Knicks Wolves NBA Europe Live Paris 102010
Le match du NBA Europe Live entre les Knicks et les Timberwolves | AFP - Getty

Les Wolves s'offrent les Knicks à Paris

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Bercy avait des Bleus dans les gradins et une Grosse Pomme dans le coeur mais Minnesota l'a croqué sans ménagement. Entre deux équipes en pleine reconstruction, ce sont les Wolves qui sont apparus les plus solides défensivement. Grâce à un énorme domination aux rebonds (62 contre 35), ils ont fini par écoeurer les Knicks, battus 106-100. Ce match de présaison a toutefois permis à Ronny Turiaf de montrer un physique retrouvé. C'est déja ça !

NY se cherchait un leader pour sortir de l’impasse et retrouver les playoffs après six ans d’absence. Amare Stoudemire est peut-être celui-là. A défaut d’avoir montré tout l’étalage de son talent à Bercy, l’ancien All Star des Suns a joué son rôle catalyseur d’énergie en donnant de la voix derrière ses nouveaux partenaires. Sur le terrain, la seule vraie star made-in-NBA a été éclipsée par son coéquipier Wilson Chandler, dynamiteur en chef des Knicks en début de rencontre (9 pts après 5 minutes), puis Anthony Randolf (11 pts). Mais les New-Yorkais avaient beau mettre du rythme, ils n’allaient pas semer les Wolves avec quelques petits cailloux, surtout que Mike D’Antoni rappelait très vite son cinq de départ sur le banc (20 disputées au total pour les cadres). Mené de 13 pts après 10 minutes (25-12), Minnesota passait devant grâce à son champion du monde Kevin Love, bien épaulé par Martell Webster et Nikola Pekovic (40-42, 19e). Mais quelle misère offensive dans ce match. Avec 40% d’adresse pour les Knicks et 38,1% pour les Wolves à la pause, il n’y avait pas de quoi sauter au plafond. A défaut de vibrer sur des dunks ou des shoots de folie, le POPB s’enflammait alors sur les contres rageur de Ronny Turiaf. "C'était un match important pour moi, confirmait Turiaf après la rencontre. Bercy a répondu présent avec une salle pleine et chaude."

Chouchou du public, le Martiniquais jouait sur son registre et donnait également quelques assurances à son coach. Ca ne suffisait pas pour enrayer Minnesota, déjà tombeur des Lakers lundi à Londres. Les crocs auraient-ils repoussé après une saison 2009-2010 calamiteuse (24 victoires et 58 défaites) ? Ce n’est que le deuxième match de présaison mais il y a de la revanche dans l’air. En rodage, le staff de New York préférait donner du temps de jeu à ses petits jeunes. Face aux Beasley (13 pts), Webster (17 pts) et Love (15 pts, 14 rebonds), ça ne tenait pas la route très longtemps, au grand désespoir du public acquis à la cause des Knicks. Il a heureusement régné une ambiance bonne enfant même si le speaker du match s’est amusé à expliquer les règles du basket, prenant un public de connaisseurs pour des VIP de passage. Pour la petite histoire, l’équipe de France de foot est quant à elle arrivée en avance au POPB et, pour assurer le coup, est repartie très très en avance à la fin du 3e quart-temps. Les Bleus n’auront pas vu Minnesota finir par s’imposer 106 - 100. "Deux victoires en deux matches, c'est trop beau pour être vrai. On est sur la bonne voie, notamment défensivement", a indiqué le coach Kurt Rambis. Des propos que Laurent Blanc aimerait bien tenir samedi soir après France - Roumanie. Avec ou sans showtime.