Tony Parker.
Tony Parker | AFP

NBA : Tony Parker, jeunesse éternelle

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Auteur d'une prestation de haute volée ce week-end contre les Knicks, Tony Parker revit à Charlotte. Le Français, débarqué chez les Hornets cet été, prouve qu'il a encore des jambes. À 36 ans, "TP" reste un fringant vétéran. Et prouve qu'il a encore de fiers services à rendre.

Tony Parker a retrouvé ses jambes de 20 ans: dimanche au Madison Square Garden, la défense de New York a fait les frais de l'explosivité et des accélérations dévastatrices du meneur français de Charlotte, qui a fini la rencontre avec 16 points, 2 passes décisives et 2 rebonds, lors de la victoire des Hornets face aux Knicks (119-107). 

Après 17 années de loyaux services à San Antonio, quatre titres de champion NBA (2003, 2005, 2007, 2014) et un trophée de meilleur joueur de la finale 2007, Parker a rejoint Charlotte à l'intersaison afin de dynamiser le vestiaire des Hornets. "Je m'habitue à ce nouveau rôle. J'avais déjà commencé l'année dernière avec les Spurs, mais c'est un peu plus conséquent à Charlotte où on a une équipe de jeunes avec peu d'expérience", confie le Français, six fois sélectionné pour le All-Star Game. "J'essaie de leur donner des conseils, de trouver les bons moments pour leur parler et de faire progresser cette équipe", poursuit-il.

Utilisé en sortie de banc, Parker assume pleinement ses nouvelles responsabilités: avec un temps de jeu d'un peu moins de 20 minutes, il affiche des statistiques de 10,3 points, 4,3 passes décisives et 1,7 rebonds par match.
 

Un rôle de doublure que "TP" prend au sérieux

Doublure de luxe de Kemba Walker, "TP" n'hésite pas à faire profiter son coéquipier de sa connaissance du jeu et de sa gestion des moments-clefs. "Kemba a envie de continuer à progresser. Il veut passer du niveau All-Star à celui de leader d'une équipe victorieuse d'une série de play-offs", indique Parker.

La renaissance de Parker paraissait pourtant improbable il y a encore quelques mois, alors qu'il sortait d'une saison décevante à San Antonio. Blessé au genou gauche lors des play-offs 2017, le Français avait perdu sa place dans le cinq majeur des Spurs et affichait des statistiques en berne (7,7 points de moyenne, soit son plus faible rendement offensif en carrière). La perspective de jouer pour la franchise de Michael Jordan, aux côtés de son ami et compatriote Nicolas Batum, semble avoir redonné des ailes à Parker.

"Un dernier petit challenge"

"Je savais qu'il en avait encore sous le pied. La première saison après une grosse blessure est toujours difficile. C'est toujours la deuxième qu'on retrouve ses sensations", assure Batum, entré en 2017 au capital de l'ASVEL, le club dont Parker est l'actionnaire majoritaire. "L'année dernière à San Antonio, c'était un peu compliqué pour lui, mais je pense qu'il avait besoin d'un dernier petit challenge. C'est pour ça qu'il réussit une si bonne saison. Il avait envie de quelque chose de nouveau avant d'arrêter", poursuit l'ailier tricolore des Hornets.

Parker se refuse lui d'évoquer la retraite et reste concentré sur l'objectif qu'il s'est fixé dès son arrivée aux Hornets: disputer les play-offs pour la 18e fois d'affilée.
 

AFP