Golden State
La joie des Golden State Warriors après leur sacre sur le parquet de Cleveland | Jason Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Golden State, une destinée en or

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Golden State a décroché le titre NBA après son succès sur le parquet de Cleveland (97-105). En remportant 4 victoires à 2 une finale rendue magnifique par la résistance opposée par les Cavaliers de LeBron James, la franchise californienne a concrétisé une saison dorée.

La franchise californienne, longtemps moquée à travers tous les Etats-Unis  pour ses échecs répétés, qui ne figurait pas parmi les prétendants au titre en  début de saison, attendait ce trophée depuis 1975 et en compte désormais quatre  à son palmarès. Comme un symbole de son impressionnante domination depuis novembre, ce  match N.6 a été maîtrisé de bout en bout par Golden State. La meilleure équipe de la saison régulière a toujours fait la course en  tête à l'exception des trois premières minutes de la rencontre et un très bref  moment durant la 3e période. Elle a compté jusqu'à 15 points d'avance (73-58) et a écoeuré  définitivement LeBron James et ses coéquipiers qui après avoir remporté deux  des trois premiers matches ont concédé trois défaites successives.

Douce revanche pour Curry

"On a trouvé la recette du succès, on n'en a jamais dévié. C'est vraiment  spécial de réussir une telle saison du début à la fin", a souligné Stephen  Curry, le meneur des Warriors élu meilleur joueur de la saison 2014-15. Son équipe n'a connu que cinq défaites lors des play-offs pour douze  victoires. Elle avait réussi une saison régulière quasiment sans précédent dans  l'histoire avec 67 victoires en 82 matches avec seulement deux défaites dans  leur salle. Le sacre de Golden State qui succède à San Antonio, est d'abord celui de  Curry qui a connu début de finale délicat avant de retrouver sa redoutable  efficacité au tir notamment à trois points lors des trois derniers matches.

Le résumé du match en vidéo : 

"Le dernier quart-temps a été le plus long de toute ma vie. C'est  incroyable de remporter ce titre quand je pense à tout le chemin parcouru avec  cette équipe depuis que j'ai été drafté en 2009", a souligné ce fils d'un  ancien joueur de NBA passé notamment par Cleveland. La revanche est douce pour Curry qui a longtemps suscité le scepticisme  parmi les entraîneurs de NBA à cause de son physique relativement modeste (1,91  m, 86 kg). Il a explosé cette saison sous la direction de Steve Kerr, l'autre artisan  de ce sacre.

Kerr, premier rookie sacré depuis 1982

L'ancien coéquipier de Michael Jordan, quintuple champion NBA avec Chicago  et San Antonio, a frappé fort à 49 ans dès sa première saison comme entraîneur  de NBA: il est le premier coach débutant sacré dès sa première saison depuis  Pat Riley en 1982 avec les Los Angeles Lakers. "J'ai eu la chance de jouer avec des joueurs exceptionnels et d'être dirigé  par des entraîneurs sans équivalent", a insisté Kerr, tenant d'un basket total  proche de celui des San Antonio Spurs de Gregg Popovich, l'un de ses mentors. "J'ai eu la chance aussi d'hériter d'une équipe déjà fantastique et d'avoir  parmi mes joueurs quelqu'un comme Steph, travailleur et pensant constamment au  bien de l'équipe", a-t-il rappelé.

De son côté, LeBron James a perdu sa deuxième finale consécutive et sa  deuxième finale avec Cleveland. "King James", revenu l'été dernier à Cleveland après quatre saisons et deux  titres avec Miami, a pourtant sans doute disputé la meilleure finale de sa  carrière. Après les blessures de Kevin Love et de Kyrie Irving, ses deux partenaires  du "Big Three", il a tenu son équipe, inexpérimentée à ce niveau, à bout de  bras pendant toute la finale, avant de rendre les armes. "King James", auteur de 32 points mardi, n'a pas réussi à mettre fin à la  "malédiction" touchant la ville de l'Ohio qui n'a plus remporté de titre majeur  en sport professionnel depuis 1964. "C'est ma quatrième finale perdue, c'est dur, cela fait mal, j'ai tout  donné, il va falloir donner encore plus", a-t-il admis.

Julien Lamotte

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