Steve Nash
Clap de fin pour Steve Nash | Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

A 41 ans, Steve Nash tire sa révérence

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Plombé par les pépins physiques depuis son départ de Phoenix en 2012, Steve Nash a annoncé ce samedi qu'il quittait pour de bon les parquets. Il laisse la NBA orpheline de l'un de ses plus géniaux chef d'orchestre.

Quand il avait mis un terme à sa saison avant même de l'avoir débutée en raison d'une blessure récurrente au dos, en octobre dernier, Steve Nash savait déjà probablement qu'il ne reviendrait plus. Ce samedi, il a officialisé sa retraite dans une longue lettre ouverte, publiée sur le site du Players Tribune, où il rend hommage à tous ceux qui l'ont soutenu : sa famille, ses coéquipiers, ses coachs, les dirigeants des franchises pour lesquelles il a joué. 

Il y en a eu trois en tout. Dallas (1998-2004), il est passé du statut de meneur lambda à celui de All-Star incontesté aux côtés de Dirk Nowitzki et Michael Finley. A Los Angeles (2012-2015), il avait espéré faire un joli dernier baroud d'honneur aux côtés de Kobe Bryant, Pau Gasol et Dwight Howard, mais la mayonnaise n'a pas pris et les blessures se sont contentées de gâcher le reste. Mais c'est bien à Phoenix (1996-1998 puis 2004-2012) que le Canadien est devenu le meneur de jeu le plus créatif de sa génération. Un fantastique attaquant à l'adresse écoeurante et à la vision de jeu sans pareille, sublimé par un coach (Mike d'Antoni) et son système. 

Il ne gagnera jamais de titre

"Run and gun" : courir, shooter, le plus rapidement possible, sans jamais s'arrêter pendant 48 minutes. A la baguette de ce collectif composé d'athlètes infatigables (Amare Stoudemire, Shawn Marion, Leandro Barbosa), de shooteurs (Joe Johnson, Jason Richardson) et d'autres créateurs (Boris Diaw, Goran Dragic), Steve Nash a déroulé le plus grand basket de sa carrière, distribuant les caviars avec une cadence rarement égalée. Dans l'Arizona, le maestro a remporté deux titres de MVP (2005, 2006). Mais il n'a pas remporté le titre tant convoité. 

Il ne le remportera jamais, et restera donc dans les livres d'histoire aux côtés des John Stockton, Charles Barkley, Karl Malone, Elgin Baylor, Allen Iverson, Patrick Ewing, et toutes ces superstars qui n'ont jamais goûté aux joies du sacre collectif. Un comble, pour l'un des plus grands passeurs de l'histoire du basket. 

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer