Noah Parker NBA
Joakim Noah et Tony Parker ont été sélectionnés pour les postes de remplaçants. | AFP

De A à Z, l'abécédaire de la nouvelle saison NBA

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De Akron, ville natale de LeBron James qui a célébré le retour du King à Cleveland après quatre années passées en Floride, à San Antonio, grand favori à sa propre succession, en passant par New York où le "Maître Zen" Phil Jackson a récupéré les clés, et Chicago, favori numéro 1 à l'Est, voici tout ce qu'il faut savoir sur la nouvelle saison NBA qui débute le 28 octobre.

A comme Akron… La ville dans laquelle Lebron James est venu au monde le 30 décembre 1984.  "I’m coming home" a simplement dit le King le 11 juillet dernier après quatre ans passés à Miami (deux titres en 2012 et 2013). Une annonce toute simple pour un retour que tout l’Ohio attendait. Et Akron d’oublier la triste "decision" pour fêter le retour du Roi.

B comme Blessés… Comme chaque année, la liste des blessés s’allonge avant le début de la saison. Trois grandes stars vont rater au moins les premières semaines de compétition. Kevin Durant, qui s’est fracturé le pied droit il y a quelques semaines et Rajon Rondo qui s’est fracturé la main gauche fin septembre auront droit à six à huit semaines de repos forcé. Pour Paul Georges, c’est plus grave, puisque le joueur des Pacers a été victime d’une fracture tibia-péroné lors de la préparation du Mondial en Espagne et devrait manquer toute la saison.

C comme Cleveland… L’année dernière les Cavs ont manqué les playoffs avec un bilan de 33 victoires-49 défaites. Avec la signature de LeBron James, la cote des Cavs est remontée d’un coup. En compagnie de Kyrie Irving, meilleur rookie de la saison 2012 et MVP de la dernière Coupe du monde, Kevin Love, monsieur double-double venu de Minnesota, "The Chosen One", "l'Elu", forme un "Big Three" qui fait de Cleveland un sérieux candidat au titre. La cité de l'Ohio se prend à rêver d'un premier titre NBA, 44 ans après la création de la franchise.

D comme Davis… Anthony Davis a 21 ans et va vivre sa troisième saison NBA. L’année dernière, le numéro 1 de la draft 2012 a confirmé sa bonne première saison en totalisant 20,8 points, 10 rebonds et 2,8 contres – meilleur contreur de la NBA – par match. Champion du monde cet été avec le Team USA et champion olympique en 2012, il est l’avenir des Etats-Unis au poste d’intérieur. Il ne lui reste qu’à découvrir les playoffs.

E comme ESPN… Lundi 6 octobre, la NBA a officialisé un nouvel accord avec ESPN et TNT. Les trois parties sont liées pour 9 ans et 24 milliards de dollars, soit 2,7 milliards de revenus annuels (2,1 milliards d’euros). Les gagnants de ce deal énorme ? La NBA bien sûr, ESPN qui pourra proposer les matches en ligne, et les joueurs aussi, qui toucheront plus d’argent puisque le plafond du Salary Cap va exploser.

F comme Ferry… Danny Ferry, le General Manager des Hawks, a donné un écho à l’affaire Sterling, le propriétaire des Clippers, banni à vie par la NBA pour des propos racistes. Ferry a rappelé que l’univers de la NBA n’était pas tout rose en déclarant à propos de Luol Deng qu’il "a encore un peu d'africain en lui. Pas dans un mauvais sens, mais un peu comme une personne qui devant vous vous montre une belle apparence mais qui fait l'inverse par derrière". Une phrase raciste qui lui a coûté son poste.

G comme Gasol… Après LeBron James, c’est l’autre transfert à sensation de cet été aux Etats-Unis. Après 6 ans et demi aux Lakers et deux titres NBA (2009 et 2010), l’Espagnol de 34 ans a traversé les Etats-Unis pour poser ses valises à Chicago. Avec Joakim Noah et Derrick Rose, ils vont former un trio d’enfer.

Pau Gasol, le nouvel intérieur des Bulls face au Cav Anderson Varejao
Pau Gasol, le nouvel intérieur des Bulls face au Cav Anderson Varejao

H comme Hornets… La boucle est bouclée. Créée en 1988, la franchise des Hornets retrouve son nom et sa ville d’origine après un intermède de deux ans à la Nouvelle-Orléans (2002-2004), puis un retour à Charlotte pour devenir les Bobcats à partir de 2004 jusqu’à la fin de la saison dernière. Cette année, retour au classique avec les Charlotte Hornets et leur frelon vert. Un nouveau départ pour la franchise de Michael Jordan qui a retrouvé les playoffs la saison dernière – élimination au premier tour contre Miami.

