solutions pour permettre aux pourpre et or de s'assurer une place en playoffs. Pire : après un passage encourageant fin février - début mars, l'autre franchise de Los Angeles n'est à nouveau plus dans le coup.

Metta World Peace ne rejouera plus de la saison (genou gauche), Steve Nash est visiblement diminué (dos, hanche) et Pau Gasol, auteur de la pire année de sa carrière, revient de blessure et peine toujours à trouver sa place dans la rotation californienne. Si ce n'est pas un désastre, ça y ressemble bien. Depuis 1948, les Lakers n'ont raté les playoffs qu'à 5 reprises. Et un rapide coup d'œil aux prochains adversaires ne rassurera en rien les fans d'une des franchises les plus mythiques au monde : les Grizzlies, les Clippers, les Spurs, les Rockets et les Warriors sont tous mieux classés. Bryant a du souci à se faire, et n'a plus le droit à l'erreur. A commencer par une victoire obligatoire, cette nuit face à Dallas.

Chances de qualification : 25%

La barbe des Mavericks (36-37)

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Dirk Nowitzki l'avait promis début février : il ne se raserait plus tant que son équipe n'afficherait pas un bilan équilibré. Alors, deux mois plus tard, les Mavericks concédant toujours plus de défaites que de victoires, le géant allemand exhibe aujourd'hui une barbe bien fournie. La franchise texane était pourtant tout proche du rasoir, la semaine dernière après un joli succès face aux Clippers après prolongation, mais s'est ensuite effondrée face à Indiana. Tombeurs des Bulls grâce à un shoot décisif du "Wunderkind" samedi, les Mavs ont une nouvelle chance de passer chez le barbier ce soir, s'ils battent les Lakers dans le match le plus important de leur saison.

Bien qu'en retard sur ses deux concurrents, les joueurs de Dallas ont toutes les raisons d'y croire encore : une belle dynamique (4 victoires sur les 5 derniers matches), une fin de calendrier à leur portée (deux fois New Orleans, Phoenix, Portland, Sacramento), et un mental à toute épreuve. Comme Nowitzki l'a montré en 2011, c'est lorsqu'il est en mission et avec l'étiquette d'outsider qu'il est capable d'un miracle.

Chances de qualification : 20%

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