Anthony Williams Knicks Nets New York
Carmelo Anthony et Deron Williams se disputeront le trône de New York. | BRUCE BENNETT/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Knicks-Nets : Quel roi pour New York ?

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Depuis le déménagement des Nets à Brooklyn il y a un an, New York -la plus grande ville des Etats-Unis- héberge deux franchises NBA. Chacune Top 5 à l'Est la saison dernière, ces deux-là comptent cette fois-ci en découdre lors des playoffs pour s'adjuger le contrôle de la ville. Celle-ci attend toujours son roi, et la saison à venir devrait, a priori, le sacrer.

Jamais une rivalité aura tant attisé les passions en NBA. Un an après le déménagement des Nets à Brooklyn - arrondissement le plus peuplé de New York - la Big Apple a appris à vivre avec non pas une, mais bien deux équipes NBA, séparées par l'East River, un pont et quelques kilomètres seulement. A l'aube de cette nouvelle saison, très prometteuse, c'est bien la suprématie de NY qui sera une nouvelle fois en jeu. "Je pense qu'il est temps que les Nets prennent le contrôle de la ville", a d'ailleurs prévenu Paul Pierce, dernière folie du milliardaire Mikhail Prokhorov, sur les ondes d'une radio ESPN locale.

Brooklyn, le concurrent attendu du Heat

Un message clair adressé directement aux Knicks, franchise reine car seule à exister à New York jusqu'à l'année dernière. Il faut dire qu’après cinq saisons sans playoffs, les Nets ont dignement fêté leur arrivée dans la Grosse Pomme. Ambitieux, les dirigeants avaient dépensé près de 250 millions d'euros lors de l'été en signant notamment Joe Johnson et en prolongeant Deron Williams. Résultats : Brooklyn a terminé à la 4e place de la Conférence Est avant de chuter au premier tour des Finals face aux Bulls de Chicago (3-4).

Conscient que son équipe était capable de faire mieux, le propriétaire des Nets a cette fois-ci investi sur des joueurs confirmés du championnat : Paul Pierce, Kevin Garnett et Andrei Kirilenko sans perdre au passage un seul joueur de son 5 majeur. Une stratégie lui permettant aujourd'hui de se présenter en tant qu'outsider N.1 du Heat à l'Est, voire de la NBA tout court. "Je pense que l'on sera l'une des deux, trois meilleures équipes de la NBA", a ainsi ajouté Pierce. Devant les Knicks donc ?

New York, le profil bas comme arme absolue

Des déclarations loin d'être du goût du cinéaste Spike Lee, grand fan de NY, qui n'a pas hésité à répondre à sa manière à l'ailier vétéran. "Certaines équipes font beaucoup de bruit et de grosses annonces à chacun de leurs mouvements, a-t-il commenté. Les Nets par exemple..." Car, il est vrai que du côté de NY, on s'est plus montré discret cet été avec un recrutement que l'on pourrait qualifier de "complément" (ndlr: Metta World Peace, Andrea Bargnani).

Cependant, les besoins étaient moindres pour une franchise désormais habituée à jouer les premiers rôles au sein de sa Conférence et lors des Finals, même si les observateurs annoncent une baisse de régime cette saison. Ce qui n’inquiète pas outre-mesure le réalisateur : "J'aime beaucoup le fait que les Knicks aient assemblé leur équipe en silence. Et j'adore le fait que tout le monde les places cinquièmes à l'Est ou plus bas encore." Un effet de surprise qui avait abouti à un statut quo la saison passée après quatre matches entre les deux franchises. Voilà qui annonce déjà une sacrée "guerre des gangs" dans les rues de New York.

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