I comme Inglis… Damien Inglis, ailier de 19 ans, est le seul Français à intégrer la NBA cette saison. Drafté par les Milwaukee Bucks en 31e position au 2e tour, il sera le onzième tricolore à évoluer aux Etats-Unis. Il n’a qu’une saison de Pro A dans les jambes à la Chorale de Roanne.

Le tweet des Milwaukee Bucks

J comme Jackson… Phil Jackson est sorti de sa retraite pour redonner du rêve à New-York. Intronisé président au printemps dernier, le "Maître Zen", onze fois champion NBA sur le banc – avec les Bulls et les Lakers – doit remettre la mythique franchise des Knicks sur le devant de la scène, elle qui n’a plus été sacrée depuis 1973. Avec son ancien joueur Derek Fisher sur le banc, Carmelo Anthony sur le parquet et le retour de l’attaque en triangle, le cocktail est prometteur.

Derek Fisher sur le banc, Phil Jackson à la présidence, le nouvel attelage que New York espère gagnant
Derek Fisher sur le banc, Phil Jackson à la présidence, le nouvel attelage que New York espère gagnant

K comme Kidd… Le banc des Brooklyn Nets était devenu trop petit pour l’ambitieux Jason Kidd. Il voulait les pleins pouvoirs après seulement un an d’expérience sur un banc et un deuxième tour de playoffs (élimination face au Heat). A Milwaukee - pire équipe la saison dernière avec 15 victoires - , "le seul endroit où (il) préférait être" avait-il déclaré lors de son intronisation, il aura la pression car "il y a tout pour réussir". Notamment Jabari Parker, le numéro 2 de la draft.

L comme Lock-Out… Le dernier Lock-Out - les propriétaires décident d’arrêter le fonctionnement de leur franchise - date de 2011. Un autre pourrait bien arriver en 2017, dans trois ans. La raison? Le nouvel accord gigantesque conclu avec les chaînes de télé qui pousseraient les joueurs à revoir les modalités de l’accord conclu il y a trois ans. Une affaire de gros sous à se partager en somme.

M comme MVP… LeBron James pour un cinquième titre, Kevin Durant pour le doublé, le revenant Derrick Rose, une nouvelle tête comme Chris Paul, Blake Griffin ou James Harden ou un Français (Tony Parker, Joakim Noah)? Comme touts les ans, les prétendants pour le titre de MVP de la saison régulière sont nombreux sur la ligne de départ. A voir également comment se comportera Kawhi Leonard, le dernier MVP des Finals.

N comme Nul… Certaines franchises savent déjà que la saison sera longue et lorgnent déjà sur l’année prochaine. Adeptes du "tanking", cette dérive malheureuse qui consiste à laisser filer les rencontres pour avoir des chances d’obtenir le plus haut choix de draft en fin de saison, ces franchises ont déjà tiré sur l'exercice qui débute. Une pratique qui a de l’avenir puisque la réforme de la draft n’a pas été acceptée. Les Lakers se prêteront peut-être au tanking cette saison, eux qui n’ont signé aucune grosse recrue hormis Carlos Boozer. Avec un Kobe Bryant vieillissant (35 ans) et sur le retour, Byron Scott va devoir faire des miracles.

O comme Old Men… La saison qui débute le 28 octobre pourrait bien être la dernière page d’un livre commencé le siècle dernier. En effet, Steve Nash, Kevin Garnett et Tim Duncan arrivent au bout du chemin. Pour eux, cette saison pourrait être la dernière. A respectivement 40, 38 et 38 ans, dire adieu et sortir dignement sera forcément compliqué pour ceux qui ont goûté aux titres individuels et/ou collectifs. Pour Nash, ça s'annonce compliqué puisque le meneur canadien va déjà manquer l'intégralité de la saison en raison d'une blessure récurrente au dos.

P comme Points… Kobe Bryant n’a pas beaucoup joué ces deux dernières saisons, six matches pour être précis depuis le 12 avril 2013 et sa rupture du tendon d’Achille. Cette saison 2014-2015 marque son vrai retour et elle pourrait être historique. Il n’est plus qu’à 592 points de Michael Jordan (32292 contre 31700) et pourrait bien lui chiper sa place sur le podium des meilleurs scoreurs de l’histoire derrière Karl Malone (2e) et Kareem Abdul-Jabbar (1er).

Kobe Bryant n'est plus qu'à quelques encablures de "MJ" en nombre de points marqués
Kobe Bryant n'est plus qu'à quelques encablures de "MJ" en nombre de points marqués

Q comme QI basket… On en a entendu parler tout l’été de ce fameux "QI basket". Après la démonstration des San Antonio Spurs en finale contre l’armada de Miami, tous n’avaient plus que cette expression à la bouche, qui désigne simplement l’intelligence de jeu. Entre celle de Kevin Love qui va la faire apprécier du côté de Cleveland et celle de Derrick Rose qui aurait augmenté, il y aura de belles luttes de neurones sur les parquets cette saison.

