Free Agency: La folie Carmelo Anthony

Free Agency: La folie Carmelo Anthony

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"Agent libre" comme LeBron james, Carmelo Anthony déchaîne les passions dans les plus grosses franchises NBA. Le joueur des New-York Knicks s'est donc lancé dans un "Melo Tour" à travers les Etats-Unis avec des arrêts prévus à Chicago, Houston, Dallas et Los Angeles. Hôte du n.3 de la draft 2003, ces quatre formations rivalisent d'imagination pour draguer l'ailier américain.

Chaque année à cette période, la NBA subit la fièvre des transferts soit la "free agency fever." 2014 ne fait pas exception à la règle, sauf que cette année, deux énormes poissons sont sur le marché. Si LeBron James aurait usé de sa clause d'agent-libre pour permettre à Miami de reconstruire une équipe compétitive, son camarade de la draft 2003 Carmelo Anthony n'a pas les mêmes intentions. Joueur des Knicks depuis trois ans, "Meloman", 30 ans, est en quête d'un premier titre NBA. Au terme de sa saison la plus accomplie sur le plan statistiques (27,4 pts, 8,1 rbds et 3,1 passes décisives par match), l'ailier américain a donc entamé un tour des grosses franchises en mesure de l'accueillir, comme l'autorise la NBA aux joueurs sans contrat à partir du 1er juillet. Son périple à travers les Etats-Unis a commencé à Chicago. Pour convaincre l'ancien franchise player des Denver Nuggets, les Bulls avaient dépêché leurs deux stars Derrick Rose et Joakim Noah. D-Rose s'est même entraîné devant son compatriote pour lui prouver que ses blessures à répétition appartenaient bien au passé.

Chicago a marqué des points

"Il faut améliorer l'équipe. Les années précédentes, on n'a pas toujours réussi à attirer les joueurs qu'on avait envie d'avoir", avait déclaré Scottie Pippen à l'Equipe.fr fin juin. Toujours membre de la franchise de l'Illinois, l'ancien lieutenant de Michael Jordan a joint les actes aux paroles en se prêtant au jeu de la séduction. Le coach Tom Thibodeau et le président Jerry Reinsdorf l'ont imité. Une cour assidue qu'a semblé apprécier Melo, qui est resté huit heures à Chicago. A Houston, sa deuxième destination, le double champion olympique 2008 et 2012 s'est attardé moins longtemps. Pourtant, la drague n'était pas moins poussée dans le Texas. Limousine à disposition et gigantesques portraits de lui avec le maillot de l'équipe et le trophée NBA, venue des stars de l'équipe Dwight Howard et James Harden ainsi que de l'ancienne légende Clyde Drexler, les Rockets ont mis les petits plats dans les grands.

Le programme était peu ou proue le même chez leurs voisins de Dallas. Sauf que la franchise de Mark Cuban n'avait que son leader allemand Dirk Nowitzki à présenter pour tâcher de convaincre Carmelo Anthony. Cette folie s'est achevée à Los Angeles où les Lakers, à la dérive cette saison, tentent de reconstruire un projet solide. Sans entraîneur depuis le renvoi de Mike d'Antoni, les Pourpre et Or ont préféré miser sur l'affect. Grâce à un film réalisé par le producteur de... Matrix, les dirigeants angelinos ont vendu un rêve hollywoodien basé sur leur prestigieuse histoire et le doux climat californien. Avec un argument de poids dans la balance: la femme de Kobe Bryant et celle de Melo sont amies.

L'argent de New-York ou l'ambition des autres?

Rien n'est trop gros ni clinquant pour attirer le n.3 de la célèbre draft 2003 dont James, Wade et Bosh notamment, sont issus. Malgré tous les efforts déployés, ces quatre formations pourraient avoir le bec dans l'eau au moment du choix de l'ancien de Syracuse. Les Knicks, où il peut resigner, sont les seuls capables de lui offrir un contrat maximal sur cinq ans avec 129 millions de dollars à la clé. Les autres ne peuvent s'aligner "que" sur 96 millions de dollars sur quatre ans. Sans compter la place que ces franchises peuvent leur offrir dans leur roster. A New-York, Melo est maître incontesté. Est-il capable de se mettre au diapason de partenaires pour décrocher enfin une bague de champion? En attendant la réponse de l'intéressé, la fièvre Anthony n'est pas prête de retomber. 

Jerome Carrere