Donald Sterling, le patron des L.A. Clippers
Donald Sterling, le patron des L.A. Clippers | ANDREW D. BERNSTEIN / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

LA: les propos racistes du boss choquent

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La NBA a diligenté une enquête après les propos à caractère raciste qu'aurait tenu le président des Los Angeles Clippers à l'encontre notamment de l'ancienne gloire des Lakers Magic Johnson, a-t-elle annoncé ce samedi. Selon l'enregistrement d'une conversation datant du 9 avril rendu public par le site d'informations people TMZ, le président des Clippers Donald Sterling reproche à sa petite amie d'avoir publié sur les réseaux sociaux une photo la montrant aux côtés de Magic Johnson.

"Cela m'embête beaucoup que tu dises ainsi vouloir être associée à des  noirs. Est ce que tu dois vraiment faire cela ?", a déclaré Sterling. "Tu peux coucher avec (des noirs), tu peux les faire venir chez toi, tu  peux faire ce que tu veux avec eux, mais la moindre des choses est de ne pas en  faire la publicité et de ne pas m'inclure là-dedans", a-t-il poursuivi. "Sur ton Instagram de merde, tu n'as pas à te montrer à côté de noirs", a  ajouté Donald Sterling. 

Les révélations de TMZ ont aussitôt suscité une vague d'indignation aux  Etats-Unis et ont conduit la NBA à lancer une enquête. "Nous sommes sur le point d'obtenir le document sonore de TMZ pour pouvoir  ouvrir cette enquête. Les remarques faites sont offensantes et blessantes, mais  pour le moment nous ne pouvons pas en dire plus", a conclu un bref communiqué  de la NBA. Magic Johnson, ancien joueur-vedette des Los Angeles Lakers, la franchise  rivale des Clippers, a réagi aux propos de Sterling en indiquant sur son compte  Twitter que sa femme et lui "n'assisteraient plus à des matches des Clippers  tant que Donald Sterling en sera le président". 

"Un mauvais coup porté à la NBA"

"Ces propos sont un mauvais coup porté à la NBA", a-t-il conclu. D'autres personnalités de la communauté afro-américaine, comme le révérend  Jesse Jackson, ont exhorté les membres de leur communauté à boycotter les  matches des Clippers: "Si on passe de ramasseurs de coton à joueurs de  basket-ball, nous ne faisons pas de progrès, il en va de notre dignité", a  déclaré l'ancien candidat à l'élection présidentielle sur la chaîne de  télévision ESPN. "Ce genre de propos doit cesser et il faut qu'il y ait une réaction  déterminée", a-t-il conclu. 

Selon un ancien joueur des Clippers, Baron Davis, Sterling, propriétaire  des Clippers depuis 1981, est coutumier de ce genre de propos: "Il est comme  ça, il ne s'en cache pas, ça fait longtemps que ça dure".

AFP