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Les Français domptent les Russes | KLAMAR / AFP

Les Bleus s'offrent une finale

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L'équipe de France s'est qualifiée pour la finale du championnat d'Europe en s'imposant devant la Russie (79-71) vendredi à Kaunas (Lituanie). C'est un énorme exploit des tricolores DE Vincent Colllet qui atteignent leur première finale européenne depuis 1949. Ils affronteront dimanche le tenant du tire espagnol. Grâce à se succès, les Bleus se sont aussi qualifiés directement pour les JO de§ Londres

Cette finale continentale est à la fois un immense soulagement et une belle récompense pour la génération de Tony Parker qui a accumulé les déceptions depuis dix ans, avec une seule médaille, un bronze au goût amer à l'Euro-2005. Pour le reste, les Bleus avaient raté tous leurs grands rendez-vous, perdant leurs trois demi-finales européennes depuis 1999 et aussi leur quart de finale à l'Euro-2007 face à la Russie.

Ils ont pris une douce revanche sur le passé vendredi en infligeant à la Russie sa première défaite du tournoi à l'issue d'une superbe partie d'échec entre les deux meilleures défenses d'Europe. Accrochée pendant une période, la France a petit à petit réussi à faire voler en éclat la défense russe pour se détacher autour de la demi-heure de jeu grâce à son joker offensif Ali Traoré (8 points), qui a réussi une grosse entrée.
Auteur de 19 points, Nicolas Batum, incroyable de sang-froid pour un joueur de 22 ans, a ensuite pris relais et a été l'homme du match pour les Bleus. Ses gros shoots à trois points (3 sur 5), ses dunks spectaculaires et ses 7 rebonds ont été déterminants pour assommer la Russie dans le dernier quart-temps avec le concours de Tony Parker, lui aussi décisif (22 points).

La victoire française s'est dessinée assez tôt, alors que les Bleus avaient jusqu'à présent dans le tournoi forcé la décision dans les dernières minutes.Ils ont cette fois remporté les trois premiers quarts temps.Contrairement à son habitude, la France entrait donc rapidement dans la partie en faisant  jeu égal avec la Russie lors du premier quart-temps, à l'issue duquel elle virait même en tête d'un petit  point (17-16). Tandis que Joakim Noah, captait nombre des ballons sous les paniers, les Bleus tentaient e garder les Russes à distance, et Nando De Colo répondait du tac au tac au meneur de jeu russe Andreï Kirilenko (31-29 à la 17e minute). Dominateurs au rebond, efficaces au tir extérieur, les Bleus contrôlaient les débats et se donnaient encore un peu plus d'air grâce à des paniers de Nicolas Batum, Tony Parker et Boris Diaw (39-31). Mais les Russes, par Vitaly Fridzon, réagissaient et réduisaient l'écart à cinq points juste avant la mi-temps (39-34).

La reprise était un peu plus difficile pour les Français qui perdaient à deux reprises la possession du ballon et permettaient à leurs adversaires de recoller au score (39-39).Un panier à trois points de Batum redonnait l'avantage aux hommes de Vincent Collet, tandis que les Russes commençaient eux aussi à commettre des fautes (43-40). Un autre trois points pour Batum, suivi d'un nouveau rebond gagnant pour Noah, et les Bleus, profitant de l'absence de Kirilenko sur le parquet pour cause de multiples fautes, portaient l'écart à huit points (55-47) à l'orée du dernier quart temps.
Le déficit russe atteignait même dix points au début du dernier quart, tandis que les Bleus, déchaînés à l'image d'Ali Traoré, cherchaient à porter le coup de grâce.   Piquée au vif, la Russie, qui récupérait Kirilenko, se montrait menaçante et alignait un 6-0 qui lui permettait de revenir à six points de la France (61-55), qui demandait alors un temps mort. Une nouvelle fois, Nicolas Batum se montratt à son avantage et écartait un petit peu la menace rouge par un dunk rageur, avant que Parker ne redonne dix points d'avance aux siens (69-59) à quatre minutes de la fin.Batum inscrivait un nouveau dunk peu avant que Kirilenko, en ratant un trois points, ne porte un gros coup au moral de ses coéquipiers à moins d'une minute du terme en ratant un trois points. Un dernier temps mort demandé par Vincent Collet, et les Bleus ajoutaient deux points par De Colo pour finalement l'emporter logiquement sur un ultime panier de Parker (79-71).

La finale de ce championnat d'Europe contre l'Espagne sera diffusée dimanche sur France 4 à 20 h ainsi que sur  le site sport.francetv.fr.

Après cette neuvième victoire en dix matches, les Bleus auront une nuit pour savourer, suivie d'une journée de repos samedi pour se régénérer en vue du grand rendez-vous de dimanche.

Déclarations

Tony Parker (meneur de jeu de l'équipe de France): "J'avais les larmes aux yeux à la fin du match. J'étais tellement content à la fin quand j'ai sauté dans la tribune avec mes frères et ma famille. On est aux jeux Olympiques! J'ai travaillé dur pour ça. Ca fait onze ans que je cours après ça. C'est difficile d'expliquer ma joie. On a connu tellement de galères, tellement de dures défaites, et là on prend notre revanche petit à petit. D'abord les Grecs, puis les Russes... on va bien en profiter ce soir, on le mérite. Ce soir la fête va être belle."
      
Nicolas Batum (ailier de l'équipe de France): "C'est sympa de se sentir un athlète olympique et d'enfin accrocher une finale à l'Euro. La France attendait ça depuis tellement longtemps, je pense à Flo (Pietrus), à Ronny (Turiaf) qui est blessé mais qui est avec nous, Tony (Parker) et Boris (Diaw) qui ont tellement galéré. On a fait un match énorme. Ca a été mon meilleur en équipe de France, je pense. Maintenant il reste quarante minutes à faire."
      

Florent Pietrus (ailier-fort de l'équipe de France): "C'est une consécration! On a montré beaucoup de courage et d'envie, ça nous a menés à Londres. On va savourer ça. Mais avant il y a une finale à jouer. Ca va être un match très difficile. Ce sont eux les favoris mais si on montre la même détermination on peut les embêter. J'espère que dimanche soir on sera très contents."
      
Ali Traoré (pivot de l'équipe de France). "J'ai encore du mal à réaliser. Les JO c'est le rêve de tout sportif. Marcher avec tous les autres athlètes. Ca va être extraordinaire. On a déjà rendu un fier service au basket français. Les Espagnols, ce sont des êtres humains qui respirent et qui s'aiment comme nous. Une finale ça se gagne. On a dit qu'on se fichait de l'histoire et qu'on allait écrire la nôtre."