R comme Repeat… Champions en titre, les Spurs vont tenter de bisser. Etincelants face au Heat, les Spurs n’ont rien changé cette année. Normal, ils ont gagné. Popovich est toujours sur le banc, le trio magique est bien sur le parquet (Parker-Duncan-Ginobili), Leonard et Diaw également. Bref, que du connu et du sur pour une franchise qui va tenter d’être la huitième de l’histoire à réussir le doublé. Pour le reste de la Ligue, ils sont les grands favoris.

S comme Surpoids… les vacances ne sont pas forcément bénéfiques pour tout le monde et pour Boris Diaw, elles pourraient lui coûter un paquet d’oseille. L’état-major des Spurs a mis une clause dans son contrat qui pourrait lui rapporter 500000 dollars cette saison s’il ne dépasse pas 115 kg à trois dates dans l’année. « Babac » n’est pas le seul à voir son poids surveillé puisque Chandler Parsons (Dallas) a aussi subi les foudres de son entraîneur Rick Carlisle pour avoir grossi durant la trêve estivale.

Le tweet de Boris Diaw

T comme Trash-Talking… Le petit monde de la NBA est habitué aux embrouilles entre joueurs sur le terrain ou par médias interposés. Cet été, les ex-camarades du Heat se sont entre-déchirés, Mario Chalmers et Chris Bosh saluant le départ de LeBron James, qui n’a pas manqué de répondre. La saison n’a pas commencé mais tout le monde s’est bien échauffé.

U comme USA… En Espagne fin septembre, Team USA a remporté son quatrième titre majeur d’affilée (deux JO, deux Mondial). Depuis la prise en main de "Coach K" (Mike Krzyzewski), le Team USA ne s’est incliné qu’une fois en 76 rencontres. Une domination sans partage avec un effectif où des jeunes apparaissent (Klay Thompson, Kenneth Farried…) et un état d’esprit irréprochable. Dans deux ans à Rio, les Américains seront encore les ultra-favoris.

V comme Voisins… Le All-Star Week-end 2015 aura lieu à New York, mais dans deux salles différentes. Cette 64e édition se déroulera en deux temps : les animations, les concours et le match des rookies les vendredi et samedi se tiendront au Barclays Center de Brooklyn, tandis que le "match des Etoiles" se tiendra au Madison Square Garden, la salle des Knicks, le dimanche.

W comme Wiggins… Le numéro 1 de la draft, la nouvelle star c’est lui. Choisi par Cleveland, Andrew Wiggins a été sacrifié sur l’autel de la conquête d’un titre NBA par les Cavs qui l’ont envoyé à Minnesota contre Kevin Love. Chez les Wolves, ce Canadien de 19 ans qui n’a passé qu’un an à l’université (Kansas) va trouver un environnent taillé pour lui, les caviars de Ricky Rubio et une équipe jeune prête à faire le spectacle. Gros bosseur, il va devoir confirmer les énormes espoirs placés en lui.

Andrew Wiggins, le numéro 1 de la draft a posé ses valises à Minnesota après une escale à Cleveland
Andrew Wiggins, le numéro 1 de la draft a posé ses valises à Minnesota après une escale à Cleveland

X comme XXL… Rudy Gobert entame sa deuxième saison NBA avec le Jazz. Médaillé de bronze avec les Bleus cet été au Mondial, il veut confirmer son potentiel entrevu la saison dernière et en Espagne. Pour cela, il pourra encore une fois compter sur son gabarit XXL avec 2,36 mètres d’envergure - la plus grande de la NBA - qui lui permet de toucher le plus haut sans sauter (2,92 m).

Y comme Y… La NBA est un monde essentiellement masculin. Pourtant, les Spurs, pas les derniers pour innover, ont ajouté une touche de chromosome Y cette saison avec la première femme assistante-coach à temps complet, l’ancienne joueuse WNBA Becky Hammon. Nommée le 5 août dernier, l’ancienne meneuse de New York et San Antonio fait mieux que Lisa Boyer qui n’avait été assistante chez les Cavs que lors des rencontres à domicile.

Z comme zéro… Au moment de choisir les numéros de maillot, certains font dans le classique - LeBron qui prend le 23 pour son retour à Cleveland -, d’autres moins. Ainsi Kevin Love qui portait le 42 à Minnesota a choisi le 0 chez les Cavs. Avec lui, 15 autres joueurs ont fait ce choix de porter le numéro du néant. Darrell Arthur (Denver), O.J. Mayo (Milwaukee) et Spencer Hawes (Philadelphie) font encore mieux puisqu’ils portent le 00.

Benoit Jourdain @BenJourd1