LeBron James (Cleveland Cavaliers)
LeBron James (Cleveland Cavaliers) | DAVID LIAM KYLE / NBAE / GETTY IMAGES / AFP

Avec LeBron James, Cleveland veut un titre et vite !

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Quatre ans après son départ pour Miami, LeBron James fait son retour dans la franchise qui l'a drafté: les Cleveland Cavaliers. La Franchise de l'Ohio, jadis trahie par le "King" est enthousiaste à l'idée de le retrouver sur les parquets entouré de Kevin Love et Kyrie Irving. Tous ont l'ambition de pouvoir enfin célébrer un titre NBA.

L’histoire pourrait être tirée d’un film. Enfant chéri d’Akron, ville située à une soixantaine de kilomètres de Cleveland, LeBron James débute sa carrière en NBA avec les Cavaliers en 2003. L’idylle est belle. "The Chosen One" régale son public, enchaîne les distinctions personnelles et emmène sa franchise en Finale NBA. En Finale seulement. Bien décidé à orner ses mains en or d’une (ou plusieurs) bague du meilleur effet, James "exporte ses talents à South Beach, Miami", selon la formule qu’il a lui-même consacrée lors de "The Decision", l’émission si décriée lors de laquelle il a annoncé qu’il quittait Cleveland. Ce show en direct sur ESPN a laissé une rancœur qui semblait indélébile dans le cœur des fans des Cavs. Oui mais voilà, l’été dernier, « LBJ » est revenu à la maison. Oubliés les insultes, les maillots brûlés, la lettre de Dan Gilbert, le propriétaire de la franchise, "Daddy ‘s home" (Papa est à la maison).

LeBron voulait Love à tout prix

Avant le transfert de Kevin Love, Cleveland comptait quatre numéros un de la draft dans son équipe (James 2003, Irving 2011, Bennett 2013 et Wiggins 2014), une première dans l’histoire. Oui mais voilà, LeBron James ne veut plus attendre. Il a déjà attendu sa 9e année NBA pour décrocher sa première bague. Le King n’a plus le temps. Aussi enthousiasmante que soit la perspective de jouer avec Andrew Wiggins, la star sortie de l’université de Kansas, James n’est pas prêt à sacrifier une, deux voire trois saisons à attendre que les jeunes pousses éclosent. Alors, il a fait des pieds et des mains pour attirer le gros poisson de l’été : Kevin Love. Le 23 août, il est exaucé. Andrew Wiggins et Anthony Bennett font le chemin inverse dans un "trade" à trois avec Philadelphie.

Avec Irving et Love, James a son nouveau « Big Three » après les « Tres Amigos » de Miami. Plus jeune, celui-ci a tout pour emmener les Cavaliers vers les sommets. Et Dieu sait que la ville de Cleveland en a besoin. Elle attend ça depuis 50 ans, et la victoire des Browns en NFL pour être précis. Une éternité dans le sport US. Les habitants ont même une expression pour désigner cette disette : « The Curse «  (la malédiction). On vous laisse imaginer les espoirs qu’a engendrés le retour du « King » dans sa ville. Pas encore favorite pour le titre, les GM voient plutôt les Spurs faire le doublé, Cleveland est prête à célébrer. La pression sur l’équipe est d’autant plus forte.

Une équipe taillée pour le titre​

Avec LeBron James, Cleveland possède le joueur le plus dominant de la Ligue, celui qui mobilise le plus la défense adverse. Sa présence dans une équipe change inévitablement son jeu, en attaque comme en défense. Le tapage médiatique autour du transfert de Kevin Love a fait oublier l’essentiel : "LBJ" est un joueur parfait pour faire briller Kevin Love. L’ancien intérieur des Timberwolves possède un jeu offensif d’une rare polyvalence. Extrêmement puissant, il peut jouer dos au panier, mais possède aussi une adresse redoutable derrière l’arc. On se dit alors qu’il va se gaver des pénétrations de James et des ajustements de la défense. La pré-saison a déjà prouvé que les deux pouvaient s’entendre à merveille. Ne reste qu’à Kyrie Irving à trouver sa place dans ce nouvel échiquier. Lui habitué à avoir la balle dans les mains sera délesté de certaines taches. Comment le génial meneur va-t-il accepter son nouveau rôle ? C’est l’une des questions à laquelle David Blatt, le nouveau coach des Cavs, va devoir répondre.

L’autre, c’est la défense. Si LeBron James est l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de la NBA, ce n’est pas tout à fait le cas d’Irving et encore moins de Love à l’intérieur. L’ailier fort de 2,08m sera ciblé par les attaques adverses, notamment sur pick and roll, une situation dans laquelle il est en grande difficulté. Autour de lui, ses coéquipiers vont devoir s’adapter. A commencer par Anderson Varejäo et Tristan Thompson, ses compères dans la raquette.

Ces problèmes, la ville de Cleveland n’en a cure. Les fans n’attendent qu’une chose : régner sur la NBA. Rapidement si possible.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot