Gary Neal, Chris Bosh
Gary Neal au shoot devant Chris Bosh | ISSAC BALDIZON / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Des Spurs records étrillent le Heat

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Portés par leurs seconds couteaux Gary Neal (24 pts) et Danny Green (27 pts), les San Antonio Spurs ont corrigé le Miami Heat lors du match 3 des Finals NBA (113-77). Sévèrement battus lors du Game 2, les Texans prennent une éclatante revanche pour leur première rencontre à domicile dans cette finale. Leur succès en Floride en ouverture de la série leur permet de mener 2-1.

Pour leur première rencontre des Finals à domicile, les Spurs ont régalé l'AT&T Center. Oublié leur non-match lors du Game 2 à Miami, les troupes de San Antonio ont remis les pendules à l'heure. Et de quelle manière... En repoussant le Heat à 36 points, les coéquipiers d'un Tony Parker discret et blessé ont signé le troisième plus gros écart entre deux équipes lors d'une finale NBA. Non contents de cette belle marque de référence, ils y ont ajouté un record: celui du plus grand nombre de trois points inscrits dans un match de ce niveau. Avec 16 missiles longue distance, les Texans ont fait feu de tout bois, alliant ce chiffre à une insolente réussite (16/32 soit 50%). Cette nuit, les Duncan, Parker et autre Ginobili ont laissé leurs habits de lumière aux maîtres artificiers Danny Green, Gary Neal et Kahwi Leonard. Un trio de seconds couteaux bigrement efficace. 

Green, Neal, Leonard, les "Three Pistoleros" texans

Avec 27 points, le premier a mené la meute. En réussite dans cette série (12 et 17 points pour les deux premiers matches), l'arrière de 25 ans coupé cinq fois au cours de sa carrière a montré que son 5/5 derrière l'arc lors du Game 2 à Miami n'était pas qu'un feu de paille. Avec un 7/9 monumental dans l'exercice, il a écoeuré Miami à lui seul. Sauf que dans son sillage, deux de ses partenaires avaient également la main chaude. Moins adroit, Gary Neal présente tout de même un solide 6/10 longue distance pour 24 points. Dernier membre de ce trio magique, l'ailier Kahwi Leonard a offert une prestation aussi solide qu'éclectique. Présent aux quatre coins du terrain, le jeune joueur de 21 ans rend 14 points et 12 rebonds avec un 2/3 à trois points. 

Grâce à la performance de ces trois hommes, Gregg Popovich s'est permis le luxe de faire tourner. D'autant que Green et Neal ont pris feu en début de troisième et quatrième quart-temps pour définitivement couper les jambes d'un Heat déboussolé. Etouffé par Leonard, un LeBron James maladroit (15 pts à 7/21 aux tirs, 11 rbds) n'a pu que constater les dégâts à l'issue du match. "Je ne peux pas jouer comme ça et espérer que l'équipe gagne", a commenté "l'Elu", qui tourne à 16,5 points de moyenne seulement sur ces Finals.  Wade (16 points) et Mike Miller (15 points à 5/5 à trois points) ont bien tenté de prendre le relais mais ce n'était pas assez pour faire plier des Spurs intouchables. Après son mauvais match 2 (9 points à 3/13 aux tirs), Tim Duncan s'est remis dans le sens de la marche (14 pts, 12 rbds). 

Parker blessé

Seule ombre au tableau des quadruples champions NBA (1999, 2003, 2005, 2007), la blessure de Tony Parker aux ischio-jambiers. Incertain pour le Game 4, le meneur de jeu français, héros du match inaugural de cette finale, n'a joué que huit minutes en seconde période. Mais avec son Big Three à la main brûlante, San Antonio n'a rien à craindre. "Je n'ai pas reconnu l'équipe qui était sur le parquet. Ils ont été une  classe au-dessus de nous, on a eu ce qu'on méritait", a reconnu le coach du Heat Erick Spoelstra. A lui désormais de trouver des solutions pour récupérer l'avantage du terrain perdu en Floride. 

Jerome Carrere

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