Dirk Nowitzki (Dallas) vs Ser ibaka (Thunder) lors du match 5 des Play-offs, 25/05/2011
Dirk Nowitzki, le point fort de Dallas. | NBAE Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images/AFP

Miami-Dallas, de la revanche dans l’air

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Miami sera opposé à Dallas dans la nuit de ce mardi à mercredi pour le titre NBA. A l’Ouest, les Mavericks avaient dominé le Thunder (4-1) tandis que le Heat s’est débarrassé des Chicago Bulls (4-1) à l’Est. Cette finale sera un remake de celle de 2006 où Miami s’était imposé par quatre victoires à deux.

Le traumatisme de 2006 toujours présent dans les têtes


13 juin 2006. Dallas mène deux victoires à zéro face à Miami et compte 13 points d’avance à six minutes trente quatre secondes de la fin lors du match 3. Dirk Nowitzki pense décrocher son premier trophée Larry O’Brien mais la machine texane s’enraye et apparaît Dwayne Wade. Les coéquipiers de Jason Terry laisseront filer la rencontre et perdront finalement la série 4-2. Wade avait inscrit 12 points dans les six dernières minutes du match 3 et avait tourné à 34,7 points, 7,8 rebonds et 3,8 passes lors de cette finale, des statistiques ‘jordanesques’. 


Cinq années ont passé depuis ce traumatisme, mais la plaie reste béante. Ainsi, alors que Dallas disputait la finale de la Conférence Ouest et n’était pas encore qualifié pour la finale (Dallas menait 3-1 face à Oklahoma), le public texan scandait déjà « Beat the Heat » (Battez le Heat). De cette finale ratée, seuls Dirk Nowitzki et Jason Terry sont encore présents dans la franchise texane. Côté Heat, Dwyane Wade et Udonis Haslem étaient également là en 2006.

Dallas, une franchise plus mûre qu’en 2006


Depuis ce terrible souvenir, Dallas est une équipe beaucoup plus expérimentée. En effet, les joueurs de Rick Carlisle ont dominé Oklahoma City, formation pourtant plus talentueuse mais encore tendre pour ces rendez-vous, grâce à leur expérience et leur solidité. Dirk Nowitzki est en état de grâce actuellement et semble même retrouver une seconde jeunesse à trente deux ans. Ce dernier tente d’ailleurs de dédramatiser et d’oublier la finale de 2006. « Nous avons eu une chance en 2006, nous l’avons laissée échapper, nous allons essayer de rectifier le tir », avouait l’Allemand. Egalement présent à cette malheureuse finale, Jason Terry a tourné la page. « Ce n’est pas la même équipe. Seuls deux joueurs sont encore dans notre équipe. Et chez eux, c’est pareil avec Wade et Haslem. Même Pat Riley n’entraîne plus le Heat », déclarait l’Américain.

Même si les joueurs et dirigeants texans ne veulent pas parler de revanche où avouer une profonde blessure faite par Miami, cette finale est un rêve pour tous. Depuis l’échec de 2006 ; les Mavericks sont invaincus face aux Floridiens. Dix rencontres en saison régulière et dix victoires ! Preuve que chaque opposition est particulière et que seule la victoire compte face à Miami. Même l’intérieur Nowitzki qui semblait vouloir oublier cette finale maudite montre que les souvenirs sont encore bien présents dans sa tête. « Cinq ans, cela peut sembler loin mais il y a certaines choses encore fraîches dans mon esprit », avouait l’Allemand. Les coéquipiers de Shawn Marion ne devront pourtant pas faire de fixette sur la finale ratée de 2006 et jouer leur basket s’ils ne veulent pas vivre le même scénario ou du moins la même finalité cette année. Pour se faire, les pensionnaires de l’American Airlines Center pourront s’appuyer sur leur star Dirk Nowitzki (28,4 points de moyenne et 51,7 % de réussite au tir en play-offs), leur ‘lieutenant’ Tyson Chandler’, qui revit à Dallas, où encore sur Jason Terry, et son adresse à trois points. Le vétéran Jason Kidd apportera également toute son expérience, lui qui devient le meneur le plus âgé (38 ans) à disputer une finale NBA. Il dépasse Ron Harper, qui avait disputé la finale de 2000 avec les Lakers (victoire 4-2 face aux Pacers) à 36 ans.


Les ‘Mavs’ arrivent à cette finale après avoir éliminé Portland, les Lakers, champions en titre et le Thunder. La franchise de Donnie Nelson a enregistré douze victoires pour trois défaites. Même statistiques pour le Heat, qui s’est défait de Philadelphie, Boston et enfin Chicago.

Le ‘Big Three’


On connaissait le Big Three des Celtics (Paul Pierce, Kevin Garnett, Ray Allen). On connaît maintenant le Big Three de Miami : Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh. La franchise de Pat Riley a terminé deuxième de la saison régulière (58 victoires pour 24 défaites), juste derrière les Bulls (62 victoires pour 20 défaites) de Joakim Noah.

King James tourne à 26 points, 8,9 rebonds et 5,5 passes par match en play-offs. Son compère Wade n’est pas en reste avec 23,7 points, 7,2 rebonds et 4,1 passes par rencontre alors que le dernier membre du ‘Big Three’, Bosh a scoré 18,6 points et récupéré 8,9 rebonds. C’est dire que la force de frappe de la franchise floridienne est impressionnante. A eux trois, James, Wade et Bosh ont inscrit 73,5% des points de leur équipe en play-offs. C’est dire l’emprise de ces joueurs sur l’équipe. Sur le papier, l’impressionnante armada de Miami semble légèrement favorite. Mais ‘The Chosen One’ se méfie de l’insolente forme actuelle de Dirk Nowitzki, joueur qu’il sera chargé de marquer. « Après le sky hook de Kareem (Abdul-Jabbar), le shoot de Nowitzki en sautant en arrière avec une jambe en extension est le tir le plus fatal, inévitable. Personne ne peut empêcher ce tir », déclarait le numéro 6 de Miami, élogieux envers l’Allemand. LeBron James aura d’ailleurs à cœur de remporter cette finale, lui qui a déjà disputé une finale NBA avec Cleveland. Les Cavaliers s’étaient sèchement inclinés 4-0 en 2007 face aux Spurs de Tony Parker.

En cas de succès, le Heat remporterait un second titre NBA, après celui de 2006 alors que Dallas s’adjugerait sa première bague de champion. Qui succèdera aux Los Angeles Lakers, champions à seize reprises ? Réponse dans les prochains jours.

Le programme


La nuit prochaine : Miami-Dallas
Jeudi 2 juin : Miami-Dallas
Dimanche 5 juin : Dallas-Miami
Mardi 7 juin : Dallas-Miami
Si nécessaire
Jeudi 9 juin : Dallas-Miami
Dimanche 12 juin : Miami-Dallas
Mardi 14 juin : Miami-Dallas

José CEPEDA