joie Nancy finale Pro A 2011
La joie des Nancéiens, tombeurs de Cholet | AFP - THOMAS SAMSON

Nancy sacré

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Sacré en 2008, Nancy est redevenu champion de France de ProA, samedi, en battant le tenant du titre, Cholet (76-74), à Paris-Bercy. Le Nancéien John Linehan, titré avec Cholet l'année dernière et auteur aujourd'hui de 15 points, a apporté la victoire aux Lorrains avec un panier à trois secondes de la fin. Grâce à ce succès, Nancy représentera la France en Euroligue la saison prochaine.

Depuis la mise en place d'une finale à match unique en 2005, aucune équipe n'a encore réussi à remporter le trophée deux années consécutives. Et la malédiction a continué, ce samedi, sur le parquet du palais omnisports de Bercy. Face au CB, premier de la saison régulière et tenant du titre, Nancy a décroché son deuxième sacre après celui de 2008. Au grand dam des hommes d'Erman Kunter. Les Lorrains, plus solides, ont pris la rencontre à leur compte. Après un premier quart-temps remporté 24 à 20, les troupes du SLUC ont vu les Mayennais revenir à une longueur avant la pause (43-42). Plus maladroits que leurs adversaires du jours, les Choletais ont subi une adresse de loin plutôt odieuse des Lorrains (9/16 soit 56%). Willie Deane et Tremmell Darden ont ainsi permis au SLUC de s'envoler (55-47, 25e). Mais le club des Mauges a su réagi. Fabien Causeur, bien épaulé par DeMarcus Nelson, a ramené les siens à 2 points des Lorrains (59-61, 30e).

Les protégés de Kunter ont même réussi à repasser devant (63-62, 33e) mais pour peu de temps. Akin Akingbala, Victor Samnick et John Linehan ont en,suite repris les choses en main (71-65, 36e). Si Cholet a tenté de résister jusqu'au bout, le club a été trahis pas une adresse catastrophique à  l'image de Sammy Mejia, MVP étranger de la saison mais auteur d'un petit 4 sur 13 aux tirs pour un total de 15 points. Alors que le score était encore serré, c'est John Linehan, titré avec Cholet l'année dernière et auteur de 15  points samedi, qui a apporté la victoire aux Lorrains, d'un lay-up à trois secondes de la fin (76-74).

Trois ans après, Nancy retrouve donc le sommet et décroche du même coup un ticket direct pour l'Euroligue. Il s'agit du quatrième trophée de l'histoire du Sluc, devenu lors de la  dernière décennie l'équipe française la plus régulière au plus haut niveau.

Déclarations

John Linehan (meneur de Nancy et meilleur  joueur de la finale): "C'était très difficile aujourd'hui, un gros combat. On  n'a pratiquement dominé dans aucun secteur mais on n'a jamais lâché. On a cru  les uns dans les autres, on est resté ensemble, on a réussi à ramener la  victoire à bon port. C'est spécial pour de gagner avec Nancy contre mon  ancienne équipe, Cholet, qui a réussi une saison magnifique. Cette finale  c'était comme un film, je suis content d'être du bon côté, dans le rêve. Ce  soir était notre soir. Le dernier tir que je mets est le plus significatif et  le plus important de ma carrière. Mais je n'ai fait que mettre le dernier d'une  longue série. C'est toute l'équipe qui a réussi un grand match ce soir."

Fabien Causeur (arrière de Cholet): "Je suis déçu bien sûr. Aujourd'hui  c'est très dur, on prend une grosse claque. On rêve de gagner des titres. Si on  joue au basket c'est pour être champion. Voir les autres soulever le trophée,  ça fait mal. Nancy a fait un très bon match, ils ont mis beaucoup de shoots. On  a connu moins de réussite sur ce plan là. On pourra trouver toutes les excuses  du monde, le fait de ne pas avoir joué pendant onze jours. Moi j'espère juste  que dans les années à venir on refera un parcours comme celui-là et qu'on  soulèvera le trophée à la fin."

Erman Kunter (entraîneur de Cholet): "C'est une grosse déception. A chaque  fois qu'on a réussi à revenir dans cette finale on a voulu passer devant tout  de suite et on a forcé nos tirs, au lieu de jouer. Il fallait être un peu  patient. Mais on est resté tout le temps dans le match puisqu'on échoue à un  tir avec une adresse de 32% seulement. On souffrait clairement d'un manque de  rythme. Onze jours sans match c'était trop long. On a commencé à préparer la  saison le 16 août, on joue depuis le 2 octobre et on se retrouve avec onze  jours sans match avant la finale. Je ne sais pas dans quel championnat ça  existe! Il faudra trouver une solution, avec ce format c'était impossible de  garder les joueurs en rythme. Il n'y a aucune méthode pour ça. On s'est  renseignés à droite et à gauche, même aux Etats-Unis. Ca n'existe pas."

Isabelle Trancoën